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  • La prise en charge des médicaments : comment ça marche?

    La prise en charge des médicaments : comment ça marche?

    Les médicaments font aujourd’hui entièrement partie de notre quotidien. 40% des Français en consomme quotidiennement (chiffres 2018) et un tiers des seniors consomment plusieurs médicaments par jour. Ils sont donc devenus indispensables pour chacun d’entre nous. Mais comment sont-ils pris en charge ?

    Qu’est-ce qu’un médicament ?

    Un médicament est un produit fortement réglementé. Pour pouvoir prétendre au titre de médicament, il doit répondre à plusieurs critères définis par le Code de la Santé Publique :

    « Toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. »

    Concrètement, un médicament doit pouvoir réaliser une de ces 4 fonctions :

    • soigner une maladie ;
    • la prévenir ;
    • aider à faire un diagnostic ;
    • modifier une fonction de l’organisme.

    Le remboursement des médicaments : comment ça marche ?

    Certains médicaments sont essentiels dans le traitement des maladies et virus. C’est pourquoi l’Assurance Maladie prend en charge une partie voire la totalité du prix des médicaments. Mais tous les médicaments ne sont pas concernés

    Pour pouvoir prétendre à un remboursement, il faut que le médicament

    Quels sont les taux de remboursement ?

    Les médicaments ne sont pas tous remboursés au même taux. En effet, celui-ci va dépendre du service médical rendu (SMR) indiqué par la Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS). Elle va prendre en compte :

    • l’efficacité du médicament par rapport à ses effets indésirables
    • la maladie qu’il soigne et son degré de gravité
    • le type de traitement qu’il délivre (traitement de première intention, traitement d’appoint…)
    • et son type d’action (préventive, curative, symptomatique).

    Voici un tableau présentant le taux de remboursements des médicaments en fonction de sa catégorie :

    Catégorie de médicamentsTaux de remboursement
    Médicaments irremplaçables pour affections graves et invalidantes100%
    Médicaments à SMR majeur ou important et préparations magistrales65%
    Médicaments à SMR modéré30%
    Médicaments à SMR faible15%

    Ces taux de remboursements se font en fonction du prix de vente, fixé par le Comité économique des produits de santé (CEPS) suite à des négociations avec les laboratoires fabriquant le médicament.

    Dans certain cas, la base du remboursement se fait selon un tarif de référence (TRF). Ce tarif, calculé à partir du prix des médicaments génériques concerne environ 3 900 médicaments . Le même système que le BRSS pour les consultations existe pour les médicaments : vous serez remboursé sur la base du prix du médicament générique s’il existe.

    Pour un médicament au prix de 15€, si le générique coûte 12€ , le taux de remboursement sera calculé sur 12€ et non 15€.

    Vous devez également payer une franchise de 0,50€ pour chaque boîte de médicament achetée. Mais il faut savoir qu’elle est plafonnée à 50€ par an et par personne. Si vous achetez 200 boîtes de médicament dans l’année, vous ne paierez que 50€ de franchise au lieu de 100€.

    Médicament princeps et médicaments génériques : quelle différence ?

    Le médicament princeps est un médicament protégé par un brevet. Il s’agit souvent d’une nouveauté, issue de plusieurs années de recherche par les laboratoires. C’est ce qu’on appelle également un médicament de marque.

    Le médicament générique, quant à lui, est une copie du médicament de marque, possible après l’expiration du brevet de celui-ci. Il a la même efficacité mais coûte moins cher.

    Depuis le 1er janvier 2020 les médicaments princeps sont remboursés sur la base du prix du générique lorsqu’ils existent.

    Comment fonctionne le tiers payant pour les médicaments ?

    Quand vous achetez un médicament, grâce à la carte vitale, il est possible de ne pas avancer la partie prise en charge par la Sécurité sociale et votre mutuelle. C’est le principe du tiers-payant . Ce qu’il faut payer, c’est le reste à charge, qui peut être remboursé plus tard par votre mutuelle. Souvent, ce reste à charge est appelé part mutuelle par les pharmaciens.

    Mais attention, le tiers payant ne fonctionne qu’avec les génériques. Si vous ne prenez pas un médicament générique, vous ne pouvez pas bénéficier du tiers-payant ni même de la transmission électronique de votre feuille de soins. Il vous faudra alors faire l’avance de frais et envoyer vous-même la feuille de soin à votre caisse d’assurance maladie. Cela allongera le délai de remboursement et affectera le montant de la prise en charge.

    Les médicaments homéopathiques sont déremboursés

    Depuis le 1er janvier 2021, les médicaments homéopathiques, autrefois pris en charge à 15%, ne sont plus du tout remboursés par la Sécurité sociale. Ces médicaments sont jugés inefficaces par le gouvernement sous consultation avec la Haute Autorité de Santé ce qui implique l’arrêt de la prise en charge.

    Quelle est la prise en charge des médicaments par les mutuelles ?

    Les contrats de complémentaire santé responsables (90% des contrats vendus actuellement) doivent rembourser le reste à charge pour les médicaments pris en charge à 65% par la Sécurité sociale. Si vous acheter un médicament de ce type générique (ou princeps si le générique n’existe pas), le médicament sera alors pris en charge à 100%. et vous n’aurez que la franchise médicale à régler.

    En revanche, les mutuelles reponsables ne sont pas obligés de prendre en charge les médicaments à service médical rendu faible (15%) et modéré (30%).

    Par ailleurs, certaines complémentaires santé prévoient des forfaits à l’année pour les médicaments qui ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.

  • Quelle prise en charge pour une cure thermale?

    Quelle prise en charge pour une cure thermale?

    Qu’est-ce qu’une cure thermale ?

    Une cure thermale est un séjour dans un établissement spécialisé qui utilise l’eau thermale , une eau naturellement chaude et riche en minéraux afin de soigner ou soulager certaines pathologies et douleurs. C’est une technique ancestrale qui s’est développée pendant l’antiquité. Les soins se feront donc essentiellement à base d’eau, de gaz et de boues thermales et prendront le plus souvent la forme de bains, de jets, d’application ou de massages. On distingue d’ailleurs 3 types de soin :

    • l’hydrothérapie externe ou générale (bains et douches)
    • l’hydrothérapie interne ou locale (aérosolthérapie, inhalations, gargarismes, nébullisation)
    • la cure de boisson (ingestion d’eau minérale).

    A qui se destinent les cures thermales ?

    La cure thermale s’adresse à des personnes qui veulent retrouver une pleine forme physique et mentale. En effet, elle n’est pas faite seulement pour les victimes de maladies chroniques mais pour un large public, voulant se ressourcer et se détendre. Néanmoins, les cures thermales sont prises en charge par l’Assurance Maladie uniquement pour soigner certaines maladies, qui se trouvent sur cette liste :

    • affections des muqueuses bucco-linguales ;
    • affections digestives et maladies métaboliques ;
    • affections psychosomatiques ;
    • affections urinaires et maladies métaboliques ;
    • dermatologie ;
    • gynécologie ;
    • maladies cardio-artérielles ;
    • neurologie ;
    • phlébologie
    • rhumatologie ;
    • troubles du développement chez l’enfant ;
    • voies respiratoires.

    Quelle est la différence entre cures thermales conventionnées et cures thermales non conventionnées ?

    Il existe deux types de cure thermale :

    • la cure thermale conventionnée : c’est la cure qui est prescrite par le médecin pour soigner un problème de santé précis.
    • la cure thermale libre : c’est une cure préventive que vous choississez de faire pour votre bien-être, à vos frais.

    Une cure thermale : le déroulement

    Avant votre cure, la veille ou le premier jour de celle-ci, vous rencontrerez le médecin thermal. C’est lui qui vous prescrira tous les soins que réaliserez pendant votre séjour. Il vérifiera, lors de ce premier rendez-vous, votre état de santé et si vous ne présentez aucune contre-indication, afin de vous prescrire sur ordonnance un programme de soins personnalisé.

    Après cette visite, vous vous rendrez à l’acceuil de l’établissement pour récupérer le formulaire précisant votre forfait thermal. C’est un document important car il sera utilisé pour votre remboursement.

    Pendant votre séjour, du lundi au samedi matin, vous suivrez vos soins qui durent 2 à 3h . Vous aurez également deux autres rendez-vous avec votre médecin. Tous vos après-midi sont libres. Vous pouvez donc en profiter pour faire des soins supplémentaires, dits de confort, qui seront à votre charge. Vous pouvez aussi vous reposez, vous baladez. En bref, vous vaquez à vos occupations.

    Comment fonctionne la prise en charge d’une cure thermale ?

    Pour être prise en charge, la cure thermale doit obligatoirement avoir été prescrite par un médecin, le plus souvent votre médécine traitant , et se faire dans un établissement conventionné. Ce n’est d’ailleurs pas vous qui choisirez le lieu de votre cure mais votre médecin, car chaque centre a sa spécialité et propose une cure en fonction de l’affection.

    Il est également important de savoir que l’Assurance Maladie rembourse une seule cure thermale par an pour une même affection. Celle-ci doit impérativement comprendre 18 jours de traitement effectifs, sans être interrompue. . Les cures thermale plus courtes ne sont jamais remboursées, exceptées pour des raisons médicales.

    Vous devrez accomplir un certain nombre de démarches avant le début de votre cure. En effet, le médecin doit remplir un formulaire où il précise l’affection dont vous êtes atteint et le centre où vous bénéficierez de vos soins. Suite à cela, vous devrez justifier vos ressources. En effet, votre remboursement ne dépendra pas uniquement des soins reçus mais également de ce que vous gagnez en une année civile.

    Une fois rempli, vous présenterez le formulaire dans la station thermale ce qui vous dispensera de l’avance des frais. Attention, sans ce document, vous devrez payer l’intégralité des frais liés à votre séjour, même ceux qui sont remboursés par l’Assurance Maladie.

    Quelle prise en charge d’une cure thermale par la Sécurité sociale?

    Frais de cure

    Une cure engendre plusieurs types de frais. Tout d’abord, vous serez suivi par un médecin tout au long de la cure. Celui-ci vous sera remboursé à 70% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale (BRSS). Celle-ci s’élève à 80€ pour un médecin conventionné et seulement 6,86€ pour un médecin non-conventionné.

    Autre poste de dépense lors d’une cure thermale : le forfait thermal. Il comprend les soins réalisés pendant la cure. Le tarif forfaitaire conventionnel sur lequel vous serez remboursé varie en fonction du type de maladie que vous avez et donc des soins nécessaires à votre guérison. A cela s’ajoute le complément forfaitaire, qui est facturé par les établissements thermaux en plus du forfait thermal.

    Frais de transport et frais d’hébergements : sont-ils à ma charge ?

    Une cure thermale engendre des frais de transport et d’hébergement. Ceux-ci peuvent être pris en charge par la Sécurité Sociale sous conditions de revenus : les personnes seules touchant ainsi moins de 14 664,38 € par an peuvent bénéficier d’un remboursement des frais de transport et d’hébergement.

    Dans le détail, voici les plafonds de ressources pour bénéficier d’une prise en charge des frais de transport et d’hébergement

    Situation familialePlafond de ressources
    Personne seule14 664,38 €
    Couple21 996,57 €
    Couple + 1 ayant droit29 328,76 €
    Couple + 2 ayant droit36 660,95 €

    Plus précisément, pour les frais de transport, vous serez remboursé à 65 % sur la base du tarif du billet SNCF aller/retour en 2e classe, dans la limite des dépenses réellement engagées. Si jamais vous voyagez avec votre conjoint ou avec un ayant droit avec votre propre véhicule, seul le propriétaire du véhicule se verra indemniser selon le tarif du biller SNCF.

    Quant aux frais d’hébergement, la prise en charge s’élève à 97,50 € pour tout le séjour, ce qui équivaut à 65% du forfait fixé à 150,01 €.

    Quel est votre reste à charge ?

    Une cure thermale n’est pas couverte à 100% . Vous aurez toujours le ticket modérateur à votre charge, tout comme les soins de confort que vous souhaiterez effectués pendant votre séjour.

    D’ailleurs, même si vous bénéficiez du remboursement des frais d’hébergement, celui-ci ne couvre pas entièrement le prix du séjour.

    Dans certains cas, vous êtes exonéré de payer le ticket modérateur, notamment si vous souffrez d’une Affection de longue durée. De même, les bénéficiaires de la la complémentaire santé solidaire et les personnes vicitimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle n’ont pas de complément tarifaire à payer.

    Une cure thermale : combien ça coûte?

    Une cure thermale a un coût, bien que vous soyez remboursé en partie par par l’Assurance Maladie.

    Voici un exemple : vous venez pour une affection rhumatologique aux thermes de la Léchère à Aigueblanche en Savoie :

    Note : ce sont des estimations

    Pour une personne bénéficiant du remboursement des frais de transport et d’hébergement

    Vous rencontrez 3 fois le médecin thermal conventionné : la consultation coûte 80€ et est remboursée à hauteur de 70% , ce qui vous fait un reste à charge de 72€ (80€ x 70% = 56€. Reste à charge = 24€ pour une consultation donc 24 x 3 = 72€)

    Vous avez besoin d’un forfait soin en rhumatologie qui comprend 54 séances et 18 massages sous l’eau. Le forfait coûte 629,24€. Il est remboursé à 65% : la Sécurité sociale prend en charge 409,01€ (629,24€ x 65% = 409,01€), ce qui laisse un reste à charge de 220,234€. Vous devez également payé le complément tarifaire de 49,38€.

    Imaginons que votre voyage vous a coûté 200€ (sur la base des prix de la SNCF en provenance de Paris), vous serez alors pris en charge à hauteur de 130€ (200€ x 65% = 130€). Il vous restera donc à payer 70€.

    En ce qui concerne l’hébergement, vous séjournez à l’appart-hôtel pour un total de 1 323€. L’Assurance maladie vous verse 97,50€ , ce qui vous laisse un reste à charge de 1 225,50€.

    Au total, vous aurez déboursé 1 637,11€ pour votre cure thermale (72 + 220,23 + 49,38 + 70 + 1125,5)

    Type de fraisBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Frais de consultation du médecin thermal80€70%56€24€
    Forfait thermal629,24€65%409€220,24€
    frais d’hébergement (cf: prix du séjour vu plus haut)150,0165%97,50€1225,5€
    Frais de transport200€65%130€70€
    TOTAL DES COÛTSReste à charge
    Frais de consultation du médecin thermal72€
    Forfait thermal220,24€
    Complément forfaitaire49,38€
    frais d’hébergement (cf: prix du séjour vu plus haut)1 225,50€
    Frais de transport70€
    TOTAL1 637,11€

    Pour une personne ne bénéficiant pas du remboursement des frais de transport et d’hébergement

    Vous rencontrez 3 fois le médecin thermal conventionné : la consultation coûte 80€ et est remboursée à hauteur de 70% , ce qui vous fait un reste à charge de 72€ (80€ x 70% = 56€. Reste à charge = 24€ pour une consultation donc 24 x 3 = 72€

    Vous avez besoin d’un forfait soin en rhumatologie qui comprend 54 séances et 18 massages sous l’eau. Le forfait coûte 629,24. Il est remboursé à 65% : la Sécurité sociale prend en charge 409,006€ (629,24 x 65% = 409,006), ce qui laisse un reste à charge de 220,234€. Vous devez également payé le complément tarifaire de 49,38€.

    A cela, s’ajoute les 200€ pour des billets de train aller-retour en provenance de Paris et le rix de l’hébergement qui s’élève à 1323€

    Votre séjour en cure thermale vous aura donc couté : 1 864,61€ (72 + 220,23 + 49,38 + 200 + 1323).

    Type de fraisBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Frais de consultation du médecin thermal80€70%56€24€
    Forfait thermal629,24€65%409€220,24€
    Frais d’hébergement (cf: prix du séjour vu plus haut)0,00€0%0€1323€
    Frais de transport0€0%0€200€
    TOTAL DES COÛTSReste à charge
    Frais de consultation du médecin thermal72€
    Forfait thermal220,24€
    Complément forfaitaire49,38€
    Frais d’hébergement (cf: prix du séjour vu plus haut)1 323€
    Frais de transport200€
    TOTAL1 864,61€

    Mutualib propose des contrats de complémentaire santé remboursant (au moins partiellement !) les cures thermales

  • Quelle prise en charge des consultations en médecine naturelle ?

    Quelle prise en charge des consultations en médecine naturelle ?

    Aujourd’hui, la médicine naturelle séduit de plus en plus de Français. 71% d’entre eux déclarent d’ailleurs avoir déjà testé une alternative à la médicine allopathique , la médecine traditionnelle et conventionnelle. Pour autant, les soins liés à la médecine naturelle ne sont pas ou peu remboursés par la Sécurité Sociale. Mais comment réduire son budget en médecine douce ?

    La médecine naturelle : qu’est-ce que c’est ?

    La médecine naturelle, aussi appelée médecine douce, comprend pas moins de 400 disciplines différentes . Les plus connues sont les suivantes :

    Les médecines douces ou naturelles sont donc des façons de soigner qui n’utilisent aucun médicament et aucunes molécules chimiques. Elles ne sont pas admises doctoralement en France. Autrement dit, le diplôme obtenu pour pratiquer ce genre de médecine n’est pas un diplôme scientifique. Elles suivent une philosophie particulière et spécifique. Chacune des 400 disciplines peut avoir sa propre vision de la vie et du monde. Elles ont pour but de prévenir, soulager et prévenir des douleurs et autres maux. Le plus souvent, leur usage se fait en complément de la médecine traditionnelle.

    Quelle est la prise en charge de la médecine naturelle par la Sécurité Sociale ?

    Bien que son usage soit de plus en plus fréquent en France, la plupart du temps, la médecine naturelle n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie.

    Il existe tout de même certaines spécialités qui sont remboursées selon des conditions spécifiques. La plupart du temps, elles ne sont pas prises en charge :

    Pour limiter votre reste à charge pour les consultations en médecine naturelle, il est recommandé de souscrire à une mutuelle santé. Certaines mutuelles santé prévoient en effet un forfait annuel de remboursement pour les consultations en médecine naturelle

    Attention, les médicaments homéopathiques ne sont plus remboursés depuis le 1er janvier 2021, alors qu’ils étaient auparavant pris en charge à hauteur de 30%.

    Les mutuelles : un allié pour réduire vos dépenses de médicine naturelle ?

    La plupart des mutuelles proposent une prise en charge de la médecine douce. Celle-ci dépend du contrat, de la couverture demandée et peut faire l’objet d’un renfort supplémentaire ajouté au contrat. Certaines ont décidé de créer un forfait spécial « médecines douces ». Souvent, les mutuelles offrent un forfait annuel en euros, ou en nombre de consultations par période.

    Ainsi, au moment de choisir votre mutuelle, il est conseillé que vous évaluiez vos besoins en médecines naturelles afin de choisir la couverture qui vous correspondra le mieux.

  • Quel remboursement de la chirurgie réfractive par la Sécurité sociale et les mutuelles santé ?

    Quel remboursement de la chirurgie réfractive par la Sécurité sociale et les mutuelles santé ?

    Les progrès technologiques fulgurants que le monde connaît au XXIe laissent à penser que la chirurgie oculaire est une technique révolutionnaire. Pourtant, les yeux ont toujours suscité la fascination depuis l’antiquité. Les hiéroglyphes ou statues égyptiennes sont là pour nous le prouver. C’est pourquoi, les premières chirurgies des yeux ont eu lieu très tôt. Des écrits, décrivant comment réduire l’opacité de la cornée, du médecin grec Gallien ont été retrouvés. Mais comment cela se passe-t-il aujourd’hui ? Quels sont les coûts engendrés par une telle opération ?

    La chirurgie oculaire est aujourd’hui une vraie alternative aux lunettes

    La chirurgie des yeux s’est développée et les techniques se sont améliorées réduisant au maximum les risques d’effets secondaires et de cécité. L’opération n’a donc plus rien d’exceptionnelle et c’est pour cela qu’elle est de plus en plus réalisée. La plus courante est la chirurgie au laser, notamment pour guérir la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme. C’est une opération efficace avec 90% des opérés qui retrouvent une acuité visuelle supérieure à 5/10e. Le port de lunettes auparavant obligatoire pour bien voir devient occasionnel.

    Ainsi, la chirurgie de l’œil permet de se passer de lunettes ou de lentilles de contact, ce qui constitue une véritable avancée pour tous ceux qui ne les supportent plus.

    Qui peut se faire opérer de l’œil ?

    Tous les publics ayant des problèmes de vues ne peuvent pas être opérés des yeux. Seuls les patients ayant un problème oculaire qualifié de faible à moyen sont autorisés à passer au bloc opératoire. La vue doit être stable et ne doit pas continuer de perdre en dioptrie. Si le patient présente certaines maladies oculaires comme le glaucome ou l’herpès oculaire, la chirurgie ne sera pas possible.

    La récupération visuelle est rapide ; la guérison prend environ 2 semaines après l’intervention

    Quelle est le déroulement d’une chirurgie de l’œil ?

    La chirurgie oculaire se déroule au bloc opératoire où le patient est installé avec la tête fixé sur un support par un ruban adhésif afin qu’elle ne bouge pas pendant l’opération. Celle-ci peut se faire sous anesthésie locale ou générale afin que l’œil ne bouge pas ( akinésie ) et que le patient ne souffre pas ( analgésie )

    Voici un tableau présentant le taux de remboursements des médicaments en fonction de sa catégorie :

    La chirurgie de la cataracte est très bien remboursée par la Sécurité sociale

    La chirurgie de la cataracte est l’opération la plus fréquente avec 700 000 personnes opérés chaque année dans le monde. . Elle consiste à retirer le cristallin et de le remplacer par un implant moins opaque afin de retrouver une bonne vision. En effet, la cataracte consiste en une opacification du cristallin, souvent due à la vieillesse. 20% de la population française de plus de 65 ans et 60% des plus de 85 ans sont atteints. Si les deux yeux sont atteints, il faudra procéder à deux opérations, mais celles-ci ne seront pas réalisées en même temps.

    La cataracte peut entraîner des gênes voire un handicap dans la vie quotidienne. Il n’existe aucun traitement aujourd’hui, excepté la chirurgie. C’est pourquoi, l’opération de la cataracte est jugée essentielle par l’Assurance maladie et remboursée à 100% si le spécialiste est rattaché au secteur 1 et que le patient suit le parcours de soin coordonnés.

    Les autres chirurgie oculaires sont beaucoup moins bien remboursées par la Sécurité sociale

    Les chirurgies oculaires ont un coût élevé. Il faut compter entre 800 et 1 500€ par œil . Pour contrebalancer, il ne faut pas oublier le coût des lunettes ou lentilles et de l’entretien. La chirurgie peut se révéler rentable, si on compte le confort apporté.

    Mais, qualifiée de chirurgie réparatrice fonctionnelle ou chirurgie de confort, elle n’est pas remboursée par l’Assurance maladie, car hors-nomenclature. Néanmoins, elle peut être prise en charge par la mutuelle.

    Chirurgie oculaire et mutuelle : quelle prise en charge ?

    La chirurgie des yeux peut être prise en charge partiellement par la mutuelle souscrite par le patient. Cela dépendra donc du contrat souscrit. Souvent, quand l’opération est remboursée, cela rentre sous les cases : « correction de la vision », « chirurgie réfractive », ou « opération laser ».

    Il est conseillé de vérifier dans votre contrat si cela est pris en charge. Sinon, vous pouvez vous renseigner afin de changer de mutuelle.

  • Quelle est la prise en charge d’une consultation chez le médecin généraliste?

    Quelle est la prise en charge d’une consultation chez le médecin généraliste?

    Le médecin généraliste est un acteur incontournable pour les Français. Il est une référence en matière de santé et 91% des Français ont une bonne image de celui-ci. Les consultations chez lui ce médecin sont régulières ce qui pose la question de leur remboursement.

    Quelle évolution du prix d’une consultation chez le médecin généraliste ?

    Ces dernières années, le tarif de base d’une consultation chez le médecin généraliste a régulièrement été revu à la hausse. Le tarif de base pour une consultation chez le médecin généraliste :

    • Etait de 25€ pour une consultation jusqu’au 1er novembre 2023
    • Est passée à 26,5€ du 1er novembre 2023 au 21 décembre 2024
    • Passe à 30€ à partir du 22 décembre 2024

    Qu’est-ce qu’un médecin généraliste ?

    Le médecin généraliste se trouve au cœur du dispositif médical en France. En effet, il garantit le suivi médical régulier de ses patients. Il traite à la fois des maladies virales qui se soignent assez facilement et assure la coordination avec les autres médecins spécialistes que son patient est amené à rencontrer, il est un acteur de proximité qui a un véritable impact dans la vie quotidienne.

    Le médecin généraliste joue souvent le rôle de médecin traitant pour le patient : 99% des médecins traitants sont des médecins généralistes. Le médecin traitant joue un rôle central dans le parcours de soin : par défaut, le patient doit consulter ce médecin qui orientera ensuite son patient vers un médecin spécialiste si son état le justifie et peut prescrire des médicaments ou des actes médicaux

    Il permet également de mener des actions de santé publique , que ce soient des missions de préventions, d’information ou de dépistage.

    Le médecin généraliste peut exercer au sein d’un cabinet, d’un centre de santé d’un centre de protection maternelle et infantile, d’une crèche, d’une maison de retraite, d’un service de médecine à l’hôpital ou encore à domicile.

    Comment se déroule une consultation chez le médecin généraliste ?

    La consultation commence toujours par un interrogatoire sur ce qui amène le patient à réaliser ce rendez-vous. Il va chercher à comprendre les symptômes et les douleurs mais aussi à identifier les antécédents médicaux du patient et de sa famille. Il s’occupe également, outre les maladies, de tout ce qui concerne l’hygiène et les habitudes de vie. Après l’interrogatoire, il va procéder à une auscultation complète, avant de faire son diagnostic. Une fois son bilan fait, il pourra prescrire des traitements et au besoin des examens.

    Comment devenir médecin généraliste ?

    Beaucoup de personnes rêvent de devenir médecin. C’est un métier qui demande une véritable vocation. Se lancer dans des études de médecine tant par leur niveau que par leur longueur, demande énormément de travail et de rigueur. En effet, la formation commence par la 1ère année que l’on peut aujourd’hui réaliser sous deux formes différentes : par une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités. La fin de la première année laisse place à une sélection qui ouvre les portes des 5 prochaines années d’études. En fin de 6e année, ont lieu les épreuves classantes nationales qui permettent de choisir sa spécialité en médecine et l’établissement où l’étudiant souhaite faire son internat. C’est à ce moment-là qu’il pourra choisir de devenir médecin généraliste et il obtient son diplôme après la 9e année.

    Le médecin généraliste joue un rôle central dans le parcours de soins coordonnés

    Bien que n’importe quel médecin, quelle que soit sa spécialité, puisse être médecin traitant , le plus souvent, c’est le médecin généraliste qui assure ce rôle. La déclaration d’un médecin traitant est extrêmement importante car elle permet de rentrer dans le parcours de soins coordonnés et donc de bénéficier d’un remboursement à taux plein dans la consultation des différents spécialistes.

    Quels remboursements pour une consultation chez un médecin généraliste ?

    La consultation chez un médecin généraliste est prise en charge par l’Assurance Maladie. Deux cas se présentent. Les tarifs de base affichés sont valables à partir du 22 décembre 2024

    • 1er cas de figure : le médecin généraliste que vous consultez est votre médecin traitant (ou son remplaçant). Dans le cas vous êtes par défaut dans le parcours de soin et la consultation est remboursée à 70%de de Remboursement de la Sécurité Sociale qui est de 30€ si le médecin conventionné secteur 1 ou adhérents à l’OPTAM.
    • 2ème cas de figure : le médecin généraliste que vous consultez n’est ni votre médecin traitant, ni son remplaçant et vous ne consultez pas un autre médecin pour cause d’éloignement et que vous ne consultez pas pour une urgence. Dans ces conditions, votre consultation se fait hors du parcours de soin et le taux de remboursement chute à 30%.

    Dans tous les cas vous êtes redevables de la partipation forfaitaire de 2€, sauf exceptions.

    SituationBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Consultation à 30€ (Secteur 1) dans le parcours de soin30€70%19€11€
    Consultation à 30€ (Secteur 1) hors parcours de soin30€30%7€23€
    Consultation à 40€ (Secteur 2, OPTAM) dans le parcours de soin30€70%19€21€

    Note : ce reste à charge tient compte du ticket modérateur de 2€ appliqué pour l’ensemble des consultations. Les personnes de moins de 18 ans, les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse jusqu’à 12 jours après l’accouchement, les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire ou de l’aide médical d’état (AME) ne paient pas le ticket modérateur.

    N’hésitez pas à consulter notre simulateur pour connaître le montant de remboursement d’une consultation chez un anesthésiste dans votre cas de figure.

  • Que signifie le droit de rétractation et comment ça marche?

    Que signifie le droit de rétractation et comment ça marche?

    Qu’est-ce que le droit de rétractation ?

    Le droit de renonciation ou de rétraction permet sous conditions à un adhérent à un contrat de complémentaire santé de mettre fin à son engagement sans frais. Ainsi, cela lui permet d’avoir un délai supplémentaire pour réfléchir et évaluer l’offre, afin de savoir si elle correspond à ses besoins. Il est écrit dans la loi, à l’article 112-10 que « L’assuré qui souscrit à des fins non professionnelles un contrat d’assurance constituant un complément d’un bien ou d’un service vendu par un fournisseur, s’il justifie d’une garantie antérieure pour l’un des risques couverts par ce nouveau contrat, peut renoncer à ce nouveau contrat, sans frais ni pénalités, tant qu’il n’a pas été intégralement exécuté ou que l’assuré n’a fait intervenir aucune garantie, et dans la limite d’un délai de quatorze jours calendaires à compter de la conclusion du nouveau contrat. »

    Le client a donc le droit de renoncer sans justification et sans pénalité à un contrat, et l’organisme à l’origine de la vente doit impérativement rembourser les frais déjà payés. Le délai de rétraction est de 14 jours à compter de la date de conclusion du contrat.

    Dans le cadre de services en ligne ou de vente de produits en ligne, le droit de rétraction est obligatoire et doit figurer sur les conditions générales de vente (CGV). Ainsi, en souscrivant à un contrat d’assurance santé en ligne, le client se voit automatiquement donner le droit de rétraction. Il lui est conseillé de bien regarder dans les CGV si cela est bien stipulé.

    Lorsqu’il exerce son droit de rétractation, le souscripteur est redevable à la prime d’assurance correspondant à la période pendant laquelle il a été couvert par sa mutuelle santé. Concrètement : un assuré qui paie une cotisation annuelle de 120€ ayant été couvert par sa mutuelle santé pendant 7 jours sera redevable de 7 / 365 jours x 120€ = 2,30€. S’il a payé sa mutuelle santé pour l’année et qu’il exerce son droit de rétractation, sa complémentaire santé devra lui rembourser le solde, soit 120€ – 2,30€ = 117.70€

    Quelles démarches faire pour obtenir un remboursement ?

    Le contrat souscrit doit impérativement comporter un formulaire type de rétractation , afin de faciliter la procédure au consommateur. Celui-ci peut également le rédiger lui-même sur papier libre, du moment que le courrier soit clair et précis. La demande de rétractation ne doit comporter aucune ambiguïté. La justification de la renonciation n’a pas à figurer sur le formulaire.

    Le souscripteur procède ensuite au remboursement après avoir reçu la notification, en utilisant le même moyen de paiement. Autrement dit, si le souscripteur a fait un virement, l’assureur procède à un virement.

    Que ce passe-t-il si l’assureur ne veut pas procéder au remboursement ?

    Il faut savoir que le vendeur dispose de 30 jours après avoir reçu la notification de la renonciation pour rembourser son client. Passer ce délai, il s’expose à des pénalités. En effet, une majoration est appliquée pour les jours de retard supplémentaires. Voilà à quoi la majoration correspond

    • de 5% du prix payé si le retard est compris entre 10 et 20 jours
    • de 20% si le retard est compris entre 30 et 60 jours ;
    • de 50% si le retard est compris entre 60 et 90 jours
    • de à 5 points supplémentaires par mois de retard en plus, dans la limite du prix initial du produit ou du contrat.

    Si le souscripteur n’est toujours pas remboursé, conformément à l’article 112-9 du Code de la Consommation , le vendeur est passible de 15 000€ d’amende.

  • Téléconsultation : quelle prise en charge ?

    Téléconsultation : quelle prise en charge ?

    La téléconsultation : comment ça marche ?

    La téléconsultation, ou aussi appelée la télémédecine , est un nouveau mode de rendez-vous médical à distance qui permet un afin d’avoir un accès plus rapide aux soins.

    Il est possible de pratiquer une téléconsultation avec n’importe quel médecin, généraliste ou spécialiste, bien que le plus souvent se sont les médecins généralistes qui en proposent. Tout médecin a d’ailleurs le droit de faire usage de la téléconsultation, peu importe son secteur (1, 2 ou adhérent à l’OPTAM ), sa spécialité ou son lieu d’exercice.

    De même, a priori, peu importe le motif de la consultation, le patient peut demander un rendez-vous à distance. Il n’y a aucune règle quant à la raison de la téléconsultation. Néanmoins, c’est le médecin qui est maître de proposer ou non la téléconsultation. Elle ne remplace pas le rendez-vous physique et doit être utilisée comme alternative.

    Le rendez-vous se passe en visioconférence, via des logiciels de communication à distance et il est nécessaire de disposer d’une connexion internet pour effectuer une téléconsultation. Attention, il faut obligatoirement posséder une webcam afin de pouvoir procéder à la téléconsultation. La liaison vidéo est primordiale.

    Avant de pouvoir procéder à la consultation, il faut avoir pris rendez-vous. Le déroulement est le même que pour une consultation classique, à la différence que le diagnostic se fait en fonction des dires et des symptômes du patient, aucun examen ne pouvant être réalisé.

    A la fin de la téléconsultation, le médecin peut prescrire une ordonnance au patient. Celle-ci peut être transmise par voie postal ou bien via une messagerie informatique sécurisée. Le compte-rendu de la consultation est également sauvegardé et peut être directement archivé dans un Dossier Médical Partagé , si le patient en possède un.

    La téléconsultation : accessible à tous, sous quelles conditions ?

    Toutefois, il existe quelques conditions afin de pouvoir avoir accès à la téléconsultation. La première est que le médecin et le patient se soient déjà vu dans le cadre d’un rendez-vous classique, dans les 12 mois précédents la téléconsultation.

    De même, le parcours de soins coordonnés doit être respecté. Cela signifie que si le patient ne consulte pas son médecin traitant , il doit avoir été orienté vers le spécialiste, auteur de la téléconsultation, par celui-ci.

    Avec la crise du covid-19, cette condition a été levée. Le patient n’est pas obligé de consulter son médecin traitant ni un médecin qu’il aurait vu dans les 12 mois précédents la téléconsultatation pour y avoir accès et pour être remboursé.

    Quels sont les objectifs de la téléconsultation ?

    L’objectif principal du développement de la consultation est de proposer un accès aux soins pour tous et sur tout le territoire, notamment dans des zones où il y a peu de professionnels de santé. La prise en charge est effectivement plus rapide et permet d’éviter par exemple un déplacement aux urgences ou tout autre déplacement inutile.

    La crise du Covid-19 a favorisé l’essor de la téléconsultation

    La pandémie mondiale du Covid-19 a rendu essentiel le développement de la téléconsultation. Elle permet d’éviter de transmettre le virus dans les salles d’attentes des cabinets médicaux et des hôpitaux, surtout en cas de symptômes ou pour les personnes étant cas contact. En avril 2020, avec le confinement, 4,5 millions de téléconsultation ont été réalisées.

    Combien coûte une téléconsultation ?

    Une téléconsultation coûte le même prix qu’une consultation classique, avec un tarif de base, pour une consultation de secteur 1 pour suivi régulier, de :

    Consultez notre simulateur de remboursement consultation pour connaitre le prix de la consultation dans votre cas de figure.

    Quel remboursement pour une téléconsultation par la Sécurité sociale ?

    Avant la crise liée au COVID-19, la Sécurité sociale appliquait le même rembourement que pour une consultation classique. Ainsi, si le patient consulte un médecin généraliste , dans le parcours de soin coordonné, il est remboursé à 70% de la Base de Remboursement de la Sécurité sociale s’élevant à 25€ pour un médecin de secteur 1 et 23€ pour un praticien de secteur 2.

    La loi de financement de la Sécurité Sociale , proposé par Olivier Véran, le ministre des solidarités et de la santé déclare que la téléconsultation est désormais remboursée à 100% et qu’elle est éligible au tiers-payant. Aucune avance de frais ne sera demandée au patient.

    Cette mesure mise en place pendant le confinement a été prolongée jusqu’au 31 juillet 2022.

    Quelle prise en charge des téléconsultation par les mutuelles santé ?

    Le remboursement des téléconsultation avec des médecins généralistes ou spécialistes fait partie du cahier des charges de complémentaires santé responsables. Ces dernières sont donc tenues de rembourser les téléconsultations, au moins à hauteur du ticket modérateur, c’est-à-dire de 100% du tarif de base. Si vous consultez un médecin de secteur 1 en téléconsultation dans le parcours de soin, vous n’aurez donc pas de reste à charge à l’exception du ticket modérateur.

    Nous vous recommandons de choisir votre mutuelle santé avec attention et de bien définir vos besoins avant de comparer les offres. Passer par un courtier peut vous permettre de gagner du temps : un bon courtier pourra vous permettre d’éviter les pièges de certaines mutuelles et d’être sûr que vous signez bien le contrat le plus adapté à vos besoins.

  • Naturopathe : explication et prise en charge

    Naturopathe : explication et prise en charge

    Les médecines naturelles séduisent de plus en plus les Français et la naturopathie ne fait pas exception. Alternative à la médecine allopathique et aux traitements médicamentaux, elle a été reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) comme étant la 3e médecine traditionnelle au monde, après la médecine traditionnelle chinoise et la médecine Ayurvédique. Mais comment est-ce pris en charge en France ?

    Qu’est-ce qu’un naturopathe ?

    La naturopathie fait partie des médecines naturelles ou médecines douces . Elle a la particularité d’être une médecine holistique, autrement dit, c’est une médecine qui s’intéresse au patient à la fois physiquement, mentalement mais aussi sur le plan émotionnel. Il s’agit d’étudier le patient dans son environnement, de prendre tous les aspects de sa vie en considération. Le naturopathe va chercher à comprendre la cause qui fait apparaître tel ou tel symptôme, sans s’arrêter à celui-ci. Le symptôme importe bien moins que la cause. Selon L’OMS , “la naturopathie est un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques.”

    La naturopathie est axée sur la prévention plus que sur la guérison. Le naturopathe n’est pas un médecin, il ne peut donc rien prescrire, ni médicaments ni examens ni actes médicaux. Il faut plutôt le voir comme un guide qui accompagne son patient dans la vie quotidienne. Il donne des conseils d’hygiène de vie pour être mieux dans son corps et dans sa peau.

    Plusieurs techniques naturelles sont utilisées :

    • Le naturopathe peut conseiller à un patient de changer ses habitudes alimentaires, afin d’avoir une alimentation plus saine et équilibrée.
    • Le sport et l’activité physique sont également conseillés par le naturopathe afin de retrouver un bon équilibre physique et nerveux.
    • Il peut aussi donner des conseils afin de mieux gérer le stress et les émotions
    • Il peut également utiliser les huiles essentielles et les herbes

    La naturopathie : une philosophie de vie reposant sur 4 piliers

    La naturopathie est une forme de médecine qui s’appuie sur une philosophie bien particulière qui se découpe en 4 pilliers :

    • Le premier a pour mantra : « Primum non nocere » qui veut dire en latin « D’abord ne pas nuire ». Autrement dit, il s’agit de ne pas proposer des traitements qui pourraient aggraver un mal-être.
    • Le deuxième pilier met en exergue le fait que le corps humain possède en lui une capacité d’auto-guérison. Cela vient du latin « Vis medicatix naturae » qui signifie « La nature recèle son propre pouvoir de guérison ».
    • Le rôle du naturopathe est de remonter à la cause. C’est pourquoi, le troisième pilier est « Tolle causam », traduit par « Découvrir et traiter la cause ».
    • Enfin, le dernier pilier est celui de l’enseignement. Il s’agit de transmettre au patient un savoir sur le fonctionnement de son corps et sur les moyens naturels de le soigner.

    La naturopathie a connu un renouveau dans les années 70

    La naturopathie est une technique ancestrale , héritée du médecin grecque Hippocrate. Pendant longtemps, la naturopathie a été la médecine la plus utilisée en occident et ce jusqu’au XXe siècle. La découverte des médicaments chimiques et la médecine allopathique que l’on connait aujourd’hui ont peu à peu remplacé la naturopathie pour devenir la médecine de référence.

    Toutefois, un Allemand, Benedict Lust, fonde officiellement la naturopathie en 1902 à New York en inaugurant la première école. Mais il faudra attendre les années 1970 pour qu’elle connaisse un nouvel essor, si bien qu’en 1983, l’OMS recommanda aux autorités médicales de tous les pays d’intégrer la naturopathie aux services de santé publics.

    En France, c’est Pierre Valentin Marchesseau dans les années 30 et plus récemment André Roux qui ont défini les principes de la naturopathie française.

    Comment se déroule une consultation chez un naturopathe ?

    La première séance sert à dresser un profil du patient, de déterminer ses habitudes alimentaires, ses habitudes de sommeil et également de savoir s’il a des antécédents médicaux. Ainsi, elle commence par un interrogatoire. Il va ensuite établir un bilan de vitalité. Il s’agit d’une sorte d’état des lieux pour mesurer l’état de forme du patient. Il va ensuite établir un programme personnalisé que le patient va pouvoir intégrer dans sa vie quotidienne afin d’améliorer son hygiène de vie.

    Comment bien choisir son naturopathe ?

    Attention, le métier de naturopathe n’étant pas reconnu par l’État, quiconque peut se prétendre l’être, sans en avoir les compétences. Toutefois, l’État, depuis 2019 , a reconnu un diplôme de Conseiller en naturopathie qui peut être délivré par deux écoles :

    Par ailleurs, il existe également d’autres écoles qui sont agrées par la Fédération française des Écoles de Naturopathie (FÉNA) . C’est la référence en matière de qualité de formation, car elle a été créée dans l’optique d’assurer des formations solides et sérieuses afin de former des professionnels capables de se montrer à la hauteur des exigences demandées par le métier.

    Quelle prise en charge pour un consultation chez un naturopathe ?

    Les séances de naturopathie coûte entre 50€ et 100€ . Étant donné que la discipline n’est pas reconnue, les consultations ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.

    En revanche, certaines mutuelles remboursent (au moins partiellement !) les consultations en médecine naturelle.

  • Ostéopathie : prise en charge et explications

    Ostéopathie : prise en charge et explications

    Qu’est-ce que l’ostéopathie ?

    L’ostéopathie fait partie de la médecine naturelle . Le praticien utilise des techniques manuelles douces et des manipulations des muscles et articulations afin de traiter des problèmes mécaniques. La discipline s’appuie sur les principes fondateurs suivants :

    • Le corps est une unité
    • Les fluides circulent librement dans le corps
    • Tout blocage d’ordre mécanique a une répercussion sur le bon fonctionnement d’une fonction vitale

    Autrement dit, il aborde le corps dans son ensemble afin de soulager une douleur ou débloquer un membre. Il se concentre sur le squelette les viscères ou encore le crâne. Il s’agit de retrouver un équilibre général dans tout le corps, grâce à 4 formes de manipulations :

    • les manipulations fonctionnelles, qui mobilisent les tissus pour détendre;
    • les manipulations viscérales, qui rendent leur pleine efficacité au foie, à la rate et aux intestins;
    • les manipulations structurelles, qui libèrent les points de blocage ;
    • les manipulations crâniennes, qui agissent sur les os du crâne pour lui redonner souplesse et améliorer la respiration.

    L’ostéopathie est arrivée en Europe au début du XXème siècle

    La discipline voit le jour à la fin du XIX. C’est un médecin américain, Andrew Taylor Still qui énonce en 1874 les principes de l’ostéopathie avant de fonder la première école en 1892 à Kiskville. Ce n’est qu’en 1917 que l’ostéopathie arrive en Europe et la discipline se répand peu à peu. En 1950, Paul Gény ouvre l’École Française d’Ostéopathie à Paris. Mais il faudra attendre le 4 mars 2002 et la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé pour que l’ostéopathie soit reconnue.

    Comment se déroule une consultation avec un ostéopathe ?

    Une séance d’ostéopathie dure environs 45 minutes et commence toujours par un interrogatoire du patient pour pouvoir déterminer où souffre le patient et ses troubles. Il sert également à faire un bilan des antécédents médicaux (opérations, fractures, chocs, maladies). Ensuite, il procède aux manipulations.

    Il est conseillé de prévoir une tenue confortable afin de faciliter le travail à l’ostéopathe et pour le patient d’être plus à l’aise.

    Quelle différence avec un masseur-kinésithérapeute ?

    L’ostéopathie est une discipline à part entière, ce n’est pas une branche de la kinésithérapie mais si l’ostéopathe peut également être un kinésithérapeute. Ces derniers sont des auxiliaires de santé encadré par le code de la santé publique . A la différence de l’ostéopathe qui aborde le corps dans sa globalité, le kinésithérapeute va se concentrer sur la zone douloureuse.

    Le kinésithérapeute est un professionnel ayant un diplôme : il est donc recommandé de choisir son praticien selon la liste des diplômés répertoriés sur le site de l’Union Fédérale des Ostéopathes de France (UFOF)

    Quelle prise en charge pour un consultation chez un ostéopathe ?

    Le prix d’une consultation chez un ostéopathe varie entre 40 et 80 euros. Bien que la discipline, et notamment le diplôme d’ostéopathe, soit approuvée par l’État, elle n’est pas reconnu par l’Ordre des médecins et les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale .

    Toutefois, certaines mutuelles prennent en charge ces consultations. Cela dépend du contrat et de la couverture choisie. Souvent, un forfait pour l’ostéopathie est alloué avec une somme fixe à dépenser par an.

    Vous avez d’autres questions ?

    L’équipe Mutualib est à votre disposition pour vous aider à comprendre votre contrat de complémentaire santé et à choisir la meilleure offre

  • Chiropracteur : explication et prise en charge

    Chiropracteur : explication et prise en charge

    Les médecines naturelles séduisent de plus en plus les Français et la chiropraxie ne fait pas exception. Mais comment est-ce pris en charge en France ?

    Qu’est-ce qu’un chiropracteur ?

    La chiropraxie fait partie des médecines naturelles ou médecines douces . Elle s’appuie sur une philosophie particulière, selon laquelle le système relierait les tourments de l’âme avec les maux du corps.

    La chiropraxie est surtout axée sur tout ce qui touche à la colonne vertébrale et à son lien avec le système nerveux . C’est une technique basée sur des manipulations douces, souvent réalisées à mains nues, afin de libérer les nerfs et de soulager les douleurs. Elle se focalise ainsi surtout sur les douleurs du dos.

    Chiropraxie et ostéopathie : quelle différence ?

    Les personnes souffrant de douleurs lombaires peuvent faire appel à la fois au chiropracteur mais aussi à l’ostéopathe. Mais quelle est la différence entre ces deux praticiens?

    L’ostéopathe s’occupe des douleurs dans leur globalité. Il va prendre en compte à la fois la colonne vertébrale mais aussi les articulations, les ligaments, les muscles et même le crâne. Il essaie de remonter à la cause de la douleur et ne se concentre pas uniquement sur l’endroit où elle se déclenche.

    A l’inverse, le chiropracteur va se focaliser presque uniquement sur la colonne vertébrale. 90% de son travail va consister en des manipulations vertébrales. Le but est de soulager les douleurs et de restaurer un bien-être général en se concentrant sur l’union entre la colonne vertébrale et le système nerveux.

    La petite histoire de la chiropraxie :

    La chiropraxie est une discipline très développée en Amérique du Nord. Elle a vu le jour en 1895 au États-Unis. C’est Daniel David Palmer qui en est le fondateur. Une première école, à laquelle il a donné son nom, est inaugurée en 1897.

    En 2005, l’Organisation Mondiale de la Santé publie un guide des lignes directrices de la pratique de la chiropraxie et met en place des normes de sécurité. Elle recommande même aux pays membres de reconnaître et de réglementer la discipline.

    Pourquoi consulter un chiropracteur ?

    Il est conseillé de consulter un chiroprateur :

    • Si le patient rencontre des douleurs dans le bas du dos (lombalgies mécaniques), au niveau des cervicales, ou encore au coccyx ;
    • Si le patient est atteint d’une sciatique, de torticolis, de tendinites ou de lumbagos
    • Si le patient souffre de céphalées d’origine cervicale
    • Si le patient a des vertiges
    • Si le patient a des douleurs au niveau des genoux, des épaules, des omoplates, aux talons, aux chevilles.

    Comment se déroule une consultation chez le chiropracteur ?

    La consultation se déroule en 3 étapes :

    • Le praticien commence toujours par un interrogatoire sur les antécédants médicaux et la raison de la visite. Puis, il procède à un examen physique global afin de détecter le problème.
    • La seconde étape est celle de la manipulation. C’est la plus grande partie de la consultation.
    • La séance se termine par des conseils en termes de postures, de nutrition ou d’hygiène de vie, afin de prévenir de futures maux

    Comment bien choisir son chiropracteur ?

    Aujourd’hui, on compte environ 1400 chiropracteurs en France. Ils sont tous issus de la même formation, suivie à l’Institut franco-européen de chiropratique (IFEC).

    Quelle prise en charge pour un consultation chez un chiropracteur ?

    Les séances de naturopathie coûte entre 45€ et 80€ . Étant donné que la discipline n’est pas reconnue, les consultations ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.

    Néanmoins, certaines mutuelles prennent en charge ces consultations. Cela dépend du contrat et de la couverture choisie. Souvent, un forfait pour la chiropraxie ou pour les médecines douces en général, est alloué avec une somme fixe à dépenser par an.