Auteur/autrice : Adrien Millet

  • Portabilité du contrat d’entreprise, CSS, contrat individuel : quelle mutuelle santé choisir quand lorsqu’on est au chômage ?

    Portabilité du contrat d’entreprise, CSS, contrat individuel : quelle mutuelle santé choisir quand lorsqu’on est au chômage ?

    Quelle est la couverture santé des chômeurs ?

    Les chômeurs sont-ils couverts par la Sécurité sociale ?

    Oui, les chômeurs bénéficient de remboursements par la Sécurité sociale. Avec la Protection Universelle Maladie (PUMA), toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière c’est-à-dire qu’il faut habiter en France de manière ininterrompue pendant au minimum 3 mois. La Protection Universelle Maladie a remplacé le 1er janvier 2016 la Couverture Maladie Universelle (CMU). Les chômeurs bénéficient donc d’une protection de santé au seul titre de leur résidence stable et régulière en France et perçoivent les mêmes remboursements par la Sécurité sociale pour leurs dépenses de santé que les actifs.

    Les demandeurs d’emploi peuvent-ils bénéficier du régime Alsace-Moselle ?

    Oui, un chômeur peut bénéficier du régime Alsace-Moselle sous conditions :

    • le demandeur d’emploi doit avoir été affilié au régime Alsace-Moselle au titre de l’emploi qu’il occupait
    • le demandeur d’emploi réside en France métropolitaine ou dans un des départements d’outre-mer
    • le demandeur d’emploi est indemnisé. Lorsque le demandeur d’emploi ne sera plus indemnisé, il ne pourra plus bénéficier du régime Alsace-Moselle et basculera dans le régime général de la Sécurité sociale

    Le régime Alsace-Moselle offre de meilleurs remboursements des dépenses de santé que le régime général.

    Dépense médicalePrise en charge par le régime généralPrise en charge par le régime Alsace-Moselle
    Consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste70%90%
    Frais de séjour hospitalier80%100%
    Frais de transport65%100%

    Le détail des remboursements pour le régime Alsace-Moselle est disponible ici.

    Les chômeurs sont-ils couverts par une complémentaire santé ?

    Par défaut, les chômeurs ne sont pas couverts par une mutuelle santé. Contrairement aux salariés, les chômeurs n’ont pas de complémentaire santé d’entreprise financée partiellement par l’employeur. Pôle emploi ne propose pas d’aide au paiement de la mutuelle pour les personnes sans emploi, qu’elles soient indemnisées ou non.

    Dans certains cas de figure, les chômeurs peuvent cependant bénéficier d’une couverture santé sans avoir à souscrire à un contrat individuel :

    • Portabilité des droits de son ancienne mutuelle d’entreprise
    • Couverture en tant que conjoint d’une personne couverte par un contrat d’entreprise
    • Bénéficiaire de la Complémentaire Santé Solidaire
    Absence et type de couvertures complémentaires de santé
    Absence et type de couvertures complémentaires santé, selon le statut d’emploi – Source « La complémentaire santé : Acteurs, bénéficiaires, garanties » – Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques disponible ici

    16% des chômeurs n’ont pas de complémentaire santé.

    Chômeurs : comment bénéficier de la portabilité de sa mutuelle d’entreprise ?

    Les demandeurs d’emploi peuvent conserver leur mutuelle d’entreprise et être ainsi couverts pendant leur période de chômage. Cela s’appelle la portabilité de la mutuelle d’entreprise.

    Pour cela, il faut que :

    • le salarié a quitté son entreprise suite à un licenciement pour un autre motif que la faute lourde ou à la suite d’une rupture conventionnelle
    • le salarié avait adhéré à la complémentaire santé de son entreprise

    Le chômeur n’a aucune formalité à accomplir pour conserver sa mutuelle d’entreprise. Le chômeur devra simplement justifier auprès de sa mutuelle d’entreprise de sa prise en charge par le régime d’assurance chômage. L’employeur va quant à lui informer votre mutuelle de la cessation de votre contrat de travail.

    La portabilité de la mutuelle d’entreprise est gratuite pour le salarié. C’est l’assurance chômage qui règle les cotisations dans ce cas de figure.

    Quelle est la durée de la portabilité de la mutuelle d’entreprise ?

    Si le demandeur d’emploi a quitté son entreprise après plus d’un an de travail dans l’entreprise, il pourra continuer à bénéficier sa mutuelle d’entreprise pendant un an.

    En revanche, si le demandeur d’emploi a quitté son poste après moins d’un an de travail dans l’entreprise, il pourra bénéficier de sa complémentaire santé d’entreprise pendant la durée de travail qu’il a effectué dans l’entreprise.

    La portabilité de la mutuelle d’entreprise cesse dès que le chômeur trouve un emploi : il pourra alors basculer sur la mutuelle de sa nouvelle entreprise.

    18% des chômeurs sont couverts par le contrat de leur ancienne entreprise en portabilité (chiffres 2014).

    Que se passe-t-il à la fin de la portabilité de la mutuelle d’entreprise ?

    A la fin de la période de portabilité de votre mutuelle d’entreprise, votre mutuelle va vous proposer de conserver les garanties de votre contrat, cette fois à titre individuel.

    Ce contrat sera cette fois totalement à la charge du salarié.

    Sans emploi : pouvez-vous bénéficier du contrat de votre conjoint ?

    Un chômeur peut bénéficier du contrat de la mutuelle d’entreprise de son conjoint. Il n’est pas nécessaire d’être marié ou pacsé pour demander à bénéficier de la mutuelle de son conjoint.

    Il suffit que votre conjoint envoie à sa mutuelle d’entreprise un certificat de vie commune ou une attestation sur l’honneur.

    Souscrire à la mutuelle de son conjoint est-il avantageux ?

    Il faut savoir que l’employeur participe au paiement des cotisations d’une mutuelle d’entreprise pour ses salariés, à hauteur d’au moins à hauteur de 50%.

    Ce n’est pas le cas en revanche pour le conjoint du salarié, qui va donc devoir payer intégralement sa cotisation.

    Prenons un exemple : un salarié est employé dans une entreprise où la mutuelle coûte 40€ par mois. Son employeur paie 50% de la cotisation et le salarié paie ainsi 20€ par mois pour sa complémentaire santé, montant prélevé sur son salaire. S’il souhaite que son conjoint bénéficie de son contrat d’entreprise, ce dernier va payer quant à lui 40€, car il n’y aura pas de participation de l’employeur.

    Pourquoi alors souscrire à la complémentaire santé de son conjoint ?

    L’employeur doit choisir des mutuelles qui respectent un certain nombre de critères pour ses employés :

    • le contrat de complémentaire santé doit être un contrat responsable : c’est-à-dire qu’il doit au minimum rembourser les dépenses médicales couvertes par la Sécurité sociale à hauteur de 100% et que certains remboursements comme ceux d’optiques sont plafonnés.
    • le contrat de complémentaire santé doit respecter les garanties minimales fixées par la convention collective

    Les mutuelles santé d’entreprises sont généralement compétitives si vous souhaitez un contrat qui propose des garanties élevées. En revanche dans certains cas de figure, le contrat de votre conjoint peut ne pas correspondre à vos besoins :

    • Vous ne consultez jamais de médecin pratiquant des dépassements d’honoraires alors que le contrat de votre conjoint couvre des dépassements importants
    • A l’inverse : vous avez besoin d’un contrat couvrant des dépassements d’honoraires importants et celui de votre conjoint est donc insuffisant
    • Un contrat hospitalisation seule pourrait vous convenir
    • Vous avez des besoins spécifiques : médecines naturelleschirurgie réfractive ou prothèses dentaires qui ne sont pas remboursées par le contrat de votre conjoint

    Par ailleurs, il faut savoir que le prix de la cotisation de la mutuelle d’entreprise est fixé pour l’ensemble des salariés à la suite d’une négociation avec l’employeur. Le calcul du prix est différent pour les contrats individuels où l’âge et le lieu de résidence jouent un rôle important dans le prix. Ainsi, les plus jeunes paient des cotisations moins élevées que les plus âgés et les habitants de départements urbains, dans le sud et dans l’est de la France paient plus cher que les autres.

    Si vous habitez dans un département où le prix des mutuelles est plus élevé que la moyenne nationale ou si vous êtes âgé, alors il peut être intéressant pour vous de souscrire à la mutuelle de votre conjoint.

    Dans tous les cas, nous vous recommandons de comparer la mutuelle de votre conjoint avec les contrats individuels présents sur le marché pour être sûr de choisir le meilleur rapport qualité-prix.

    Un chômeur peut-il bénéficier de la Complémentaire Santé Solidaire ?

    Un chômeur peut bénéficier de la Complémentaire Santé Solidaire, si ces revenus ne dépassent pas un certain seuil. La Complémentaire Santé Solidaire est venue remplacer le 1er novembre 2019 la CMU-C (Couverture Maladie Universelle Complémentaire) et l’ACS (l’aide au paiement d’une complémentaire santé. La Complémentaire Santé Solidaire est une mutuelle gratuite ou à faible coût proposé par la Sécurité sociale.

    La Complémentaire Santé Solidaire donne droit aux équipements du panier 100% santé. C’est une complémentaire santé responsable, qui prend en charge le ticket modérateur.

    Les médecins n’ont par ailleurs pas le droit d’effectuer de dépassements d’honoraires auprès des bénéficiaires de la CSS.

    La Complémentaire Santé Solidaire est versée sous conditions de ressources. Pour en bénéficier gratuitement, vous ne devez pas gagner plus de :

    • 9 203€ si vous vivez seul
    • 13 805€ pour 2 personnes
    • 16 566€ pour 3 personnes
    • 19 327€ pour 4 personnes

    Si vous dépassez légèrement légèrement les seuils de revenus de la Complémentaire Santé Solidaire gratuite, vous pouvez alors accéder à la CSS payante, dont voici les plafonds :

    • 12 424€ si vous vivez seul
    • 18 637€ pour 2 personnes
    • 22 363€ pour 3 personnes
    • 26 091€ pour 4 personnes

    La Complémentaire Santé Solidaire est particulièrement adaptée pour les chômeurs qui ne sont plus indemnisés. En 2014, 25% des chômeurs étaient couverts par la CMU-C, c’est-à-dire l’ancêtre de la CSS.

    Chômeur : comment choisir votre complémentaire santé ?

    Si vous ne pouvez pas bénéficier de la Complémentaire Santé Solidaire, ni de la portabilité de la mutuelle santé que vous aviez lorsque vous étiez salarié, alors il peut être intéressant de souscrire à un contrat individuel

    Il est par ailleurs possible de cumuler le chômage et une activité de freelance, sous forme d’auto-entreprise. Si vous êtes dans ce cas de figure, indiquez le bien lorsque vous souscrivez à un contrat individuel : généralement les mutuelles pratiquent une réduction de l’ordre de 10% pour le montant de la cotisation des indépendants.

    En 2014, 42% des chômeurs avaient souscrit à un contrat de complémentaires santé individuel.

    Mutuelle santé au chômage : que se passe-t-il si vous trouvez un emploi ?

    Il n’est en règle générale pas possible de résilier un contrat de complémentaire santé avant un an, et le contrat de complémentaire santé auquel vous souscrivez une fois au chômage n’échappe pas à cette règle.

    Il y a cependant une exception : le contrat de votre ancienne entreprise dont vous bénéficiez en portabilité. Dès que vous trouvez un nouvel emploi, vous ne serez plus couverts par le contrat de votre ancienne entreprise, même si ce contrat a été conclu il y a moins d’un an.

    Les choses sont différentes si vous avez souscrit à ma Complémentaire Santé Solidaire ou à un contrat individuel. Si vous aviez souscrit à un de ces contrats depuis moins d’un an lorsque vous avez trouvé un emploi, vous ne pouvez le résilier lors de votre prise de poste. Vous pourrez donc demander à votre employeur d’être dispensé de souscrire à la complémentaire santé d’entreprise pour éviter de payer pour 2 mutuelles à la fois. Dans tous les cas, vous devrez souscrire à la complémentaire santé d’entreprise à la date d’anniversaire de votre contrat individuel ou de complémentaire santé solidaire, qui devra être résilié.

    Il est par ailleurs tout à fait possible de cumuler 2 mutuelles santé : votre contrat d’entreprise et un contrat individuel par exemple. Si ces deux contrats sont suffisamment complémentaires, cela peut d’ailleurs être rentable pour l’assuré. Comment le savoir ? On vous dit tout ici.

  • Allergologues : quels remboursements ?

    Allergologues : quels remboursements ?

    Qu’est-ce qu’un allergologue ?

    L’allergologue est un praticien spécialiste des allergies, de ses traitements et de sa prévention. Cette discipline s’intéresse à la globalité de l’organisme et des relations de l’homme avec son environnement comme la nature, les animaux ou encore la nourriture. L’allergologue, qu’il soit médecin généraliste ou spécialiste, a validé une formation complémentaire en allergologie.

    Quand faut-il consulter un allergologue ?

    Il est recommandé de consulter un allergologue dès lors que des symptômes typiques d’une allergie apparaissent. Ces symptômes incluent l’asthme, un eczéma important, des conjonctivites, des crises d’urticaire ou encore des toux répétées.

    Ces symptômes peuvent révéler la présence d’allergies alimentaires, respiratoires ou encore cutanées. Dans d’autres cas moins fréquents, il pourrait même s’agir d’allergies aux médicaments, aux venins ou encore aux insectes.

    Qui peut aller consulter un allergologue ?

    Une allergie peut survenir à n’importe quel âge et à n’importe quel moment. Elle peut ainsi survenir dès les premiers mois de la vie d’un nourrisson. Prenons l’exemple d’un bébé qui pourrait manifester une allergie au lait de vache en montrant des difficultés respiratoires par exemple.

    Il est important de noter que dans ce cas, c’est uniquement le test qui pourra confirmer ou bien infirmer la suspicion d’allergie. Néanmoins, étant donné qu’une allergie peut survenir n’importe quand, il n’est pas rare de faire face à une allergie à l’âge de 50 ans pour la première fois. L’allergie se manifeste alors sur des terrains atopiques. Autrement dit, vos chances de déclarer une allergie un jour s’élèvent à 80 % par rapport à un individu sans prédisposition génétique dans le cas où vos parents ont une allergie. Cependant, les types d’allergies ne sont pas nécessairement identiques. Par exemple, si vos parents sont allergiques au poil de chien, vous serez peut-être allergique aux insectes. La manifestation de l’allergie dépend donc de l’individu en question.

    Quel est le type de consultation ?

    La consultation se déroule généralement en trois étapes.

    • Premièrement, l’allergologue interroge le patient afin d’identifier ses symptômes, les circonstances de leur apparition et ses antécédents familiaux ou médicaux.
    • Deuxièmement, l’allergologue peut procéder soit à une prise de sang soit à des tests cutanés allergiques en fonction du diagnostic clinique suspecté.
    • Troisièmement, l’allergologue établit une prise en charge spécifique en proposant des médicaments bien déterminés, une désensibilisation ou des règles d’hygiène spécifiques.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour les anesthésistes ?

    Il y a près de 1200 allergologues en France et ce nombre ne cesse de diminuer d’année en année.

    Par ailleurs, le nombre d’allergologues baisse d’environ 70 chaque année. Le taux de dépassement moyen est plus élevé que la moyenne de 52,5% chez les médecins spécialistes en France.

    Quel est le remboursement des consultations d’anesthésistes ?

    Pour profiter de l’expertise d’un allergologue, il est important de respecter le parcours de soins coordonnés.

    Suite à une consultation d’un médecin spécialiste conventionné secteur 1 en respectant le parcours de soins, l’Assurance Maladie rembourse 70 % du tarif de convention. Si vous consultez ce spécialiste sans avoir été orienté par votre médecin traitant et donc sans respecter le parcours de soin, le remboursement est de 30% uniquement.

    Il existe dans le secteur 2 des médecins conventionnés: ils ont droit à un dépassement d’honoraires maîtrisés, c’est-à-dire qu’ils peuvent facturer plus que le tarif de base. L’assurance maladie rembourse systématiquement sur la base du tarif sans dépassement d’honoraires (secteur 1) : quel que soit le secteur d’exercice du médecin, l’Assurance Maladie va donc rembourser la même somme. Ci-dessous un tableau montrant différents types d’intervention pratiquées par un allergologue avec le prix correspondant:

    • Test allergologique : 28,80€
    • Consultation (7 ans et plus) : 30€
    • Épreuve fonctionnelle respiratoire effectuée en cabine : 76,80€
    • Endoscopie : 30,80€
    • Consultation (0-6 ans) : 30€

    Quel est le remboursement possible si vous souscrivez à une mutuelle santé ?

    Compte tenu des tarifs des allergologues et étant donné que la Sécurité sociale ne rembourse pas entièrement ces frais, il est recommandé de souscrire à une complémentaire santé si vous suivez un traitement avec un allergologue.

    Un contrat de complémentaire santé responsable vous remboursera à hauteur de d’au moins 100% du tarif de base et certains contrats prévoient par ailleurs le remboursement des dépassements d’honoraires.

  • Cancérologue : quels remboursements ?

    Cancérologue : quels remboursements ?

    Qu’est-ce qu’un cancérologue ?

    Le cancérologue, aussi appelé oncologue, est un médecin spécialiste des tumeurs, de leur traitement ainsi que de leur prévention. Cette discipline s’intéresse au diagnostic et au traitement des tumeurs dites malignes ou cancers « solides ». Il est important de noter que les cancers de sang comme les lymphomes, les myélomes (maladie de la moelle osseuse) ou encore les hémopathies sont plutôt traités par un hématologue.

    Les cancers sont-ils l’une des causes de décès les plus importantes en France?

    Chaque année, en France, près de 382 000 nouveaux cas de cancer surviennent. Les cancers constituent la première cause de décès en France< chez l’homme et la deuxième chez la femme. Le cancer du poumon demeure le cancer responsable du plus grand nombre de décès par cancer chez l’homme. Chez la femme, les trois cancers responsables du plus grand nombre de décès sont le cancer du sein, du poumon et colorectal.

    Quand faut-il consulter un cancérologue ?

    Il est recommandé de consulter un cancérologue dès lors que le diagnostic de cancer a été posé à la suite d’une consultation d’un médecin généraliste.

    En outre, il convient de comprendre que certains facteurs d’apparition du cancer sont héréditaires. Ainsi, lorsqu’un cancer est apparu plusieurs fois dans votre famille, il faudra procéder à des contrôles fréquents permettant la détection du cancer le plus tôt possible ce qui permet de mieux le soigner.

    Qui peut aller consulter un cancérologue ?

    Un cancer peut malheureusement survenir à n’importe quel âge et à n’importe quel moment. Par conséquent, il est important de prendre en compte plusieurs facteurs de risque d’apparition de cancer. Par exemple, afin de préparer la consultation d’un médecin au sujet d’une éventuelle tumeur, vous pourriez identifier les antécédents familiaux, les antécédents personnels, le traitement médical suivi ainsi que vos éventuels symptômes en bien notant leur date d’apparition ainsi que leur évolution.

    Comment réduire le risque de survenue de cancers?

    Il existe différents moyens permettant de réduire le risque de survenue du cancer :

    • Arrêter de fumer
    • Pratiquer une activité physique au moins 30 minutes par jour
    • Eviter d’être en situation de surpoids
    • Protéger la peau du soleil
    • Réduire la consommation d’alcool à 2 verres pour les hommes et à 1 verre pour les femmes

    Quel est le type de consultation ?

    La consultation se déroule généralement en trois étapes.

    • Premièrement, le cancérologue procède à un interrogatoire permettant d’interroger le patient afin d’identifier ses symptômes ainsi que ses antécédents familiaux ou personnels.
    • Deuxièmement, le cancérologue effectue l’examen clinique pour apprécier l’état général du patient ainsi que l’état de tout ce qui entoure l’organe éventuellement touché par le cancer. Par la suite, il peut procéder à une prise de sang afin d’exclure le risque de métastase.
    • Troisièmement, le cancérologue établit une prise en charge spécifique en proposant une chimiothérapie par exemple ou bien des médicaments bien déterminés si nécessaire.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour les cancérologues?

    Il y a actuellement près de 1314 cancérologues en France. Le taux de dépassement moyen est légèrement inférieur à la moyenne de 52,5% chez les médecins spécialistes en France.

    Quel est le remboursement des consultations de cancérologues?

    Il est toujours important de respecter le parcours de soins coordonnés avant de consulter un cancérologue.

    Suite à une consultation d’un cancérologue conventionné secteur 1, si vous respectez le parcours de soins, l’Assurance Maladie rembourse 70 % du tarif de convention fixé à 25 euros. Si vous consultez ce spécialiste sans avoir été orienté par votre médecin traitant et donc sans respecter le parcours de soin, le remboursement est de 30% uniquement.

    Il existe dans le secteur 2 des médecins conventionnés: ils ont droit à un dépassement d’honoraires, c’est-à-dire qu’ils peuvent facturer plus que le tarif de base. Deux cas de figure se présentent :

    • Soit le cancérologue a signé l’Option Pratique Tarifaire Maîtrisée (OPTAM) : dans ce cas le tarif de base de remboursement de la Sécurité sociale est fixé à 25€
    • Soit le cancérologue n’a pas adhéré à l’OPTAM : dans ce cas le tarif de base est fixé à 23€

    Les consultations chez le cancérologues sont prises en charge par l’assurance maladie à hauteur de 70% du tarif de base si le patient respecte le parcours de soins (et 30% sinon.

    Ci-dessous un tableau montrant les prix de consultation d’un cancérologue:

    • Secteur 1 Consultation (7 ans et plus) : 25€
    • Secteur 1 Consultation (0-6 ans) : 25€
    • Secteur 2 Consultation : honoraires libres

    Quelle est la prise en charge d’un traitement contre le cancer ?

    Le cancer fait partie des Affections Longues Durée (ALD). A ce titre, toutes les dépenses liées à cette maladie sont prises en charge à hauteur de 100% du tarif de base : consultation chez le cancérologue, médicaments, examens médicaux.

    Pour que les dépenses de santé relatives au cancer puissent être prises en charge à hauteur de 100%, le médecin traitant doit effectuer une demande auprès de l’Assurance Maladie en remplissant notamment le formulaire « protocole de soins » qui détaille le traitement à venir.

    Quel est le remboursement possible si vous souscrivez à une mutuelle santé ?

    Les cancérologues, surtout ceux du secteur 2, peuvent souvent pratiquer des dépassements d’honoraires importants augmentant ainsi considérablement le reste à charge du patient ce qui peut se traduire par un reste à charge important car la Sécurité sociale ne rembourse pas les dépassements d’honoraires.

    Pour ces raisons, il est vivement recommandé de souscrire à une complémentaire santé si vous suivez un traitement avec un cancérologue pour éviter des frais trop importants non pris en charge par la Sécurité sociale.

    Un contrat de complémentaire santé responsable vous remboursera à hauteur d’au moins 100% du tarif de base et certains contrats prévoient par ailleurs le remboursement des dépassements d’honoraires.

  • Gastro-entérologue : quels remboursements ?

    Gastro-entérologue : quels remboursements ?

    Qu’est-ce qu’un gastro-entérologue ?

    Le gastro-entérologue est un médecin spécialiste des dysfonctionnements du système digestif, de leur traitement ainsi que de leur prévention. Ainsi, un gastro-entérologue traite de nombreux troubles digestifs ainsi que des problèmes de calculs biliaires, d’hémorroïde, d’ulcère ou encore de cancer gastrique.

    Les pathologies digestives sont-elles fréquentes?

    En France, les pathologies digestives sont très fréquentes : près d’un Français sur 2 déclare avoir souffert d’une pathologie digestive caractérisée par un trouble du transit par exemple.

    En effet, un sondage montre que 48% des Français interrogés sont confrontés à au moins un trouble digestif. Il est également important de noter que même si certains troubles digestifs peuvent sembler anodins, ils peuvent souvent provoquer des douleurs intenses.

    Quand faut-il consulter un gastro-entérologue ?

    Il est important de consulter un gastro-entérologue lorsque vous repérez des signes digestifs inhabituels. Ces signes sont représentés entre autres par des brûlures d’estomac, des ballonnements, des diarrhées ou encore des vomissements fréquents.

    En outre, en cas d’antécédents familiaux, il convient de réaliser des examens cliniques régulièrement auprès d’un gastro-entérologue en prévention.

    Qui peut aller consulter un gastro-entérologue ?

    Toute personne qui se plaint d’un symptôme digestif inhabituel doit d’abord consulter son médecin traitant pour qu’il confirme la présence d’une pathologie digestive.

    Par la suite, le cas échéant, votre médecin traitant vous orientera vers un gastro-entérologue. Par ailleurs, il est d’autant plus important de consulter un gastro-entérologue si vous présentez des antécédents personnels et familiaux.

    Quelles sont les mesures de prévention des maladies digestives?

    Il existe différents moyens permettant de réduire le risque de survenue d’une maladie digestive :

    • Arrêter de fumer
    • Adopter une hygiène de vie saine
    • Avoir une alimentation équilibrée
    • Pratiquer une activité physique régulièrement
    • Eviter la consommation d’alcool

    Quel est le type de consultation ?

    Trois étapes constituent généralement le déroulement d’une consultation d’un gastro-entérologue.

    • D’abord, le gastro-entérologue procède à un interrogatoire permettant d’interroger le patient afin d’identifier ses symptômes, ses antécédents familiaux ou personnels ainsi que ses médicaments.
    • Ensuite, le gastro-entérologue effectue l’examen clinique en palpant notamment le foie, la rate et le ventre. L’examen complet peut faire appel parfois à une échographie abdominale ou à une endoscopie.
    • Enfin, le gastro-entérologue établit une prise en charge spécifique en proposant des médicaments ou des mesures de prévention par exemple.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour les gastro-entérologues?

    Il existe actuellement près de 3 902 gastro-entérologues en France. Le taux de dépassement moyen de 67% est supérieur à la moyenne de 52,5% chez les médecins spécialistes en France.

    Quel est le remboursement des consultations de gastro-entérologues?

    Il est primordial de respecter le parcours de soins coordonnés avant de consulter un gastro-entérologue.

    Pour la consultation d’un médecin spécialiste gastro-entérologue conventionné secteur 1 en suivant le parcours de soins, vous serez remboursé à hauteur de 70 % du tarif de convention fixé à 25 euros. Si vous consultez ce spécialiste sans avoir été orienté par votre médecin traitant et donc sans respecter le parcours de soin, le remboursement diminue à 30% du tarif.

    Pour les médecins conventionnés secteur 2, l’assurance maladie rembourse systématiquement sur la base du tarif de 23 euros : quel que soit le secteur d’exercice du médecin, l’Assurance Maladie va donc rembourser 70% du tarif de base. Ci-dessous un tableau montrant les prix de consultation d’un gastro-entérologue ainsi que le prix d’examens courants pratiqués:

    • Secteur 1 Consultation: 25€
    • Endoscopie digestive: 96€
    • Coloscopie: 153,6€
    • Echographie abdominale: 54,02€
    • Secteur 2 Consultation: honoraires libres

    Quel est le remboursement possible si vous souscrivez à une mutuelle santé ?

    Les gastro-entérologues pratiquent souvent des dépassements d’honoraires importants augmentant ainsi le reste à charge du patient, car la Sécurité sociale ne rembourse pas les dépassements d’honoraires. Pour ces raisons, il est vivement recommandé de souscrire à une complémentaire santé si vous suivez un traitement avec un gastro-entérologue pour ne pas subir la conséquence des frais trop importants non pris en charge.

    Un contrat de complémentaire santé responsable vous remboursera à hauteur d’au moins 100% du tarif de base et certains contrats prévoient par ailleurs le remboursement des dépassements d’honoraires.

  • Gastro-entérologue : quels remboursements ?

    Gastro-entérologue : quels remboursements ?

    Qu’est-ce qu’un gastro-entérologue ?

    Le gastro-entérologue est un médecin spécialiste des dysfonctionnements du système digestif, de leur traitement ainsi que de leur prévention. Ainsi, un gastro-entérologue traite de nombreux troubles digestifs ainsi que des problèmes de calculs biliaires, d’hémorroïde, d’ulcère ou encore de cancer gastrique.

    Les pathologies digestives sont-elles fréquentes?

    En France, les pathologies digestives sont très fréquentes : près d’un Français sur 2 déclare avoir souffert d’une pathologie digestive caractérisée par un trouble du transit par exemple.

    En effet, un sondage montre que 48% des Français interrogés sont confrontés à au moins un trouble digestif. Il est également important de noter que même si certains troubles digestifs peuvent sembler anodins, ils peuvent souvent provoquer des douleurs intenses.

    Quand faut-il consulter un gastro-entérologue ?

    Il est important de consulter un gastro-entérologue lorsque vous repérez des signes digestifs inhabituels. Ces signes sont représentés entre autres par des brûlures d’estomac, des ballonnements, des diarrhées ou encore des vomissements fréquents.

    En outre, en cas d’antécédents familiaux, il convient de réaliser des examens cliniques régulièrement auprès d’un gastro-entérologue en prévention.

    Qui peut aller consulter un gastro-entérologue ?

    Toute personne qui se plaint d’un symptôme digestif inhabituel doit d’abord consulter son médecin traitant pour qu’il confirme la présence d’une pathologie digestive.

    Par la suite, le cas échéant, votre médecin traitant vous orientera vers un gastro-entérologue. Par ailleurs, il est d’autant plus important de consulter un gastro-entérologue si vous présentez des antécédents personnels et familiaux.

    Quelles sont les mesures de prévention des maladies digestives?

    Il existe différents moyens permettant de réduire le risque de survenue d’une maladie digestive :

    • Arrêter de fumer
    • Adopter une hygiène de vie saine
    • Avoir une alimentation équilibrée
    • Pratiquer une activité physique régulièrement
    • Eviter la consommation d’alcool

    Quel est le type de consultation ?

    Trois étapes constituent généralement le déroulement d’une consultation d’un gastro-entérologue.

    • D’abord, le gastro-entérologue procède à un interrogatoire permettant d’interroger le patient afin d’identifier ses symptômes, ses antécédents familiaux ou personnels ainsi que ses médicaments.
    • Ensuite, le gastro-entérologue effectue l’examen clinique en palpant notamment le foie, la rate et le ventre. L’examen complet peut faire appel parfois à une échographie abdominale ou à une endoscopie.
    • Enfin, le gastro-entérologue établit une prise en charge spécifique en proposant des médicaments ou des mesures de prévention par exemple.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour les gastro-entérologues?

    Il existe actuellement près de 3 902 gastro-entérologues en France. Le taux de dépassement moyen de 67% est supérieur à la moyenne de 52,5% chez les médecins spécialistes en France.

    Quel est le remboursement des consultations de gastro-entérologues?

    Il est primordial de respecter le parcours de soins coordonnés avant de consulter un gastro-entérologue.

    Pour la consultation d’un médecin spécialiste gastro-entérologue conventionné secteur 1 en suivant le parcours de soins, vous serez remboursé à hauteur de 70 % du tarif de convention fixé à 25 euros. Si vous consultez ce spécialiste sans avoir été orienté par votre médecin traitant et donc sans respecter le parcours de soin, le remboursement diminue à 30% du tarif.

    Pour les médecins conventionnés secteur 2, l’assurance maladie rembourse systématiquement sur la base du tarif de 23 euros : quel que soit le secteur d’exercice du médecin, l’Assurance Maladie va donc rembourser 70% du tarif de base. Ci-dessous un tableau montrant les prix de consultation d’un gastro-entérologue ainsi que le prix d’examens courants pratiqués:

    • Secteur 1 Consultation: 25€
    • Endoscopie digestive: 96€
    • Coloscopie: 153,6€
    • Echographie abdominale: 54,02€
    • Secteur 2 Consultation: honoraires libres

    Quel est le remboursement possible si vous souscrivez à une mutuelle santé ?

    Les gastro-entérologues pratiquent souvent des dépassements d’honoraires importants augmentant ainsi le reste à charge du patient, car la Sécurité sociale ne rembourse pas les dépassements d’honoraires. Pour ces raisons, il est vivement recommandé de souscrire à une complémentaire santé si vous suivez un traitement avec un gastro-entérologue pour ne pas subir la conséquence des frais trop importants non pris en charge.

    Un contrat de complémentaire santé responsable vous remboursera à hauteur d’au moins 100% du tarif de base et certains contrats prévoient par ailleurs le remboursement des dépassements d’honoraires.

  • Comment choisir une mutuelle santé étudiante ?

    Comment choisir une mutuelle santé étudiante ?

    Quel est l’état de santé global des étudiants ?

    Selon une enquête menée en 2018 par l’OVE (Observatoire de la vie étudiante), une majorité des étudiants possèdent une perception positive de leur santé. 73% des étudiants interrogés par l’OVE ont affirmé être en bonne santé ou en très bonne santé.

    Malgré leur état de santé satisfaisant, une part importante (30%) des étudiants a déjà renoncé à se faire soigner pour des raisons financières. Ce renoncement aux soins peut prendre différentes formes :

    • 16% des étudiants ont déjà renoncé à des soins dentaire
    • 16% ont renoncé à consulter un médecin spécialiste pour des raisons financières
    • 14% à s’équiper de lunettes
    Renoncement aux soins chez les étudiants
    30% des étudiants ont déjà renoncé à se faire soigner pour des raisons financières – Source « Repère sur la santé des étudiants – 2018 disponible ici

    Qu’est-ce que la sécurité sociale étudiante ?

    Jusqu’en 2019, les étudiants relevaient de la Sécurité sociale étudiante. Ce régime était géré par les mutuelles étudiantes qui s’occupaient :

    • du remboursement de base de la Sécurité sociale, effectuée par les mutuelles étudiantes au nom de l’assurance maladie
    • et des remboursements éventuels de la complémentaire santé

    Depuis le 1er septembre 2019, les étudiants appartiennent au régime général de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale étudiante n’existe plus, et les étudiants sont libres de souscrire ou non à une complémentaire santé pour réduire leur reste à charge.

    Les étudiants doivent-ils obligatoirement adhérer à la LMDE ou à la SMEREP ?

    La LMDE et la SMEREP sont des mutuelles qui assuraient les remboursements de la Sécurité sociale avant 2019. Les étudiants devaient alors obligatoirement adhérer à la LMDE ou à une mutuelle étudiante membre du réseau national emeVia (la MGEL, la MEP, la SMEBA, la SMECO, la SMENO, la SMEREB, la SMEREP, la SMERAG, la SMERRA ou la VITTAVI) pour que leurs dépenses santé puissent être prises en charge.

    Désormais, la LMDE et la SMEREP n’effectuent plus les remboursements pour le compte de la Sécurité sociale. Ce sont désormais des mutuelles « classiques » qui remboursent le ticket modérateur et éventuellement des dépassements d’honoraires. Les étudiants ne sont pas obligés d’adhérer à ces mutuelles, et il est recommandé de toujours comparer plusieurs contrats avant de choisir une complémentaire santé.

    Combien coûte l’affiliation des étudiants à la Sécurité sociale ?

    La cotisation pour la Sécurité sociale étudiante a été supprimée avec la fin de ce régime en 2018 ; aujourd’hui l’affiliation des étudiants à la Sécurité sociale est donc gratuite. Les étudiants peuvent en revanche souscrire à une complémentaire santé qui peut être payante.

    La cotisation annuelle à la Sécurité sociale étudiante s’élevait précédemment à 217€, et les étudiants n’ont donc plus à verser cette somme. A la place, il sont doivent payer une Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) d’un montant fixe de 95€ (chiffre 2022). Le paiement de cette contribution est obligatoire pour pouvoir s’inscrire en établissement supérieur. Le paiement s’effectue sur le site cvec.etudiant.gouv.fr

    Certains étudiants ne doivent pas fournir la CVEC, et n’ont aucune démarche à accomplir :

    • les étudiants étrangers en France via des programmes types Erasmus+
    • les personnes inscrites en BTS ou DMA
    • les inscrits dans les formations comptables
    • les inscrits en formation continue

    Certains étudiants doivent fournir une attestation de CVEC mais sont exonérés du paiement de cette contribution :

    • les boursiers
    • les étudiants réfugiés
    • les étudiants bénéficiaires de la protection subsidiaire ou temporaires
    • les étudiants enregistrés en qualité de demandeur d’asile et disposant du droit de se maintenir sur le territoire

    A quel régime social l’étudiant est-il rattaché ?

    En règle générale, l’étudiant est rattaché au régime social de ses parents en tant qu’ayant-droit.

    Ainsi, si les parents de l’étudiant sont affiliés à la Sécurité Sociale Agricole (MSA), l’étudiant sera automatiquement rattaché au régime agricole. A noter : les remboursements par le régime agricole sont les mêmes que pour le régime général. L’étudiant restera affilié au régime social agricole jusqu’à ses 24 ans. A partir de ces 25 ans, l’étudiant bascule dans le régime général.

    Si les parents de l’étudiant sont bénéficiaires du régime Alsace-Moselle, l’étudiant sera affilié à ce régime jusqu’à son 20ème anniversaire. Après son 20ème anniversaire, l’étudiant ne bénéficiera plus de ce régime local et basculera dans le régime général de la Sécurité sociale.

    A quel régime social appartiennent les étudiants qui exercent une activité de freelance parallèlement à leurs études ?

    Les étudiants qui exercent une activité d’auto-entrepreneur pour financer leurs études sont rattachés au régime général de la Sécurité sociale.

    Nous recommandons cependant aux étudiants qui sont dans ce cas de figure de bien préciser leur statut de Travailleur Non Salarié (TNS) lors de leur souscription à une mutuelle santé : la plupart des mutuelles appliquent en effet des réductions, de l’ordre de 10% pour les travailleurs non salariés.

    A quel régime social appartiennent les étudiants qui sont salariés parallèlement à leurs études ?

    Les étudiants salariés sont affiliés au régime général de la Sécurité sociale.

    Etudiant : quelle est la démarche à suivre pour être rattaché à la Sécurité sociale ?

    S’il a entre 16 et 18 ans, l’étudiant peut être rattaché en qualité d’ayant-droit auprès de ces parents ou assuré à titre individuel. Lorsque l’étudiant est assuré en tant qu’ayant-droit, les remboursements des dépenses santé sont versés sur le compte bancaire de ses parents.

    Les étudiants majeurs sont quant à eux assurés par la Sécurité sociale à titre individuel. Avec la protection universelle maladie (PUMA), toute personne qui réside de manière stable et régulière est couverte par la Protection Universelle Maladie. Il n’est donc pas nécessaire de travailler pour bénéficier des remboursements de la Sécurité sociale.

    L’étudiant n’a aucune formalité à accomplir pour être rattaché à la Sécurité sociale : il va rester rattaché au régime de Sécurité sociale dont dépendent ses parents (général, agricole, Alsace-Moselle)

    Quelle est la couverture des soins de santé pour les étudiants ?

    Les étudiants affiliés au régime général ou au régime agricole bénéficient des remboursements suivants (si l’étudiant respecte le parcours de soins) :

    • Consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste : 70%
    • Frais de séjour en cas d’hospitalisation : 80%
    • Médicaments à service médical rendu (SMR) majeur ou important : 65%
    • Médicaments à SMR modéré : 30%
    • Médicaments à SMR faible : 15%
    • Optique : 60%
    • Remboursements en médecine naturelle (ostéopathe, psychologue, naturopathe…) : Non pris en charge

    La Sécurité sociale ne rembourse pas le forfait journalier en cas d’hospitalisation, la participation forfaitaire ni la franchise médicale

    Note : en optique, le tarif de base fixé par la Sécurité sociale n’a rien à voir avec les montants pratiqués par les opticiens. Le tarif de base pour une monture est ainsi fixé à 2,84€ pour un adulte.

    Mais les choses évoluent : depuis le 1er janvier 2020 avec la réforme du 100% santé optique, certains modèles sont proposés sans reste à charge pour ceux qui disposent d’une mutuelle santé.

    Si vous avez besoin de lunettes au cours de votre scolarité, nous vous recommandons donc de souscrire à une mutuelle santé avec des remboursements optiques exprimés en euros, les remboursements optiques exprimés en pourcentage étant très faibles.

    Pour le régime Alsace-Moselle, les remboursements sont détaillés ici.

    Etudiant : comment bénéficier d’une meilleure prise en charge par la Sécurité sociale ?

    Pour bénéficier d’une bonne prise en charge par la Sécurité sociale, les étudiants doivent respecter le parcours de soins coordonnés. Concrètement : ils doivent en premier lieu consulter leur médecin traitant, qui les orientera vers un médecin spécialiste en cas de besoin et pourra prescrire médicaments et examens médicaux.

    Le suivi du parcours de soin a un impact important sur le taux de prise en charge par la Sécurité sociale :

    • Si l’étudiant consulte un médecin spécialiste en respectant le parcours de soin, la consultation est prise en charge à hauteur de 70% du tarif de base, qui correspond au tarif d’une consultation de secteur 1
    • A l’inverse, si l’étudiant consulte un médecin spécialiste sans respecter le parcours de soin, le taux de prise en charge tombe à 30% ce qui induit un reste à charge beaucoup plus élevé pour le patient, d’autant que sa complémentaire santé ne pourra pas compléter le remboursement dans ce cas de figure

    Comment les étudiants peuvent-ils réduire le reste à charge de leurs dépenses de santé ?

    Les étudiants peuvent-ils bénéficier de la complémentaire santé solidaire ?

    La complémentaire santé solidaire (CSS) est une mutuelle santé gratuite ou à proposé à prix très faible proposée sous conditions de ressources.

    Pour pouvoir en bénéficier, les plafonds de revenus pour la complémentaire santé solidaire gratuite sont :

    • 9 203€ pour un étudiant vivant seul
    • 13 805€ pour 2 personnes
    • 16 566€ pour 3 personnes
    • 19 327€ pour 4 personnes

    Les plafonds de revenus pour la complémentaire santé solidaire payante sont :

    • 12 424€ pour un étudiant vivant seul
    • 18 637€ pour 2 personnes
    • 22 363€ pour 3 personnes
    • 26 091€ pour 4 personnes

    Les étudiants âgés de moins de 25 ans doivent faire leur demande de complémentaire santé avec celle de leurs parents.

    Un étudiant de moins de 25 ans peut cependant faire une demande de Complémentaire Santé Solidaire (CSS) autonome si 3 conditions sont réunies :

    • l’étudiant n’habite pas chez ses parents
    • l’étudiant ne figure pas sur la déclaration de revenus de ces parents (ou s’engage à établir une déclaration de revenus en son nom propre pour l’année prochaine
    • l’étudiant ne perçoit pas de pension alimentaire ayant fait l’objet d’une déduction fiscale (ou atteste qu’il ne la percevra plus au moment de sa demande)

    Un étudiant de plus de 25 ans peut faire une demande de CSS de manière autonome. Le calcul des revenus pris en compte est complexe et est détaillé ici

    Si l’étudiant perçoit le RSA il a automatiquement droit à la Complémentaire Santé Solidaire.

    La demande de CSS doit être renouvelée tous les ans.

    Les étudiants peuvent-ils bénéficier de la complémentaire santé de leurs parents ?

    Si les parents de l’étudiant sont salariés, alors ce dernier peut continuer à être couvert par la complémentaire santé de ses parents, sous conditions d’âge : les mutuelles santé d’entreprise acceptent généralement de couvrir les enfants qui étudient jusqu’à un âge limite, généralement fixé entre 21 et 25 ans.

    Les étudiants ont-ils intérêt à être couverts par la complémentaire santé de leur parents ?

    Tout dépend du type de cotisation que pratique la mutuelle d’entreprise

    • Certaines mutuelles d’entreprise pratiquent une tarification forfaitaire, quelque soit le nombre de membre de la famille : une personne seule paiera ainsi sa complémentaire santé le même prix qu’un couple avec enfants
    • Pour d’autres mutuelles, l’adhésion du conjoint est payante, mais pas celle des enfants.
    • Dernier cas de figure : les mutuelles d’entreprises où l’ensemble des adhérents présents sur un contrat doivent payer leur cotisation

    Nous recommandons aux étudiants pour qui la complémentaire santé de leur parent est payante de bien comparer les offres pour être sûr de choisir la solution la plus avantageuse.

    Le prix d’une mutuelle santé dépend fortement de l’âge de l’assuré, et les étudiants font donc partie des ceux pour qui les contrats individuels sont les moins chers. Un étudiant à Nantes né en 2002 pourra ainsi trouver une mutuelle santé responsable à partir de 17,14€ par mois.

    Les étudiants peuvent-ils bénéficier de dispositifs spécifiques sur leur campus ?

    Sur le campus, les étudiants peuvent avoir accès à des professionnels de santé afin de leur demander des conseils.

    Les services de santé universitaires proposent ainsi des examens de santé gratuits. La liste des services de santé universitaire (SSU) est disponible ici. La moitié des services de santé universitaires sont aussi des centres médicaux, dentaires et infirmiers. L’étudiant peut déclarer un des médecins du centre de santé comme médecin traitant et bénéficier ainsi d’une bonne prise en charge de ses dépenses de santé en respectant le parcours de soins coordonnés.

    20% des étudiants sont en état de détresse psychologique. Pour lutter contre cet état, des Bureaux d’Aide Psychologique Universitaires (BAPU) existent. Ce sont des centres permettant de consulter des psychiatres et des psychologues et où les consultations sont prises en charge à 100% par la Sécurité sociale. Ce dispositif est particulièrement attractif pour les étudiants qui ont besoin d’un soutien psychologique, surtout quand on sait que les consultations chez le psychologue sont peu ou pas prises en charge par la Sécurité sociale. La liste des BAPU est disponible ici.

    Par ailleurs, il existe dans certains campus des étudiants relais-santé (ERS) qui permettent d’avoir un premier niveau d’information sur des sujets relativement sensibles ou liés à la prévention de certaines maladies notamment

    Quelle Sécurité sociale quand on n’est plus étudiant ?

    Lorsque l’étudiant achève ses études, il est reste affilié au régime général de la Sécurité sociale, ou au régime Alsace-Moselle, s’il travaille dans le département

    Le transfert de l’étudiant au régime général de la Sécurité sociale (ou au régime local Alsace-Moselle) est automatique

    Comment les étudiants peuvent-ils réduire leur reste à charge ?

    Les étudiants peuvent souscrire à une mutuelle santé pour réduire leur reste à charge.

    La mutuelle santé va compléter les remboursements de la Sécurité sociale et va permettre à l’étudiant d’accéder au dispositif 100% santé. Ce panier se compose de lunettesde prothèses dentaires et d’appareils auditifs proposés sans reste à charge pour le patient.

    Les consultations en médecines naturelles ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale mais peuvent l’être pas certaines mutuelles : acupuncture, chiropracteur, diététicien, naturopathe, ostéopathe, psychologue.

    Toutes les mutuelles santé dites « responsables » (95% des contrats sur le marché aujourd’hui) doivent désormais prendre en charge les consultations chez les psychologues du programme MonPsy (dans la limite de 4 consultations par an à hauteur de 60€ par séance).

    Nos conseils pour bien choisir votre complémentaire santé :

    1. Notre guide pour choisir entre un contrat hospitalisation et un contrat responsable
    2. Tout savoir pour économiser sur votre complémentaire santé
    3. Notre comparateur pour trouver le meilleur contrat
    4. Vous avez une question à laquelle nous n’avons pas répondu dans notre article ? Besoin d’un accompagnement ? Réservez un créneau d’échange avec nous !
  • Immunologue : quels remboursement ?

    Immunologue : quels remboursement ?

    Qu’est-ce qu’un immunologue ?

    Généralement médecin généraliste, l’immunologue est un médecin spécialisé dans le domaine de l’immunologie. Cette discipline s’intéresse à tout ce qui se rapporte au système immunitaire de l’homme qui assure sa protection vis-à-vis des agents pathogènes de l’environnement.

    Ainsi, un immunologue traite de nombreux maladies auto-immunes comme les déficits immunitaires congénitaux ou encore les infections chroniques.

    Les pathologies immunitaires sont-elles fréquentes?

    En France, la prévalence des principales maladies auto-immunes est relativement élevée. Elle est de 1 250 pour 100 000 habitants pour la thyroïdite de Hashimoto et de 1000 pour 100 000 habitants la maladie de Basedow.

    Quand faut-il consulter un immunologue ?

    Il est important de consulter un immunologue lorsque votre système immunitaire est déficitaire ou au contraire très réactif.

    En outre, en cas d’antécédents familiaux, de maladies chroniques comme le diabète ou de maladie des cellules sanguines, il convient de réaliser des examens cliniques régulièrement auprès d’un immunologue en prévention.

    Qui peut aller consulter un immunologue ?

    Toute personne qui se plaint d’un dérèglement du système immunitaire manifesté par des infections à répétition ou encore par une fièvre intense doit consulter son médecin traitant, qui pourra par la suite l’orienter vers un immunologue. Par ailleurs, il est particulièrement important de consulter un immunologue si vous présentez des antécédents familiaux ou des troubles immunitaires congénitaux.

    Comment booster son système immunitaire?

    Il existe différents moyens permettant d’augmenter l’efficacité de son système immunitaire:

    • Arrêter de fumer
    • Eviter le stress
    • Consommer des vitamines qui renforcent le système immunitaire comme les vitamines C et D3
    • Pratiquer une activité physique régulière
    • Dormir suffisamment

    Quel est le type de consultation ?

    Le déroulement d’une consultation d’un immunologue est composé de trois étapes.

    • D’abord, l’immunologue procède à un interrogatoire permettant d’interroger le patient afin d’identifier la nature de ses symptômes, leur évolution ainsi que ses antécédents familiaux.
    • Ensuite, l’immunologue effectue l’examen clinique en se basant notamment sur des analyses biologiques montrant le nombre de cellules immunitaires dans le sang et permettant de repérer d’éventuelles anomalies.
    • Enfin, l’immunologue établit une prise en charge spécifique en proposant des médicaments immunomodulateurs ou encore une prise en charge hospitalière si le déficit immunitaire est grave.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour les immunologues?

    Il existe actuellement près de 877 immunologues en France. Le taux de dépassement moyen est inférieur à la moyenne de 52,5% chez les médecins spécialistes en France.

    Quel est le remboursement par la Sécurité sociale et les mutuelles des consultations chez l’immunologue ?

    Il est primordial de respecter le parcours de soins coordonnés si vous décidez de consulter un médecin spécialiste immunologue.

    Que le médecin consulté soit généraliste ou spécialiste immunologue conventionné secteur 1 en suivant le parcours de soins, vous serez remboursé à hauteur de 70 % du tarif de convention fixé à 25 euros. Si vous consultez ce spécialiste sans avoir été orienté par votre médecin traitant, le remboursement descend à 30% du tarif.

    Pour les médecins conventionnés secteur 2, l’assurance maladie rembourse 70% du tarif de base fixé à 23 euros pour les patients qui respectent le parcours de soin (et 30% sinonà. Ci-dessous les prix de consultation d’un immunologue ainsi que le prix d’examens courants pratiqués:

    • Secteur 1 Consultation: 25€
    • Secteur 2 Consultation: honoraires libres

    Quel est le remboursement possible si vous souscrivez à une mutuelle santé ?

    Les immunologues, particulièrement ceux du secteur 2, effectuent des dépassements d’honoraires importants faisant ainsi monter le montant du reste à charge du patient d’une manière non négligeable. De surcroît, ces frais ne sont pas remboursés intégralement par la Sécurité sociale . Il est donc recommandé de souscrire à une complémentaire santé si vous suivez un traitement avec un immunologue pour éviter de prendre en charge des frais trop importants.

    Un contrat de complémentaire santé responsable vous remboursera à hauteur d’au moins 100% du tarif de base et certains contrats prévoient par ailleurs le remboursement des dépassements d’honoraires.

  • Futurs retraités : comment s’assurer que vous percevrez la pension à laquelle vous avez droit ?

    Futurs retraités : comment s’assurer que vous percevrez la pension à laquelle vous avez droit ?

    Un départ en retraite doit se préparer en avance pour éviter les erreurs et percevoir une pension juste. Pour constituer un dossier de départ en retraite, plusieurs justificatifs sont indispensables : certains sont transmis en fin d’activité par les organismes compétents, tandis que d’autres sont à conserver par vos soins tout au long de votre carrière. Le moment venu, ces documents permettent de calculer vos droits à la retraite en retraçant parfaitement votre carrière. Mais comment s’assurer que vous percevrez la pension de retraite à laquelle vous avez droit ? C’est ce que nous vous expliquons dans ces quelques lignes !

    Un document important : le relevé de carrière

    Pour calculer une pension de retraite, il faut se baser sur l’ensemble de la carrière, soit environ 40 années de travail. Il est donc essentiel d’être organisé pour savoir où chercher lorsque l’heure de la retraite sonne !

    Le relevé de carrière est utilisé à titre individuel. Il intègre l’ensemble des droits acquis dans le régime de retraite classique. En général, toutes les activités professionnelles connues y sont mentionnées, même si elles sont occasionnelles.

    Tous les ans, l’employeur envoie l’ensemble des informations indispensables, qu’il s’agisse des salaires ou des cotisations sociales, aux caisses de retraite du régime général. Grâce à ces informations, la caisse de retraite peut alimenter votre relevé de carrière.

    Notre conseil

    Conservez précieusement vos relevés de carrière ! En comparant les relevés que vous recevrez tous les 5 ans et en demandant un ultime relevé de carrière environ 18 à 24 mois avant votre départ en retraite, vous pourrez pointer les éventuelles erreurs des différentes caisses de retraite.

    Le RIS ou relevé de situation individuelle

    Le relevé de situation individuelle reprend tous les droits à la retraite acquis dans tous les régimes de retraite. Sur ce dernier figurent les périodes d’activité et les revenus qui y correspondent, ainsi que la quantité de trimestres validés tout au long de votre carrière.

    Il ne faut pas confondre ce document avec le relevé de carrière, qui reprend simplement l’ensemble des périodes cotisées au régime de base.

    Le relevé de situation individuelle est adressé par la caisse de retraite à partir de 35 ans. Ce document vous parvient ensuite tous les 5 ans, et cela jusqu’au départ en retraite. Le RIS est aussi consultable en ligne.

    Notre conseil : Conservez chaque relevé de situation individuelle pour vérifier l’exactitude des informations mentionnées, car ce sont les éléments indiqués sur votre RIS qui déterminent les conditions de votre départ en retraite. En cas d’erreur, il convient de demander sans attendre une rectification auprès de la caisse de retraite concernée.

    L’EIG : évaluer pour anticiper

    Un peu à la manière du RIS, l’Estimation Indicative Globale synthétise votre carrière dans tous les régimes de base et complémentaires auxquels vous avez cotisé. Ce document propose une estimation du montant de retraite à venir en fonction des différents âges de départ en retraite, qu’il s’agisse de l’âge légal, de l’âge du taux plein ou encore de l’âge maximum.

    Pour disposer de votre estimation indicative globale, aucune démarche n’est à effectuer. Celle-ci vous est envoyée automatiquement à votre domicile dès 55 ans.

    Besoin de vous faire accompagner par un consultant en pension de retraite pour y voir plus clair ? GF Retraite est le partenaire qu’il vous faut ! Ce professionnel passionné a déjà suivi, guidé et conseillé de nombreux actifs dans leur fin de carrière et leur départ en retraite. Sa mission ? Eliminer la moindre erreur de votre relevé de carrière et vous aider à partir en retraite avec le montant de pension que vous méritez. Contactez dès à présent GF Retraite au 01 84 80 85 84 ou par mail gdavid@gfretraite.com

  • Médecin du travail : quel rôle et quelle prise en charge ?

    Médecin du travail : quel rôle et quelle prise en charge ?

    Qu’est-ce qu’un médecin du travail ?

    Le médecin du travail est un médecin spécialiste qui a pour but de préserver la santé physique et morale des travailleurs tout au long de leur vie professionnelle.

    Son rôle est principalement préventif contrairement à un médecin généraliste qui vous soigne. Ainsi, un médecin du travail surveille l’état de santé général de ses patients en prenant en compte les risques liés à leur métiers qui pèsent sur santé. Il agit en prévention sur les maladies professionnelles, a un rôle de prévention, d’écoute et de conseils auprès des salariés.

    Les salarés qui sont exposés à des risques particuliers bénéficient d’un suivi individuel renforcé

    Quand faut-il consulter un médecin du travail ?

    Généralement, en tant que salarié, vous devez effectuer plusieurs visites au médecin du travail. La première visite a lieu dès l’embauche au cours de la période d’essai. Ensuite, il est prévu des visites périodiques tous les deux ans. En outre vous aurez à effectuer également des consultations d’un médecin du travail lorsque vous souhaitez reprendre le travail dans les cas suivants

    • Maladie ayant entraîné un arret de travail d’au moins 30 jours et ayant débuté avant le 1er avril 2022
    • Accident ou maladie d’originne non professionnels ayant entrainé un arrêt de travail d’au moins 60 jours et ayant débuté après le 1er avril 2022
    • Accident du travail ayant entraîné un arrêt d’au moins 30 jours
    • Maladie professionnelle
    • Congé de maternité

    La visite médicale de reprise doit avoir lieu dans les 8 jours qui suivent la reprise du travail du salarié et doit évaluer l’aptitude du salarié à retourner à son poste et la nécessite d’un adaptation de ces conditions de travail. La consultation doit s’effectuer sur le temps de travail.

    Que se passe-t-il si je rate ma consultation chez le médecin du travail?

    Lorsque vous êtes embauché au sein d’une entreprise, la première visite médicale chez le médecin du travail est obligatoire. En effet, le non-respect des règles relatives à la médecine du travail fait encourir à votre employeur une sanction pénale caractérisée par une amende de cinquième classe voire d’une peine de prison en cas de récidive (4 mois et 3 750€ d’amende).

    Du côté du salarié, l’absence répétée à aux rendez-vous chez le médecin du travail peut constituer un motif de licenciement dans certains cas

    Qui peut aller consulter un médecin du travail ?

    Toute personne qui se retrouve dans l’une des situations ci-dessous peut également consulter un médecin du travail :

    • Si un bruit particulier à votre poste vous met mal à l’aise
    • Si l’hygiène n’est pas respectée au sein de votre entreprise
    • Si vous estimez avoir des troubles musculo-squelettiques à cause d’un poste de travail mal conçu
    • Si le matériel fourni par l’entreprise est inadapté
    • Si vous êtes exposé à des facteurs de risque professionnels

    Une consultation chez le médecin du travail peut également avoir lieu à l’initiative du salarié.

    Quel est le type de consultation ?

    Le déroulement d’une consultation d’un médecin du travail est composé de plusieurs étapes.

    • D’abord, le médecin du travail commence par vous écouter pour vous expliquer par la suite si votre motif de consultation correspond bien à son périmètre d’action.
    • Ensuite, le médecin du travail effectue l’examen clinique et prescrit d’éventuels examens complémentaires à condition que la pathologie soit en lien avec votre travail.
    • Enfin, le médecin du travail établit une prise en charge spécifique sachant que dans certains cas, il peut aussi intervenir sur le milieu du travail et sur son organisation afin de réduire les risques.

    Dans tous les cas, il est important de noter que le contenu de votre entretien avec le médecin du travail reste confidentiel.

    Quels sont les tests que peut me faire passer un médecin du travail ?

    Un médecin de travail peut vous prescrire plusieurs examens complémentaires parmi lesquels:

    • Test urinaire
    • Test auditif
    • Electrocardiogramme
    • Test respiratoire
    • Champ de vision

    Est-ce que le salarié peut aller voir un médecin du travail de sa propre initiative qui pratique des dépassements d’honoraires?

    En France, ni le salarié, ni le chef d’entreprise ne peuvent choisir leur médecin du travail. Vous êtes affecté à un médecin du travail particulier et vous pouvez le consulter à tout moment avec prise de rendez-vous lorsque vous rencontrez des problèmes de santé en lien avec votre travail. Par conséquent, si vous allez voir un médecin du travail de votre propre initiative pratiquant des dépassements d’honoraires ce sera à vous de payer intégralement les frais de la consultation et ceux liés aux examens complémentaires.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour les médecins du travail?

    Il existe actuellement près de 4875 médecins du travail en France. Le taux de dépassement moyen est inférieur à la moyenne de 52,5% chez les médecins spécialistes en France.

    Quel est le remboursement des consultations de médecins du travail?

    Si vous décidez de consulter un médecin du travail pour des raisons liées à votre milieu de travail, ce sera à votre employeur de prendre en charge entièrement les frais liés à la consultation ainsi qu’aux éventuels examens complémentaires.

    Ci-dessous les prix de consultation d’un médecin du travail:

    • Médecin libéral: 28€
    • Secteur 1 consultation: 79,53€
    • Secteur 2 Consultation: honoraires libres

    Quel est le remboursement possible si vous souscrivez à une mutuelle santé ?

    Si vous choisissez de consulter un médecin du travail autre que celui qui vous est affecté, il faut savoir que les médecins du travail, particulièrement ceux du secteur 2, peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires importants faisant augmenter le montant du reste à charge. De surcroît, ces frais ne sont pas remboursés entièrement par la Sécurité sociale . Il est donc recommandé de souscrire à une complémentaire santé si vous suivez un traitement avec un médecin du travail que vous choisissez pour éviter une prise en charge des frais trop importants.

    Un contrat de complémentaire santé responsable vous remboursera à hauteur d’au moins 100% du tarif de base et certains contrats prévoient par ailleurs le remboursement des dépassements d’honoraires.

  • Comment bien préparer sa rentrée étudiante 2026-2027 ?

    Comment bien préparer sa rentrée étudiante 2026-2027 ?

    A combien s’élèvent les droits d’inscription à la fac pour l’année scolaire 2025-2026 ?

    Les droits d’inscription pour l’année universitaire 2025-2026 s’élèvent à :

    • 175€ pour les étudiants en licence
    • 250€ en master
    • 391€ en doctorat

    Eligibilité, Montant… tout savoir sur les bourses pour l’année universitaire 2025-2026

    Qui est éligible aux bourses étudiantes ?

    Les étudiants français, âgés de moins de 28 ans au 1er septembre 2025 et inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France peuvent bénéficier d’une bourse, sous conditions de ressources. Les étudiants étrangers peuvent également bénéficier de bourses sous conditions.

    Comment faire sa demande de bourse pour l’année universitaire 2025-2026 ?

    Pour recevoir une bourse pour l’année universitaire 2025-2026, les étudiants ont dû saisir leur Dossier Social Etudiant (DSE) entre le 13 mars et le 31 mai 2025 sur le site du Crous

    Saisissez votre DSE sur internet, en suivant attentivement les instructions données, écran par écran (aides demandées, vœux d’études, renseignements vous concernant, etc.). Pour que votre dossier soit validé, vous devez impérativement aller jusqu’au dernier écran.

    Quel est le montant des bourses pour l’année scolaire 2025 – 2026 ?

    Le montant de bourses est défini suivant de nombreux critères : les revenus global de la famille de l’étudiant, le nombre de frère et de soeurs du candidat boursier (et le nombre de frères et de soeurs qui étudient dans l’enseignement supérieur) et l’éloignement du lieu d’étude sont pris en compte pour calculer les droits de l’étudiant à un bourse

    Voici le montant des bourses pour l’année scolaire 2025 – 2026. Pour connaître votre échelon de bourse, vous pouvez utiliser le simulateur du Crous disponible ici

    Type de bourseTaux annuel sur 10 mois
    Echelon 0 bis1 454€
    Echelon 12 163€
    Echelon 23 071€
    Echelon 33 828€
    Echelon 44 587€
    Echelon 55 212€
    Echelon 65 506€
    Echelon 76 335€

    Les étudiants boursiers originaires des Outre-Mer peuvent bénéficier du maintien de la bourse pendant les vacances scolaires sous conditions

    Les étudiants boursiers sont par ailleurs exemptés du paiement de certains frais :

    • Les étudiants boursiers sont exemptés des droits d’inscription universitaires
    • Les étudiants boursiers n’ont pas à payer la Contribution Etudiante ou de Campus (CVEC)
    • Les boursiers sont prioritaire dans l’attribution d’un logement étudiant Crous
    • Les boursiers bénéficient du repas à 1€ dans les restaurants universitaires des Crous (les autres étudiants paient le tarif social de 3,30€)

    Quelle est la date de paiement des bourses aux étudiants ?

    Les bourses sont payées par le Crous le 5 de chaque mois.

    Qu’est-ce que l’aide personnalisée au logement ?

    L’aide personnalisée au logement (APL) est une aide financière pour permettre aux locataires de se loger. L’APL est versée sous conditions de ressources : cette aide n’est pas versée si les revenus de l’allocataire dépassent certains plafonds. La Caisse d’allocation familiales (Caf) et la Caisse Centrale de la mutualité sociale agricole (MSA) sont automatiquement informées du montant de vos ressources.

    Pour savoir si l’étudiant est éligible, il peut utiliser :

    Il n’y a ni limite ni minimum d’âge pour bénéficier de l’APL.

    Comment effectuer sa demande d’aide personnalisée au logement (APL) ?

    La demande d’APL peut être effectuée en ligne, sur le site de la Caf ou sur le site de la MSA pour ceux qui relèvent du régime agricole.

    Pour valider sa demande d’aide au logement, l’étudiant devra faire signer une attestation de loyer par son propriétaire.

    Quand le paiement des APL a-t-il lieu ?

    Le paiement des APL a lieu le 5 de chaque mois. L’APL peut être versée directement au bailleur ou alors directement au locataire.

    Les étudiants peuvent par ailleurs bénéficier d’autres aides sociales

    L’aide au mérite pour les étudiants boursiers qui ont obtenu une mention « très bien » à la dernière session du baccalauréat. L’aide au mérite s’élève à 900€ par an et est versée pendant 3 ans

    Aide à la mobilité master de 1 000€ destinée à ceux qui changent de région académique entre la troisième année de licence et la première année de master

    Aide à la mobilité internationale de 400€ par mois accordée sur une période comprise entre 2 et 9 mois pour les étudiants boursiers qui effectuent des études à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échange à l’international

    Il existe également des aides spécifiques pour les étudiants qui rencontrent des difficultés ponctuelles. Ces aides sont décrites ici

    Santé : comment bien préparer sa rentrée universitaire 2025 – 2026

    Déclarer un médecin traitant

    Pour que les dépenses de santé soient bien prises en charge par la Sécurité sociale, l’étudiant doit déclarer un médecin traitant. Sans médecin traitant, l’étudiant ne pourra pas respecter le parcours de soin et les remboursements de la Sécurité sociale seront donc beaucoup plus faibles

    Pour réduire ce reste à charge, il est recommandé de souscrire à une complémentaire santé

    Le médecin traitant est au coeur du parcours de soin : l’étudiant doit consulter son médecin traitant pour les visites de contrôle, pour les certificats médicaux et en cas de problème de santé. C’est le médecin traitant qui va ensuite orienter l’étudiant vers un médecin spécialiste, si son état de santé le justifie.

    Le médecin traitant n’exerce pas forcément dans la ville où réside l’étudiant. L’étudiant peut conserver son médecin de la famille, c’est-à-dire celui exerçant au domicile des parents. Dans ce cas, l’étudiant pourra consulter un autre médecin généraliste dans sa ville d’étude ; ce médecin généraliste jouera le rôle de médecin traitant : lors de la consultation, le médecin consulté devra simplement cocher la case « hors résidence » sur la feuille de soin (qu’elle soit sous format papier ou en télétransmission). De cette manière, le patient sera pris en charge par la Sécurité sociale comme s’il avait consulté son médecin traitant.

    Quelles sont les démarches à accomplir par les étudiants pour s’affilier à la Sécurité sociale ?

    Depuis le 1er janvier 2019, les étudiants appartiennent au régime général de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale étudiante n’existe plus. Comme pour tous les affiliés au régime général, les dépenses de santé des étudiants sont remboursées par la Sécurité sociale. L’adhésion à une complémentaire santé est facultative.

    Entre 16 et 18 ans, l’étudiant est rattaché en tant qu’ayant-droit auprès de ces parents ou assuré à titre individuel. Lorsque l’étudiant est assuré en tant qu’ayant-droit, les remboursements des dépenses santé sont versés sur le compte bancaire de ses parents.

    Après 18 ans, les étudiants majeurs sont couverts par la Sécurité sociale à titre individuel. Avec la protection universelle maladie (PUMA), toute personne qui réside de manière stable et régulière est couverte par la Protection Universelle Maladie. Il n’est donc pas nécessaire de travailler pour bénéficier des remboursements de la Sécurité sociale.

    L’étudiant n’a aucune formalité à accomplir, l’affiliation à la Sécurité sociale est automatique. L’étudiant va être rattaché au régime de Sécurité sociale de ses parents : régime généralAlsace-Moselle, ou agricole.

    L’étudiant ne doit donc plus payer la cotisation de la Sécurité sociale étudiante, qui s’élevait à 217€ mais doit à la place s’acquitter de la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) qui s’élève à 96€ (montant à payer en 2022). Le paiement de cette contribution est obligatoire pour s’inscrire dans le supérieur et s’effectue sur le site cvec.etudiant.gouv.fr. Pour certains étudiants, comme les boursiers, cette contribution sera gratuite.

    Comment les étudiants peuvent-ils réduire le reste à charge pour leur dépense de santé ?

    Quelle est la prise en charge des dépenses de santé des étudiants ?

    La Sécurité sociale ne rembourse pas intégralement les dépenses de santé des étudiants. Voici les taux de prise en charge.

    • Consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste : 70%
    • Frais de séjour en cas d’hospitalisation : 80%
    • Médicaments à service médical rendu (SMR) majeur ou important : 65%
    • Médicaments à SMR modéré : 30%
    • Médicaments à SMR faible : 15%
    • Optique : 60%
    • Remboursements en médecine naturelle (ostéopathe, psychologue, naturopathe…) : Non pris en charge

    Par ailleurs, le tarif de base fixé par la Sécurité sociale n’a rien à voir avec les tarifs pratiqués chez l’opticien. Le tarif de base pour une monture adulte est ainsi fixé à… 2,84€ ! Si l’étudiant n’a pas de mutuelle, le reste à charge pour les dépenses d’optique va donc être très élevé.

    Etudiants : comment bénéficier d’une meilleure couverture des dépenses de santé ?

    Première solution : conserver la mutuelle santé de ses parents

    Si les parents de l’étudiant sont salariés, alors l’étudiant peut avoir intérêt à rester couvert par la mutuelle santé de ses parents.

    Attention cependant à bien regarder les petites lignes ! Les mutuelles d’entreprise ne sont en effet pas obligées d’assurer les enfants des salariés pour toute la durée de leurs études. La plupart des mutuelles d’entreprises couvrent ainsi les enfants jusqu’à un âge compris entre 21 et 25 ans.

    Autre point à avoir en tête : l’affiliation des enfants étudiants à la mutuelle d’entreprise n’est pas forcément gratuite. Nous vous recommandons de bien vérifier ce point et de comparer le prix avec celui des contrats individuels pour être sûr de faire le bon choix

    Deuxième solution : opter pour la Complémentaire Santé Solidaire (CSS)

    La Complémentaire Santé Solidaire (CSS) est une mutuelle gratuite ou proposée à faible prix sous conditions de ressources.

    Les conditions d’accès à la Complémentaire Santé Solidaire sont assez restrictives pour les étudiants :

    • les étudiants de moins de 25 ans doivent faire leur demande avec celle de leurs parents. Ce sont les revenus de la famille qui seront pris en compte
    • les étudiants âgés de plus de 25 ans peuvent faire une demande de CSS de manière autonome s’ils n’habitent plus chez leurs parents, s’ils ne figurent plus sur la déclaration de revenu de leurs parents et s’ils ne perçoivent pas de pension alimentaire ayant fait l’objet d’une déduction fiscale

    Troisième solution : opter pour un contrat individuel

    Les étudiants peuvent choisir de souscrire à une complémentaire santé individuelle pour réduire le reste à charge de leurs dépenses de santé.

    Avantage : comme les tarifs des complémentaires santé augmentent avec l’âge, les étudiants parmi sont donc ceux pour qui complémentaires santé affichent les tarifs les plus bas.

    Préparer une assurance habitation

    Un étudiant locataire doit obligatoirement disposer d’une assurance habitation. L’étudiant doit remettre au propriétaire une attestation d’assurance habitation à la remise des clefs et ensuite chaque année.

    Une assurance habitation inclut au minimum les garanties suivantes :

    • Incendies (feu accidentels, explosions)
    • Dégâts des eaux (fuite d’eau, infiltration, débordement)
    • Responsabilité civile (couverture en cas de dommage que vous pourriez causer aux autres)
    • Tempêtes et catastrophes naturelles (couverture pour les tempête, pour la grêle, la neige et le gel, et en cas de catastrophe naturelle déclarée par l’Etat)
    • Catastrophe naturelle et terrorisme (couverture en cas d’incende ou d’explosiion suite à un acte de terrorisme ou une catastrophe technologique reconnue par l’Etat
    • Défense pénale et Recours suite à un accident, incluse dans la grande majorité des contrats d’assurance habitation (défense de vos droits en cas de poursuite judiciaires)

    Certaines assurances habitations proposent par ailleurs les garanties optionnelles suivantes :

    • Lutte contre les nuisibles
    • Dépannage Serrurerie
    • Bris de glace
    • Vol et Vandalisme

    Si vous souhaitez choisir une assurance habitation au meilleur prix, nous vous recommandons de passer par Luko.

    Luko est partenaire de Mutualib. Nous avons choisi de promouvoir leurs contrats car Luko propose :