Catégorie : Guide

  • Qu’est-ce que les frais de séjour dans le cas d’une hospitalisation ?

    Hospitalisation : à quoi correspondent les frais de séjour ?

    Les frais de séjour correspondent aux frais facturés par l’établissement hospitalier pour couvrir les dépenses suivantes :

    • plateau technique
    • rémunération du personnel
    • médicament
    • examens de biologie
    • repas
    • hébergement

    Suivant le statut de l’établissement, les honoraires des médecins spécialistes et anesthésites peuvent être intégrés ou non dans les frais de séjour.

    Comment les frais de séjour sont-ils calculés ?

    Le calcul montant du ticket modérateur est jugée « opaque » par la Cour des comptes, car il dépend du statut juridique de l’établissement :

    • Pour les cliniques privées, le tarif de base de la facturation est le groupe homogène de séjour (GHS). Il s’agit d’une tarification nationale.
    • Pour les établissements publics et les établissements non lucratifs, c’est le tarif journalier de prestation qui s’applique (TJP). Ce tarif est fixé par l’établissement sous le contrôle des Agences Régionales de Santé (ARS).

    Quelques exemples de frais de séjour ?

    Voici la liste des tarifs applicable à l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP) en 2026 :

    ServicePrix en € par jour
    Médecine autres UM Hospitalisation Complète1 703,03€
    Chirurgie Hospitalisation Complète2 061,57€
    Hospitalisation Spécialités Très Coûteuses-REA3 705,97 €

    A noter : les frais de séjour ne sont pas comptabilisés le jour de la sortie.

    Les frais de séjour sont-ils pris en charge par la Sécurité sociale ?

    Oui, les frais de séjour sont pris en charge par la Sécurité sociale.

    Par ailleurs, les frais de séjour sont pris en charge à hauteur de 100% pour les hospitalisations longues : à partir du 31ème jour d’hospitalisation, les frais de séjour sont remboursés à 100% du tarif de base.

    Dans les hopitaux publics, les frais de séjour comprennent les honoraires des chirurgiens et des anesthésistes. Vous n’aurez donc pas à payer ce type de frais en plus si vous consultez à l’hôpital. Il y a cependant une exception : si vous choisissez de vous faire soigner par un médecin d’un hôpital exerçant dans le cadre libéral de son activité, vous devrez payer les honoraires du médecin ainsi que des éventuels dépassements d’honoraires.

    En clinique privée, les frais de séjour ne comprennent pas les honoraires des chirurgiens et des anesthésistes.

    Pour certains publics, les frais de séjour sont pris en charge à hauteur de 100%

    • femme enceinte hospitalisée pendant les 4 derniers mois de grossesse, ou pour l’accouchement ou pendant les 12 jours après l’accouchement
    • bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire (CSS) ou de l’aide médicale d’État (AME)
    • enfant hospitalisé dans les 30 jours suivant sa naissance
    • hospitalisation due à un accident du travail ou à une maladie professionnelle (lorsque l’hospitalisation est imputable à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle)
    • hospitalisation à domicile
    • hospitalisation d’un enfant handicapé de moins de 20 ans dans un établissement d’éducation spéciale ou professionnelle
    • titulaire d’une pension militaire
    • victime d’un acte de terrorisme et bénéficiaire d’une prise en charge intégrale pour les soins en rapport avec cet évènement

    Le forfait hospitalier est-il pris en charge par les complémentaires santé ?

    Si vous avez une complémentaire santé « responsable », cette dernière est obligée de prendre en charge le ticket modérateur pour les frais de séjour : si vous avez une mutuelle santé de ce type, vous serez donc au moins remboursé à hauteur de 100% du tarif de base.

    Les contrats de complémentaire santé responsables concernent aujourd’hui l’immense majorité des contrats mis sur le marché (95%). Par ailleurs, si vous êtes couverts par une mutuelle d’entreprise, cette dernière est obligatoirement une mutuelle santé responsable.

    Généralement, les mutuelles remboursent différemment les frais de séjour pour des hospitalisations en établissements conventionnés et en établissements non conventionnés.

    • En règle générale, les mutuelles remboursent intégralement les frais de séjour pour les établissements conventionnés
    • Le remboursement est souvent moins important pour les établissements non conventionnés, où les frais de séjour sont généralement remboursés à hauteur de 100% du tarif de base
  • Qu’est-ce que le forfait journalier hospitalier ?

    Qu’est-ce que le forfait journalier hospitalier ?

    A quoi correspond le forfait hospitalier ?

    Le forfait hospitalier correspond à une participation du patient aux frais d’hospitalisation.

    Il s’agit d’une participation forfaitaire aux frais d’entretien et d’hébergement.

    Le forfait hospitalier est dû pour tout séjour à l’hôpital supérieur à 24h, y compris le jour de sortie. Exception : si votre hospitalisation a lieu sur 2 jours calendaires mais qu’elle dure moins de 24h, vous devrez payer le forfait hospitalier sur 2 jours (règle de « présence à minuit »).

    Le forfait hospitalier n’est pas dû dans le cadre d’une hospitalisation à domicile.

    A combien s’élève le forfait hospitalier ?

    Depuis le 1er mars 2026, le forfait hospitalier s’élève à :

    • 23€ par jour en hôpital ou en clinique
    • 17€ par jour en service psychiatrique

    Certains publics sont dispensés du paiement du forfait hospitalier

    Vous pouvez être dispensé du forfait hospitalier si vous appartenez à une des catégories suivantes :

    • Vous êtes couverts par la Complémentaire santé solidaire (C2S) ou aide médicale de l’État (AME)
    • Hospitalisation pendant les 4 derniers mois de la grossesse, pour l’accouchement et les 12 jours après l’accouchement
    • Hospitalisation d’un bébé dans les 30 jours suivant sa naissance
    • Hospitalisation due à un accident du travail ou à une maladie professionnelle
    • Hébergement d’un enfant handicapé de moins de 20 ans dans un établissement d’éducation spéciale ou professionnelle
    • Hospitalisation d’un enfant ou adolescent bénéficiant de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ou de la carte mobilité inclusion (CMI) mention invalidité
    • Titulaire d’une pension militaire
    • Donneur d’éléments ou de produits du corps humain (donneurs d’organes par exemple)
    • Victime d’un acte de terrorisme et bénéficiant d’une prise en charge intégrale pour les soins en rapport avec cet événement

    Le forfait hospitalier est-il pris en charge par la Sécurité sociale ?

    Non, le forfait hospitalier n’est pas pris en charge par le régime général de la Sécurité sociale.

    En revanche, le forfait hospitalier est intégralement remboursé si vous êtes affilié au le régime Alsace-Moselle.

    Le forfait hospitalier est-il pris en charge par les complémentaires santé ?

    Si vous avez une complémentaire santé « responsable », cette dernière est obligée de prendre en charge le forfait hospitalier.

    Les contrats de complémentaire santé responsables concernent aujourd’hui l’immense majorité des contrats mis sur le marché (95%). Par ailleurs, si vous êtes couvert par une mutuelle d’entreprise, cette dernière est obligatoirement une mutuelle santé responsable.

  • Stomatologue : quelle prise en charge par la Sécurité sociale ?

    Stomatologue : quelle prise en charge par la Sécurité sociale ?

    Qu’est-ce qu’un stomatologue ?

    Le stomatologue est le médecin spécialiste de la cavité buccale. Le stomatologue exerce la chirurgie maxillo-faciale.

    Il interviens souvent pour traiter les complications ayant pour origine les dents : infections et extractions des dents.

    • Il prend également en charge les kystes ou les tumeurs des maxillaires.
    • Le stomatologue peut être consulté en amont de la pose dune prothèse ou d’un implant dentaire
    • Le stomatologue corrige les anomalies de la face, c’est à dire des malformations touchant au visage et peut collaborer à ce titre avec les orl, des radiologues, des anesthésistes et des médecins traitants
    • Le stomatologue peut aussi réaliser certains actes de chirurgie esthétique : oreilles décollés, lifting, rhinoplastie.

    Dentiste et stomatologue peuvent tous les deux être consultés pour l’extraction de dents mais pas pour le même type d’opération : le dentiste pourra réaliser les extractions dentaires courantes tandis que le stomatologue interviendra dans les cas les plus sensibles, notamment lorsqu’il faut extraire une dent proche d’un nerf. Le stomatologue intervient souvent dans l’extraction des dents de sagesse.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour des stomatologues ?

    Il y a en France 1 165 stomatologues. 42% des stomatologues exercent en secteur 2 et pratiquent des dépassements d’honoraires.

    Quel est le taux de prise en charge d’une consultation chez un stomatologue ?

    Pour la plupart des médecins spécialistes, il est nécessaire de suivre le parcours de soin et d’être orienté par votre médecin traitant pour être bien remboursé par la Sécurité sociale.

    Ce n’est pas le cas pour le stomatologue, sauf pour les actes lourds. Vous pouvez consultez le stomatologue en accès direct spécifique et votre consultation sera donc pris en charge à hauteur de :

    A noter : pour les actes lourds, nécessitant une hospisalisation il n’est pas possible de consulter en accès direct spécifique et vous devez avoir été orienté par votre médecin traitant.

    Quel est le tarif de base d’une consultation chez le stomatologue ?

    En France Métropolitaine :

    • Le tarif de base pour une consultation chez un stomatologue s’élève à 31,50€ pour les stomatologues en secteur 1 et ceux en secteur 2 ayant souscrit à l’OPTAM.
    • Pour les stomatologues de secteur 2 hors OPTAM, le tarif de base s’élève à 23,00€.

    Voici quelques exemples de remboursements suivant différents cas de figure, pour une consultation dans le régime général de la Sécurité sociale :

    SituationBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Consultation à 31,50€ (Secteur 1) dans le parcours de soin31,50€70%18,05€13,45€
    Consultation à 50€ (Secteur 2, contrat OPTAM) dans le parcours de soin31,50€70%18,05€31,95€
    Consultation à 50€ (Secteur 2, hors OPTAM) dans le parcours de soin23€70%14,10€35,90€

    Note : ce reste à charge tient compte de la participation forfaitaire de 2€ appliqué pour l’ensemble des consultations.

    Pour diminuer ce reste à charge, nous vous recommandons de souscrire à une mutuelle santé, couvrant à minima les dépenses d’hospitalisation.

    N’hésitez pas à consulter notre simulateur pour connaître le montant de remboursement d’une consultation chez un stomatologue dans votre cas de figure.

  • Rhumatologue : quelle prise en charge par la Sécurité sociale ?

    Rhumatologue : quelle prise en charge par la Sécurité sociale ?

    Qu’est-ce qu’un rhumatologue ?

    Le rhumatologue est le médecin spécialiste de l’appareil locomoteur, c’est-à-dire de l’ensemble des organnes qui permettent le mouvement :

    • les os
    • les articulations
    • les tendons (qui font le liens entre les muscles et les os)
    • les muscles
    • les nerfs

    Il est recommandé de consulter un rhumatologue lorsque vous avez des difficultés à vous déplacer ou lorsque vous avez mal aux articulations sans que ce soit lié à un accident.

    Le rhumatologue traite des douleurs liées au vieillissement des articulations, mais également des inflammations, des infections, des tumeurs, ou des maladies des os (ostéoporose).

    Le rhumatologue peut prescrire des actes et des examens médicaux, comme par exemple l’ostéodensitométrie, qui est un examen radiologique pour les patients qui présentent des facteurs de risque d’osthéoporose

    Certains rhumatologues peuvent pratiquer eux-même certains actes médicaux, comme des ponctions ou des lavages articulaires.

    Quel est le taux de dépassements d’honoraires moyen pour des rhumatologues ?

    Il y a en France 2 575 rhumatologues.

    Le taux de dépassement moyen mesure la part des dépassements facturés au-delà du tarif remboursé par la Sécurité sociale. Pour les rhumatologues, ce taux s’élève à 49,9%. C’est moins que le taux observé en moyenne pour les médecins spécialistes en France, qui s’élève à 52,5%.

    Quel est le remboursement d’une consultation chez un rhumatologue ?

    En règle générale : les consultations chez le rhumatologue sont prises en charge à 70% du tarif de base.

    Comme pour la plupart des médecins spécialistes, vous serez remboursé à 70% si vous êtes envoyé par votre médecin traitant, et consultez ainsi dans le parcours de soin. Autrement : votre consultation sera prise en charge à hauteur de 30%.

    Si vous dépendez du régime Alsace-Moselle, votre consultation sera prise en charge à 90% si vous consultez en suivant le parcours de soin, 50% dans le cas contraire.

    A combien s’élève le tarif de base pour un consultation chez le rhumatologue ?

    Si vous suivez le parcours de soin, la base de remboursement de la Sécurité sociale (BRSS) pour une consultation chez un rhumatologue de secteur 1 ou de secteur 2 adhérent OPTAM est de 50€ pour une consultation pour avis ponctuel et de 31€50 pour une consultation pour suivi régulier.

    Pour un médecin de secteur 2 hors OPTAM, la base de remboursement d’une consultation pour suivi régulier est de 26,50€, pour un suivi ponctuel : 50€.

    Si vous consultez sans suivre le parcours de soin, la base de remboursement pour une consultation de secteur 1 sera de 26,50€ chez un rhumatologue de secteur 1 ou de secteur 2 signataire de l’OPTAM et de 23€ pour un médecin de secteur 2 hors OPTAM.

    Ces tarifs s’appliquent quel que soit votre régime d’affiliation.

    Les mutuelles remboursent-elles les consultations chez le rhumatologue ?

    Oui, la plupart des complémentaires santé prennent en charge les consultations chez le rhumatologue.

    Les contrats responsables représentent aujourd’hui 95% des contrats présents sur le marché. Si vous souscrivez à une mutuelle de ce type, cette dernière est obligée de vous rembourser le ticket modérateur, sauf si vous subissez un dépassement d’honoraires pour non respect du parcours du soin. Si vous consultez un rhumatologue de secteur 1 sur l’avis de votre médecin traitant, avec un contrat responsable, vous n’aurez donc que la participation forfaitaire de 2€ à payer.

  • Consultation chez un médecin conventionné de secteur 1 : quelle prise en charge par la Sécurité sociale ?

    Consultation chez un médecin conventionné de secteur 1 : quelle prise en charge par la Sécurité sociale ?

    Qu’est-ce qu’un médecin de secteur 1 ?

    Un médecin conventionné de secteur 1 est un médecin qui applique les tarifs de convention fixés par la Sécurité sociale. Ce type de médecin ne pratique donc pas de dépassements d’honoraires, sauf dans des cas très spécifiques.

    Les médecins généralistes ou spécialistes peuvent être conventionnés de secteur 1 ou de secteur 2. S’ils sont conventionnés de secteur 2, alors ils peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires. Les auxiliaires médicaux ne peuvent pas pratiquer de dépassements d’honoraires, sauf situations exceptionnelles.

    Quel est le prix d’une consultation d’un médecin de secteur 1 en France Métropolitaine ?

    Voici le prix d’une consultation pour suivi régulier (vous avez consulté ce médecin au cours des 6 derniers mois) pour un professionnel médical conventionné de secteur 1 en France Métropolitaine :

    Dans quels cas le médecin de secteur 1 peut-il pratiquer des dépassements d’honoraires ?

    Un médecin conventionné de secteur 1 peut pratiquer des dépassements d’honoraires à titre exceptionnel dans les cas suivants :

    • Consultation le soir ou le week-end
    • Consultation au domicile du patient

    Si vous consultez entre 8h et 20h du lundi au vendredi, vous ne paierez pas de dépassements d’honoraires pour contraintes horaires.

    En dehors de ces créneaux, vous devez passer par une permanence de soins, assurée par un médecin de garde. Ces derniers sont répartis sur l’ensemble du territoire nationnal et leur organisation est confiée aux agences régionales de santé.

    Quel est le prix d’une consultation en médecine de garde ?

    Voici le prix des consultation pour les médecins de garde en 2026.

    Pour les consultations au cabinet du médecin :

    • majoration de nuit entre 20h00 et 00h00 et entre 06h00 et 08h00 pour une consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste (code dépassement : CRN) : 42,50€
    • majoration de nuit entre 00h00 et 06h00 pour une consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste (CRM) : 51,50€
    • majoration le dimanche et les jours fériés pour une consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste (CRD) : 26,50€

    Pour les visites chez le patient :

    • majoration de nuit entre 20h00 et 00h00 et entre 06h00 et 08h00 pour un médecin généraliste ou spécialiste (VRN) : 52,50€
    • majoration de nuit entre 00h00 et 06h00 pour un médecin généraliste ou spécialiste (VRM) : 66€
    • majoration le dimanche pour visite chez le patient d’un médecin généraliste ou spécialiste (VRD) : 36,50€

    Pour les visites médicales, des indemnités kilométriques peuvent aussi s’appliquer.

    Les dépassements d’honoraires chez un médecin de garde sont-ils prix en charge par la Sécurité sociale ?

    Ces dépassements d’honoraires sont pris en charge par la Sécurité sociale si le médecin intervient :

    • à la demande du centre de régulation en permanence
    • ou sur appel du médecin de régulation en remplacement

    Si aucune de ces conditions n’est remplie, les dépassements d’honoraires liés à la médecine de garde ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale.

    Comment réduire son reste à charge lorsque vous consultez un médecin de garde ?

    Les consultations chez un médecin de garde spnt remboursées à hauteur de 70% du tarif de base si vous êtes affilié au régime général de la Sécurité sociale.

    Pour limiter votre reste à charge, vous pouvez souscrire à une complémentaire santé : avec un contrat responsable vous serez remboursé à hauteur d’au moins 100% du tarif de base.

    Comment trouver un médecin de garde ou un maison médicale de garde ?

    Pour trouver un médecin de garde, vous pouvez :

    • joindre votre médecin traitant
    • appeler le Samu (15)
    • En Normandie, en Corse et dans les Pays de la Loire : appeler le 116 117

    Vous serez ensuite redirigé vers un médecin de garde.

    Vous pouvez aussi chercher une maison médicale de garde. Une maison médicale de garde est un établissement de santé conçu pour assurer des services médicaux en dehors des heures normales de travail des cabinets médicaux traditionnels : le soir, le week-end et les jours fériés.

    Les maisons médicales de garde sont souvent mises en place par des groupements de médecins ou des organisations de santé, en collaboration avec les autorités sanitaires locales. Elles peuvent être autonomes, situées dans des locaux dédiés, ou intégrées à des structures hospitalières.

    L’objectif principal d’une maison médicale de garde est de fournir un accès aux soins de santé pour les situations médicales urgentes ou nécessitant une attention immédiate, mais qui ne sont pas suffisamment graves pour justifier une visite aux urgences d’un hôpital. Les patients peuvent consulter un médecin généraliste ou un spécialiste dans ces maisons médicales pour des problèmes de santé aigus tels que des infections respiratoires, des blessures mineures, des douleurs abdominales, etc.

  • Remboursement chez le psychologue : ce qui a changé

    Remboursement chez le psychologue : ce qui a changé

    Le dispositif Mon Psy permet d’améliorer la prise en charge des consultations chez le psychologue

    Depuis le 5 avril 2022, les consultations chez le psychologues sont prises en charge chez le psychologue, sous conditions :

    • le patient doit avoir plus de 3 ans
    • il doit avoir été orienté par son médecin traitant et respecter ainsi le parcours de soins
    • il doit consulter un médecin référencé sur le site Mon Psy

    Si ces conditions ne sont pas respectées, la consultation s’effectuera hors dispositif Mon Psy et ne sera pas prise en charge par la Sécurité sociale. Ces consultations effectuées hors dispositif Mon Psy peuvent cependant être prises en charge par certaines mutuelles, qui proposent un montant forfaitaire à consacrer au remboursement des médecines naturelles, dont la psychologie fait partie.

    Comment les séances chez le psychologue sont-elles remboursées hors dispositif Mon Psy ?

    Les consultations chez le psychologue effectuées en dehors du dispositif Mon Psy ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale contrairement aux séances chez le psychiatre. Il y a cependant une exception : si vous consultez en centre médico psychologique (CMP), vous serez pris en charge par la Sécurité sociale. Mais attention : ces centres sont peu nombreux et les délais d’attente sont très importants pour avoir une consultation (plus de 6 mois en général).

    Actuellement, la plupart des patients consultent donc des psychologues qui exercent en libéral : leurs honoraires ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, mais peuvent l’être par certaines mutuelles. Ils s’élèvent généralement de 50 à 70€ pour une consultation qui dure souvent entre 45 minutes et 1 heure.

    Pourquoi les consultations chez le psychologue sont-elles maintenant partiellement prises en charge ?

    Les confinements liés à la crise sanitaire du covid-19 ont eu un impact important sur la santé mentale des Français : au 17 septembre 2021, 15% des Français présentent un état dépressif, en hausse de +5 points par rapport à la situation hors pandémie.

    Face à cette situation, la Fédération française de l’assurance (FFA), la Fédération nationale de la mutualité française (FNMF) ainsi que le Centre technique des instituts de prévoyance (CTIP) ont demandé aux mutuelles santé de prendre en charge au moins 4 séances chez le psychologue par an, à hauteur de 60€ par séance. Cependant la FFA, la FMF et la CTIP sont des associations professionnelles et n’agissent pas en tant que régulateur : les mutuelles santé sont donc libres de suivre ou non ces recommandations.

    Les pouvoirs publics ont quant à eux expérimenté le remboursement des consultations chez le psychologue. Dans 4 départements (la Haute-Garonne, les Bouches-du-Rhône, le Morbihan et les Landes), les consultations ont été remboursées entre 2018 et 2020.

    Prise en charge des psychologues : les avancées du dispositif Mon Psy

    Emmanuel Macron a annoncé à l’issue des assises de la santé mentale le 28 septembre la prise en charge des séances chez le psychologue par la Sécurité Sociale.

    Toutes et sans limite ? Non.

    Voici le cahier des charges à respecter pour être remboursé :

    • le patient doit avoir plus de 3 ans
    • le psychologue doit être référencé sur le site Mon Psy
    • La consultation doit s’inscrire dans le parcours de soin ;
    • le patient doit être envoyé par son médecin généraliste
    • La première séance doit être facturée 40€ et les suivantes 30€.
    • La durée indicative d’une consultation est de 30 minutes.

    Le prix de la consultation doit respecter ces montants forfaitaires pour donner lieu à un remboursement. Contrairement à ce qui se pratique pour les consultations des médecins généralistes et spécialistes, si les psychologues facturent au-delà du tarif de base, le patient ne sera pas du tout remboursé par la Sécurité sociale.

    S’ils veulent participer à ce dispositif, les psychologues ne peuvent donc pas pratiquer de dépassements d’honoraires. Les tarifs sont plafonnés.

    Les séances chez le psychologue du dispositif Mon Psy sont prises en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 60% et par les complémentaires santé responsable à hauteur de 40%.

    Le dispositif prévoit que jusqu’à 8 séances chez le psychologue pourront être prises en charge tous les ans : 1 séance d’évaluation et 7 séances de suivi.

    Les consultations peuvent être réalisées en présentiel ou en téléconsultation

    Comme il ne peut pas y avoir de dépassements d’honoraires pour les consultations du dispositif Mon Psy, il n’y a donc pas de reste à charge si le patient est couvert par une mutuelle santé responsable

    Notre avis

    La prise en charge des séances chez le psychologue par les mutuelles santé est incontestablement un progrès qui permet de mieux traiter la souffrance psychologique.

    En 2021, les patients avaient le choix entre :

    • Recourir à un psychiatre : une approche qui n’est pas adaptée à tous les patients et qui peut être lourde et souvent médicamenteuse
    • Consulter chez un psychologue : les consultations sont prises en charge par une poignée de mutuelles seulement
    • Ou être (très !) patient et passer par un Centre Médico Psychologique

    Cette mesure apporte donc une nouvelle solution de traitement : sous conditions, les consultations chez le psychologue peuvent désormais être prises en charge. Cependant, du fait de ces conditions assez restrictives, le dispositif est critiqué :

    • Le fait de devoir être envoyé par le médecin généraliste peut freiner des patients : il y a un certain tabou à parler des problèmes psychologiques
    • La durée indicative des consultations (30 minutes) est plus faible que dans le libéral (de 40 minutes à 1 heure), ce qui peut induire un moins bon suivi
    • Les consultations du dispositif MonPsy s’adressent ensuite à certaines typologies de patients uniquement. Charlette Tétrel, psychologue clinicienne en libéral et membre du manifeste psy : « MonPsy est réservé aux troubles légers à modérés qui consultent très rarement. Chacun a son seuil de tolérance à la souffrance (psychique ou somatique) mais nous ne voyons guère de troubles non sévère en cabinet [hors dispositif MonPsy] »
    • Et surtout : le montant de la consultation est peu attractif pour les psychologues et nombre d’entre eux pourraient être tentés de ne pas participer à ce dispositif. Le dispositif MonPsy rencontre pour l’instant un succès assez relatif, avec seuls 1 880 psychologues référencés en 2022. A titre de comparaison, il existe 1 780 Centre Médico Psychologique en France

    Les psychologues reprochent à cette mesure de créer « un système à deux vitesses » où les patients qui en ont les moyens consulteront des psychologues expérimentés, pratiquant des honoraires libres et où seuls les psychologues jeunes et ne disposant pas encore de patientèle accepteraient de consulter avec des honoraires plafonnés.

  • Faut-il choisir une mutuelle responsable ou couvrant uniquement l’hospitalisation ?

    Faut-il choisir une mutuelle responsable ou couvrant uniquement l’hospitalisation ?

    A quels publics se destinent les mutuelles responsables et hospitalisation ?

    Avant de vous décrire les avantages et les inconvénients des mutuelles responsables et des mutuelles hospitalisation nous devons déterminer si vous êtes éligibles à ces mutuelles. Voici les éléments à avoir en tête :

    • Il n’y a pas de restriction pour les mutuelles responsables, au contraire ! Tous les publics (salariés, indépendants, étudiants, retraités…) sont encouragés par l’État à choisir une mutuelle responsable.
    • Il y a en revanche plus de restrictions pour ce qui concerne les mutuelles non responsables : une entreprise ne peut ainsi pas souscrire à une mutuelle non responsable pour ses salariés. Pour les indépendants, les pouvoirs publics utilisent la carotte fiscale : avec le dispositif de la loi Madelin, le montant des cotisations peut être déduit du résultat imposable. Les autres publics peuvent choisir librement de souscrire à une mutuelle non responsable : si vous êtes retraité, vous pouvez donc choisir une mutuelle non responsable.

    Par ailleurs, les taxes sont plus élevées sur les mutuelles non responsables : pour ces mutuelles la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) s’élève à 14 % contre 7 % pour les autres mutuelles.

    Ces incitations fiscales et les taxes qui pèsent sur les mutuelles non responsables permettent aux pouvoirs publics d’atteindre l’effet recherché : aujourd’hui, 95% des mutuelles souscrites sont des mutuelles non responsables.

    Quelle est la différence entre une mutuelle responsable et une mutuelle couvrant uniquement l’hospitalisation ?

    Une mutuelle dite « responsable » porte ce nom, car elle vise à pousser les patients à avoir une approche responsable dans leur consommation de soins et à lutter contre l’envolée des tarifs médicaux.

    Ainsi, les mutuelles responsables obéissent à un cahier des charges précis :

    • Elles ne peuvent pas rembourser certaines dépenses par exemple le ticket modérateur à 1€ ni la majoration du ticket modérateur, si elle est liée au non-respect du parcours de soins coordonnés.
    • Les mutuelles responsables doivent au minimum rembourser le ticket modérateur. Traduction : avec une mutuelle responsable, si vous consultez un médecin de secteur 1 dans le parcours de soin, vous n’aurez à payer que la participation forfaitaire de 1€.
    • Un contrat responsable rembourse l’intégralité des appareils auditifs, des lunettes et des prothèses dentaires du panier 100% santé
    • Une mutuelle dite « responsables » rembourse une partie du reste à charge pour l’ensemble des dépenses couvertes par la Sécurité sociale : lunettes, dentaire, optique, consultation en médecine de ville ou chez un spécialiste, hospitalisation, dépenses audio.
    • la loi a aussi fixé des remboursements maximums pour les mutuelles responsables. L’exemple le plus emblématique : les lunettes. Une mutuelle responsable ne pourra pas vous rembourser votre monture plus de 100€ et le remboursement des lunettes est limité à une paire tous les 2 ans, pour les patients âgés de plus de 16 ans.

    Ces contraintes n’existent pas pour les mutuelles responsables.

    Les mutuelles non responsables existent essentiellement aux 2 extrémités du marché :

    • Des mutuelles peu chères et couvrant uniquement certains besoins spécifiques comme le contrat hospitalisation, dont nous parlons en détail ici
    • Des mutuelles plus chères avec des remboursements importants et qui sortent du cadre des contrats responsables (remboursement du ticket modérateur, remboursement y compris si le patient n’est pas dans le parcours de soin)

    Les mutuelles hospitalisation sont beaucoup moins chères que les mutuelles responsables

    Pour un adulte habitant en Vendée (85) et âgé de 61 ans, voici les prix pour un contrat commençant en 2021 :

    Nom du contratPrixType de contrat
    Néoliane Santeco Hospi Eco17,59€Non responsable
    Cegema Vitane Or Hospi18,46€Non responsable
    Néoliane Santeco H122,74€Non responsable
    Néoliane Santeco H226,76€Non responsable
    Néoliane Santeco N137,4€Non responsable
    Néoliane Privilège 144,59€Responsable
    Néoliane Santeco N246,37€Non responsable
    Alptis Santé Plurielle Niveau 149,31€Responsable
    Néoliane Optima Niveau 150,65€Responsable

    Dans cette situation, le contrat le moins cher est un contrat hospitalisation, à 17,59€ par mois et le contrat responsable le moins cher coûte 44,59€ par mois. La différence de prix entre ces 2 types de mutuelles est donc importante.

    A quoi servent les mutuelles hospitalisation et les mutuelles responsables ?

    La différence entre contrat hospitalisation et contrat responsable réside dans le périmètre des dépenses prises en charge par la mutuelle. Une mutuelle responsable va compléter les remboursements de la Sécurité sociale sur l’ensemble des postes où elle intervient :

    • consultation chez un médecin généraliste ou un spécialiste
    • dépenses optiques, dentaires, audioprothèses
    • hospitalisation

    A l’inverse, un contrat hospitalisation va, comme son nom l’indique, couvrir uniquement les dépenses d’hospitalisation.

    Quel est l’intérêt de choisir un contrat couvrant uniquement les dépenses d’hospitalisation ?

    Tout d’abord, comme nous l’avons montré précédemment, ces contrats sont moins chers. Ensuite, il faut savoir que pour les dépenses d’hospitalisation le reste à charge peut être très élevé.

    La Sécurité sociale prend en charge 80% des frais d’hospitalisation pendant les 29 premiers jours (et 100% ensuite), mais comme les tarifs d’une hospitalisation, notamment à temps complet, sont beaucoup plus élevés que pour les autres dépenses médicales, le reste à charge après remboursement de la Sécurité sociale est lui aussi beaucoup plus élevé.

    Jugez plutôt, l’APHP nous indique que les tarifs applicables dans les hôpitaux publics parisiens sont les suivants :

    Nature de la prestationPrix TTC/jours
    Médecine898,00€
    Médecine spécialisée1 317,00€
    Chirurgie1 780,00€
    Spécialité coûteuses2 932,00€
    Spécialité très coûteuses4 628,00€

    Pour notre exemple, nous allons supposer que l’hospitalisation a duré 10 jours dans un service de médecine spécialisée et que le patient a souhaité avoir une chambre individuelle (50,00€ par jour). La chambre individuelle n’est pas remboursée par la Sécurité sociale. Le patient doit aussi payer le forfait journalier, à 20,00€ par jour, non pris en charge par la Sécurité sociale.

    Dans notre exemple, les dépenses sont donc :

    Nature de la prestationCalcul du prixLa Sécurité sociale rembourseReste à charge
    Hospitalisation à temps complet – médecine spécialisée – 10 jours1 317,00€ * 10 = 13 170,00€13 170,00€ * 80% = 10 536,00€13 170,00€ – 10 536,00€ = 2 634,00€
    Chambre individuelle – 10 jours50,00€ * 10 = 500,00€0€500,00€
    Forfait journalier – 10 jours20,00€ * 10 = 200,00€0€200,00€
    Total13 170,00€ + 500,00€ + 200,00€ = 13 870,00€10 536,00€3 334,00€

    Pour ce séjour à l’hôpital, le reste à charge s’élève donc à 3 334,00€.

    Une somme importante, sans commune mesure avec le reste à charge des autres dépenses médicales. Vous pouvez vous couvrir contre ce type de dépense avec un contrat hospitalisation.

    Contrats hospitalisations et contrats responsables répondent à 2 besoins bien différents

    Contrat responsable et contrat hospitalisation découlent de 2 approches :

    • Les mutuelles hospitalisation permettent à l’assuré de se couvrir contre le reste à charge des dépenses hospitalisation qui peut être très élevé. Les autres dépenses ne sont pas couvertes mais en contrepartie ce contrat a l’avantage d’être peu onéreux
    • Les contrats responsables remboursent le reste à charge pour l’ensemble des dépenses médicales couvertes par la Sécurité sociale. Ils sont plus chers que les contrats hospitalisation.

    Si vous souhaitez vous couvrir uniquement contre les dépenses médicales importantes ;
    si vous souhaitez opter pour une mutuelle peu onéreuse et épargner la différence de prix ;
    si payer le reste à charge des dépenses médicales en dehors de l’hospitalisation ne vous pose pas de problème ;
    choisissez une mutuelle hospitalisation.

    Inversement : si vous pensez que la présence d’un reste à charge risque de vous conduire à moins effectuer de consultations, à retarder certaines visites médicales et à moins vous soigner, choisissez une mutuelle responsable.

  • Dentistes : Quels remboursements par la Sécurité sociale en 2026 ?

    Dentistes : Quels remboursements par la Sécurité sociale en 2026 ?

    Qu’est-ce qu’un dentiste ?

    Le dentiste est le médecin spécialiste des dents, de la bouche, des mâchoires et des tissus attendants. Il intervient en prévention (examen bucco-dentaire) et en traitement, avec la réalisation de nombreux actes médicaux (détartrage, traitement des caries).

    Le dentiste peut pratiquer des examens bucco-dentaires

    L’examen bucco-dentaire est un état des lieux des dents du patient et permet de faire le point sur le programme de soins dentaires à réaliser.

    L’examen bucco-dentaire (EBD) coûte 30€. Il est entièrement pris en charge par la Securité sociale et il n’y a pas de reste à charge pour les publics suivants :

    • enfant et adolescent de 6, 9, 12, 15 et 18 ans
    • adulte de 21 et 24 ans
    • femme enceinte entre le 4ème mois et le 12ème jour après l’accouchement

    Pour les soins consécutifs à l’examen bucco-dentaire le patient n’a pas à faire l’avance des frais. Il peut s’agit de soins conservateurs, chirurgicaux et des actes radiologiques.

    Quelle est la prise en charge d’une consultations réalisée par le dentiste ?

    Pour le régime général, la consultation chez le dentiste est remboursée à hauteur de 60% par rapport au tarif de base.

    Par ailleurs, vous n’êtes pas tenu de suivre le parcours de soins pour consulter un dentiste, contrairement à la plupart des autres médecins spécialistes. Vous pouvez donc consulter un dentiste sans passer par votre médecin traitant et vous serez toujours remboursé à hauteur de 60% dans le régime général.

    Quel est le remboursement des actes réalisés chez le dentiste ?

    Voici les tarifs et les montants remboursés pour les soins dentaires au 1er janvier 2026

    Soin dentaireTarif conventionnelTaux de remboursementMontant remboursé
    Détartrage28,92€60%17,35€
    Traitement d’une carie une face30,74€60%18,44€
    Traitement d’une carie deux faces52€60%31,20€
    Traitement d’une carie trois faces ou plus68,12€60%40,87€
    Dévitalisation d’une incisive ou d’une canine41,60€60%24,96€
    Dévitalisation d’une prémolaire63,44€60%38,06€
    Dévitalisation d’une molaire104€60%62,40€
    Extraction d’une dent de lait25€60%15€

    A noter : ces tarifs ne concernent pas les soins réalisés sur les dents permanentes des enfants de moins de 13 ans.

    Le choix d’un praticien compétent et de confiance est essentiel pour garantir des soins dentaires de qualité et une prise en charge adaptée à vos besoins.

    Le cabinet accueille les patients de tous âges et explique clairement les procédures, les tarifs et les modalités de remboursement. Vous y trouverez également des conseils personnalisés pour la prévention — hygiène quotidienne, détartrage régulier et suivi des interventions — ainsi qu’un accompagnement pour les soins prothétiques et esthétiques.

    Prendre rendez-vous permet souvent de bénéficier d’un bilan initial qui facilite la planification d’un éventuel traitement sans avance de frais pour certains publics.

  • Comment faire des économies sur votre mutuelle santé ?

    Comment faire des économies sur votre mutuelle santé ?

    Si vous avez un contrat de complémentaire santé individuel, vous pouvez choisir de changer de contrat et opter pour une mutuelle santé moins chère. Quelles sont les bonnes questions à se poser pour réduire le prix de votre mutuelle ? On vous dit tout !

    Au cœur du prix de votre complémentaire santé : le niveau de couverture

    Le prix d’une mutuelle santé augmente mécaniquement avec le niveau des remboursements. Toutes choses étant égales par ailleurs, un contrat proposant une couverture des honoraires médicaux de 200% du BRSS sera mécaniquement plus cher qu’un contrat proposant une couverture de 150% du BRSS.

    Toute la question est donc de connaître précisément le niveau de couverture dont vous avez besoin pour ne pas payer pour des niveaux de remboursement que vous n’utiliseriez pas.

    Si vous habitez dans une zone pratiquant peu de dépassements d’honoraires (par exemple en campagne), un contrat avec une couverture de 150% du BRSS peut suffire. En revanche si vous habitez en ville ou dans le sud de la France, où les dépassements d’honoraires sont souvent élevés, nous vous recommandons de souscrire à un contrat offrant des couvertures plus importantes, d’au moins 200% du BRSS.

    La même logique s’applique au périmètre de couverture des dépenses de santé : si vous effectuez régulièrement des consultations en médecine naturelle (kinésithérapeutepsychologuediététicien…) nous vous recommandons de souscrire à un contrat incluant ce type de couverture.

    En revanche si vous n’avez besoin de remboursement pour les médecines naturelles, vous pourrez souscrire à un contrat ne prenant pas en charge ce type de dépenses et faire ainsi des économies.

    Faut-il être assuré en couple ou avoir 2 contrats séparés ?

    En règle générale les assureurs proposent une réduction de l’ordre de 10% pour une adhésion d’un couple. Nous vous recommandons donc de souscrire à un contrat couple pour profiter de cette réduction et faire des économies.

    La souscription couple permet aussi plus de simplicité : dans la mesure où, les formalités pour souscrire à un contrat de complémentaire santé (et éventuellement pour résilier l’ancien contrat) ne devront être réalisées qu’une seule fois. D’ailleurs, en passant par un contrat couple, vous ne devrez payer les frais d’adhésion qu’une seule fois (ces frais peuvent s’élever jusqu’à 20€ à l’adhésion).

    Souscrire à 2 contrats pour un couple peut néanmoins être intéressant dans le cas où les 2 conjoints ont des besoins en terme de remboursements très différents : un des conjoints va avoir besoin d’un implant dentaire dans les prochaines mois et effectue des consultations de médecine naturelle alors que l’autre ne consulte que 2 fois son médecin généraliste dans l’année ? Il peut-être intéressant dans ce cas de figure de faire une simulation pour connaitre la différence de prix entre un contrat couple et 2 contrats personne seule.

    Si vous êtes travailleurs non salariés : choisissez une mutuelle éligible à la loi Madelin

    Les travailleurs non salariés ont intérêt à choisir une mutuelle éligible à la loi Madelin : ce dispositif leur permet de déduire le montant des cotisations du résultat imposable de leur entreprise. Le paiement des cotisations s’effectue donc avant impots sur les sociétés et avant impots sur le revenus. Vos cotisations vous couterons moins cher via une économie d’impôts.

    Payez annuellement vos dépenses de santé

    Pour certaines mutuelles, le prix est plus élevé en cas de paiement mensuel. Le tarif est ainsi majoré d’un euro par mois, correspondant aux frais de fractionnement.

    Pour éviter les frais de fractionnement : nous vous conseillons de payer votre cotisation annuellement.

    Autre avantage : en cas de paiement annuel le paiement par chèque est disponible, alors qu’en général en cas de paiement mensuel, seul le paiement par prélèvement automatique est possible.

  • Ce que vous devez avoir en tête avant de changer de mutuelle

    Ce que vous devez avoir en tête avant de changer de mutuelle

    Vous trouvez que votre complémentaire santé n’a pas un bon service client ? Vous ne parvenez pas à obtenir facilement le détail de vos remboursements ? Vos besoins ont évolué et votre contrat actuel ne propose plus une couverture suffisante ? Vous avez trouvé une complémentaire santé offrant des garanties similaires pour moins cher, par exemple en utilisant notre comparateur ?

    Cela signifie qu’il est peut-être temps de changer de complémentaire santé.

    Le changement de complémentaire santé n’est pas à prendre à la légère : une complémentaire santé représente un investissement parfois important.

    Voici toutes les informations à avoir en tête avant de changer de complémentaire santé.

    Pouvez-vous changer de complémentaire santé ?

    Pour envisager de changer de complémentaire santé vous devez tout d’abord… voir si vous en avez la possiblité !

    • Si vous avez souscrit à votre contrat depuis moins d’un an, vous êtes engagé et vous ne pouvez pas résilier pour l’instant votre contrat
    • Si vous êtes salarié du secteur privé et que vous souhaitez changer de mutuelle, sachez qu’il n’est possible de changer de contrat que dans certains cas de figure : travail à temps partiel, faibles revenus, ou le fait de disposer déjà d’une mutuelle en tant qu’ayant droit. La plupart des salariés ne peuvent donc pas changer de complémentaire santé.

    Dans tous les autres cas de figure, c’est-à-dire, si vous avez un contrat individuel et que vous êtes assuré depuis plus d’un an, vous pouvez changer de mutuelle santé !

    Vous êtes éligible au changement de complémentaire santé ? Voici toutes les informations à avoir en tête lorsque vous cherchez une mutuelle plus avantageuse.

    Attention au délai de carence

    Certaines complémentaires santé ont des délais de carence : au cours des premiers mois d’adhésion certains types de dépenses vont être peu ou pas pris en charge (en dehors des remboursements effectuées par la Sécurité sociale).

    Cela concerne sourtout certains remboursements assez rares, mais coûteux comme par exemple les remboursements des dépenses d’hospitalisation. Ces contrats prévoient cependant une exception en cas d’accident. Le délai de carence s’échelonne de 1 à 3 mois en général.

    Conclusion : si vous avez prévu d’effectuer une opération l’hôpital dans les moins suivant votre souscription à un contrat de complémentaire santé, lisez bien les petites lignes de votre contrat pour savoir s’il existe un délai de carence !

    Attention aux bonus fidélité

    Pour éviter que vous ne partiez, certaines mutuelles offrent des bonus fidélité.

    Et le phénomène est loin d’être anecdotique : 61% des contrats de complémentaire santé proposés par Mutualib offrent des bonus de fidélité. Ces bonus de fidélité consistent en des augmentations de la prise en charge des dépenses santé. Concrètement, pour un prix identique, hors évolution du prix lié à votre âge, votre complémentaire santé va mieux vous rembourser certaines dépenses santé après plusieurs années d’ancienneté.

    Prenons quelques exemples :

    • Pour les contrats Asaf Osalys 100% santé, voici les exemples pour les remboursements de certaines dépenses qui progressent à partir de la troisième année :
      • Matériel médical : Appareillages ou prothèses (hors lunettes et aides auditives) tels que définis sur la liste des produits et prestations remboursables du régime obligatoire : remboursement de +15 € par an pendant 5 ans (soit un bonus maximal acquis de 75 €)
      • Médecine naturelle: remboursement de +15 € par an pendant 5 ans (soit un bonus maximal acquis de 75 €)
      • Optique, équipement à tarif libre : remboursement de +15 € par an pendant 5 ans (soit un bonus maximal acquis de 75 €)
    • Pour les contrats April Santé Senior, certains remboursements augmentent :
      • Optique, équipement à tarif libre : remboursement de +50€ à partir de la 2ème année
      • Prothèses dentaires: remboursement de +50% à partir de la 2ème année

    Attention aux frais de souscription

    L’immense majorité des contrats de complémentaire santé pratique des frais de souscription. Les frais de souscription correspondent à une somme fixe, à payer avec la première cotisation.

    Les frais de souscription restent cependant assez modérés : pour les contrats distribués par Mutualib, ils s’échelonnent de 10€ à 30€.

    Conclusion

    Voici les questions à vous poser avant de souscrire à un nouveau contrat :

    • quelles sont vos garanties actuelles (c’est-à-dire, en intégrant l’éventuel bonus fidélité) ?
    • avez-vous prévu d’effectuer une opération à l’hôpital au cours des prochains mois ?
    • Et finalement : la différence de prix entre le nouveau contrat et le contrat actuel compense-t-elle le délai de carence, le bonus de fidélité et les frais de souscription ?

    Pour compenser le délai de carence, le bonus de fidélité et les frais de souscription, nous vous recommandons de souscrire à un nouveau contrat si ce dernier vous permet de réaliser une économie d’au moins 5% sur le montant des cotisations, à garanties identiques.