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  • Étiopathe : explication et prise en charge

    Étiopathe : explication et prise en charge

    Les médecines naturelles séduisent de plus en plus les Français et l’étiopathie ne fait pas exception. Mais comment est-ce pris en charge en France ?

    Un étiopathe : qu’est-ce que c’est ?

    L’étiopathie fait partie des médecines naturelles ou médecines douces . C’est une discipline médicale non conventionnelle, alternative à la médecine allopathique.

    L’étiopathe est un praticien qui va utiliser des techniques exclusivement manuelles pour soigner les douleurs du patient. L’étiopathie bannit l’usage de de médicaments. Le mot étiopathie vient d’ailleurs du grec aïtia « cause » et pathos, « souffrance », ce qui signifie que la pratique vise à déterminer en priorité la cause des douleurs afin de pouvoir les soigner. Ainsi, l’étiopathe procède à un vrai travail d’investigation, qui découle d’une analyse approfondie de l’organisme et des douleurs et symptômes du patient.

    Étiopathie, chiropraxie et ostéopathie : quelle différence ?

    L’étiopathie est une discipline parente de l’ostéopathie et de la chiropraxie . En effet, elles utilisent toutes des techniques manuelles afin de soulager les douleurs des patients.

    Cependant, l’ostéopathie accorde une place beaucoup plus importante au squelette et aux problèmes osseux tandis que l’étiopathie traite du système nerveux. De même, la chiropraxie se concentre essentiellement sur la colonne vertébrale et utilise un corpus théorique différent. Les deux pratiques ne découlent pas de la même philosophie.

    La petite histoire de l’étiopathie :

    L’étiopathie est une discipline relativement récente. Elle voit le jour en 1963 en France, à la suite des travaux de Christian Trédaniel. Après 20 ans de recherche, il publia un ouvrage « Principes fondamentaux pour une médecine étiopathie ».

    C’est une pratique qui s’inspire du du reboutement , une technique de massage ancestrale spécifique.

    Pourquoi consulter un étiopathe ?

    Tout le monde peut consulter un étiopathe, du nourrisson aux personnes âgées. Même les femmes enceintes peuvent lui rendre visite.

    L’étiopathe s’adresse avant tout aux personnes souffrant des troubles suivants :

    • Tout ce qui touche au système ORL.
    • Tout ce qui touche à la colonne vertébrale.
    • Tout ce qui touche aux articulations.
    • Tout ce qui touche à la grossesse.
    • Tout ce qui touche au système respiratoire.
    • Tout ce qui touche au système digestif.

    Comment se déroule une consultation chez un naturopathe ?

    Comme pour la plupart des consultations chez des professionnels de santé, la consultation chez un étiopathe commence par un interrogatoire afin de discerner les symptômes et les douleurs du patient, ainsi que ses antécédents médicaux. Puis, le praticien va procéder à un entretien clinique pour pouvoir trouver la cause de la douleur. La troisième étape consiste à évaluer la gravité de la situation. Si la situation est trop grave, l’étiopathe réorientera le patient vers un autre professionnel, qui sera plus à même de traiter la pathologie. Enfin, la séance se poursuit par une manipulation, visant à soulager les douleurs du patient.

    Comment bien choisir son étiopathe ?

    Il n’existe pas beaucoup de formations afin de devenir étiopathe. Seules 4 universités en proposent une. Elles sont accessibles sur dossier et entretien. Il faut tout de même faire attention car la formation des étiopathes n’est pas encadré par la loi ni par le Code de la santé publique. Néanmoins, l’Institut Français d’Étiopathie recense les étiopathes en France.

    Quelle prise en charge pour un consultation chez un chiropracteur ?

    Les séances d’étiopathie coûte entre 40 et 80 € . Étant donné que la discipline n’est pas reconnue, les consultations ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.

    Néanmoins, certaines mutuelles prennent en charge ces consultations. Cela dépend du contrat et de la couverture choisie. Souvent, un forfait pour l’étiopathie ou pour les médecines douces en général, est alloué avec une somme fixe à dépenser par an.

  • Médecin homéopathe : explication et prise en charge

    Médecin homéopathe : explication et prise en charge

    Les médecines naturelles séduisent de plus en plus les Français et l’homéopathie ne fait pas exception. Mais comment est-ce pris en charge en France ?

    Qu’est-ce qu’un médecin homéopathe ?

    Le médecin homéopathe est un professionnel de la santé, ayant suivi à la fois la formation d’un médecin généraliste et s’étant spécialisé dans l’homéopathie. C’est une médecine naturelle , reconnue officiellement. Elle a pour particularité de soigner les maladies par des substances naturelles qui peuvent provoquer des symptômes chez une personne en bonne santé. Il s’agit de soigner le mal par le mal.

    Contrairement à la médecine allopathique, l’homéopathie repose sur l’idée qu’il faut traiter le patient dans son ensemble et non pas seulement ses symptômes ou sa maladie. C’est donc une médecine holistique , tout comme la naturopathie . Le praticien va s’intéresser au mode de vie, aux facteurs environnementaux, au caractère et aux antécédents médicaux du patient. Chaque détail est important afin de prescrire le traitement le plus adapté et le plus personnalisé possible.

    Qu’est qu’un traitement homéopathique ?

    Le médecin homéopathe a la possibilité de prescrire à son patient des médicaments homéopathiques. Différents des médicaments conventionnels , ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale . Ils sont faits à partir de principes actifs que l’on trouve dans les minerais, les animaux ou encore les végétaux. Le principe est le suivant : une toute petite quantité d’un produit qui rendrait malade une personne saine peut soigner une personne malade.

    La petite histoire de l’homéopathie :

    Étymologiquement, le mot homéopathie vient du grec « homoios », qui veut dire semblable et de « pathos », traduit par douleur ou maladie. La discipline a vu le jour en 1810, suite aux travaux du médecin allemand, Samuel Hahnemann . Toutefois, ce n’est qu’en 1965 qu’elle est officiellement reconnue en France et que les traitement homéopathiques trouvent leur place dans la Pharmacopée Française.

    Comment se déroule une consultation chez un médecin homéopathe ?

    La consultation chez un médecin homéopathe diffère de peu de celle d’un médecin généraliste, à cela près qu’elle dure plus longtemps. En effet, il faut compter au minimum 1 heure pour une première consultation.

    Elle commence tout d’abord par un interrogatoire approfondi sur la vie du patient. Certaines questions peuvent même paraître hors sujet mais il s’agit pour le médecin d’établir le profil le plus précis possible. Le médecin procédera ensuite à un examen clinique.

    Une spécialité réservée aux professionnels de santé :

    L’homéopathie est une branche très particulière de la médecine. Cependant, tout le monde ne peut pas devenir homéopathe, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des disciplines de la médecine douce. Seuls les professionnels de la santé, possédant déjà un diplôme peuvent suivre une formation afin de devenir homéopathe. . Pour trouver un homéopathe, il est possible de consulter ce site internet.

    Quels remboursements pour une consultation chez un homéopathe ?

    Le médecin homéopathe étant avant tout un médecin généraliste, la consultation sera remboursée à 70% de la base de Remboursement de la Sécurité Sociale qui s’élève à 23€ dans le parcours de soin coordonnée . Cependant, les consultations étant plus longues que des consultations classiques, les honoraires peuvent être élevées. Dans ce cas-là, les mutuelles peuvent prendre le relai.

    Les examens et les traitements prescrits par l’homéopathe sont-ils remboursés par la Sécurité sociale ?

    Oui, un homéopathe peut prescrire des examens et des traitements médicaux. Les examens prescrits par l’homéopathe sont ensuite remboursés par la Sécurité sociale.

  • Orthodontie : explication et prise en charge

    Orthodontie : explication et prise en charge

    De plus en plus de Français ont recours à des traitements orthodontiques. En effet, en 2017, 55% d’entre eux déclaraient estimer avoir besoin d’un appareil dentaire ou en avoir déjà eu un. Mais comment les consultations et appareils sont-ils pris en charge par la Sécurité sociale ?

    Qu’est-ce que l’orthodontie ?

    L’orthodontie, aussi appelé orthodontie dentofaciale, est une discipline médicale qui s’occupe des troubles liés aux anomalies de la forme des mâchoires et de la position des dents. Il s’agit de corriger les malformations et malpositions dentaires afin que la dentition soit plus belle et plus fonctionnelle. Elle permet de rétablir l’alignement des dents et de prévenir les traumatismes dentaires, les morsures du palais et les problèmes paradontaux.

    Emmanuel Frerejouand, orthodontiste membre de la FFO, définit les objectifs de l’orthodontie de la manière suivante : « il ne s’agit pas uniquement de remettre les dents et les mâchoires droites, mais aussi de contribuer au bien-être du patient, et surtout, de lui assurer l’optimisation des 3 fonctions de la bouche que sont la mastication, la déglutition et la phonation. Cette reconnaissance des bénéfices fonctionnels de l’orthodontie commence aujourd’hui à émerger dans l’esprit de nos patients. »

    Comment se déroule une consultation chez un orthodontiste ?

    Une première consultation chez l’orthodontiste dure entre 30 min et 1h15 . Le praticien va procéder à un examen de la dentition du patient et prendre une radiographie panoramique pour évaluer le développement des dents et leur position. Il va ensuite décider du traitement qu’il convient d’adopter.

    Comment les traitements orthodontiques sont-ils pris en charge ?

    Les traitements d’orthodontie sont remboursés par Sécurité sociale pour les enfants de moins de 16 ans.

    Attention, le remboursement n’est pas automatique, il faut d’abord obtenir l’accord préalable de la caisse d’assurance maladie en faisant remplir par votre médecin ou votre dentiste ce formulaire .

    Pour les personnes de plus de 16 ans, un remboursement pour un semestre de traitement préalable à une intervention chirurgicale portant sur les maxillaires peut être accordé par l’Assurance maladie à titre exceptionnel. Comme pour les mineurs de moins de 16 ans, une demande doit être effectué et elle doit comporter en plus une lettre du praticien qui doit effectuer l’intervention chirurgicale, motivant l’exécution du traitement.

    Les traitements d’orthodontie sont remboursés à 70 % (actes inférieurs à 120 euros) ou à 100 % (actes supérieurs à 120 euros) sur la base de remboursements de la Sécurité sociale . Cependant, les montants de la prise en charge ne sont pas en accord avec la réalité. Il faut, en effet, compter entre 600€ et 1200€ pour un semestre de traitement.

    SituationBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Première consultation23€70%16,10€6,90€
    Examens initiaux43€70%30,10€12,90€
    Traitement par semestre à 600€ (6 maximum)193,50 €100%193,50€406,50€
    Séance de surveillance à 23€(2 maximum par semestre)10,75 €70%7,53 €15,47€
    Contention 1re année161,25€100 %161,25€Honoraires
    Contention 1re année161,25€100 %161,25€Honoraires
    Contention 2ème année107,50€100 %107,50€Honoraires

    Pour rappel, la participation forfaitaire de 1 € ne s’applique pas aux consultations, actes et soins réalisés par un chirurgien-dentiste.

    Seuls les bénéficaires de Complémentaire Santé Solidaire verrons leur frais d’orthodontie intégralement pris en charge, si la caisse primaire d’Assurance maladie donne son accord pour ce traitement.

  • Orthophoniste : explication et prise en charge

    Orthophoniste : explication et prise en charge

    Qu’est-ce qu’un orthophoniste ?

    L’orthophoniste est le spécialiste des troubles du langage, qu’ils se matérialisent à l’écrit ou à l’oral. C’est un spécialiste de la communication, qui a obtenu un certificat de capacité d’orthophoniste , après avoir fait 5 ans d’étude . Il s’adresse aussi bien à des enfants qu’à des personnes adultes. Contrairement à la pensée commune, il n’y a pas d’âge pour aller consulter un orthophoniste.

    Le praticien va faire en sorte de proposer des exercices spécifiques, afin de guérir ou du moins d’améliorer nettement les troubles du langage dont souffre le patient. Ainsi, sa principale mission est de proposer des programmes de rééducation.

    Quand consulter un orthophoniste ?

    Les troubles suivants sont les principaux troubles pour lesquelles une consultation chez l’orthophoniste est nécessaire :

    Comment se déroule une séance chez l’orthophoniste ?

    Les séances sont des séances personnalisées ; elles sont adaptées à chaque patient et sont réalisées en fonction du diagnostic établi lors de la première séance. Leur nombre varie entre 30 et 50 , d’une durée d’environ 40 minutes .

    Celle-ci se déroule de la manière suivante. Le praticien va procéder à un interrogatoire sur les raisons de la consultation et essayer de replacer la manière dont surviennent les problèmes de communication en contexte. Il va également regarder attentivement le carnet de santé du patient avant de l’interroger sur ses antécédents médicaux et ceux de ses proches. Il en résulte un bilan orthophonique , qui détermine la nature des troubles et les moyens de les traiter. Il s’agit de trouver l’origine des troubles. Le travail du praticien va s’effectuer avant tout sur ce qui empêche le patient de développer ses capacités psychomotrices et langagières.

    Quel remboursement pour une consultation chez l’orthophoniste ?

    En France, d’après une étude de la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques 25 607 orthophonistes prodiguent leurs soins en France, au 1er janvier 2019.

    Un rendez-vous chez un orthophoniste ne peut être pris que sur avis d’un médecin traitant. Ainsi, pour être remboursé, il faut obligatoirement être dans le parcours de soins coordonnés. L’odonnance médicale doit dater de moins de 6 mois . Les orthophonistes sont des auxiliaires médicaux, tout comme le kinésithérapeute , l’infirmier , l’orthoptiste et le podologue .

    Le taux de remboursement par la Sécurité sociale (hors Alsace Moselle) d’une consultation chez un orthophoniste est fixé, comme pour tous les auxiliaires médicaux, à 60% pour un tarif de base de 16,13€. Il faut ensuite retirer 0,50€ correspondant à la franchise médicale.

    SituationBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Rééducation de la déglutition dysfonctionnelle20€60%11€9€
    Rééducation des troubles de l’articulation20€60%11€9€
    Rééducation des dysphagies27,50 €60%15,5€12€
    Rééducation des troubles de la communication et du langage écrit25,25€60%14,15 €15,47€

    La franchise médicale de 1€ par séance s’applique aux consultations, actes et soins réalisés par un orthophoniste.

    Pour limiter le reste à charge pour les frais d’orthophoniste, il est recommandé de souscrire à une complémentaire santé. Un contrat dit « responsable » (95% des contrats sur le marché aujourd’hui), va prendre en charge à hauteur d’au moins 100% du tarif de base les consultations chez l’orthophoniste

  • L’hospitalisation à domicile : explication et prise en charge

    L’hospitalisation à domicile : explication et prise en charge

    Avec 81% des Français favorables à l’hospitalisation à domicile , c’est une pratique qui tend à se démocratiser. Mais comment est-ce pris en charge ?

    L’Hospitalisation à domicile, qu’est-ce que c’est ?

    Le patient hospitalisé à domicile reçoit des soins techniques, intensifs et complexes sans avoir besoin de se rendre à l’hôpital. Il reste dans sa maison ou appartement pendant toute la durée des soins. L’hospitalisation à domicile (HAD) permet de garantir une continuité des soins et un suivi de l’évolution des pathologies tout en restant dans un environnement familier.

    Le patient évite, retarde ou raccourcit ainsi la durée de son hospitalisation. L’HAD se fait sur une période limitée qui peut néanmoins être renouvelée, en fonction de l’état de santé et de l’évolution de la maladie du patient.

    Voici un exemple de soins qu’il est possible de recevoir pendant une HAD :

    • des soins ponctuels, notamment en cas de maladies non stabilisées (par exemple, une chimiothérapie),
    • des soins de réadaptation au domicile (notamment en cas de retour anticipé après l’accouchement, de maladie cardiaque, de traitement orthopédique,…),
    • des soins palliatifs.

    L’hospitalisation à domicile en quelques chiffres :

    En 2014, 309 structures proposaient un suivi et des soins dans le cadre d’une hospitalisation à domicile. Cela représentait environ 106 000 personnes accueillies et la prise en charge par l’Assurance Maladie s’élevait à 944 millions d’euros.

    Comment bénéficier d’une hospitalisation à domicile ?

    Pour qu’une hospitalisation à domicile soit approuvée et mise en place, il faut que plusieurs critères soient réunis :

    • Tout d’abord, seul le médecin traitant ou le médecin hospitalier peuvent suggérer une HAD. Si l’initiative provient du médecin hospitalier, il est dans l’obligation de demander l’accord du médecin traitant.
    • Il faut également que le médecin hospitalier juge que les soins dont le patient a besoin sont faisables à domicile et que l’état du patient n’entrave pas le bon déroulement des soins et du suivi à domicile. Dans certains cas, l’état du patient est trop critique pour imaginer une HAD et implique de rester à l’hôpital.
    • Le domicile du patient doit également être adapté. Il faut par exemple y avoir la place pour les infirmiers de circuler et de prodiguer les soins. Tout le matériel médical nécessaire doit aussi pouvoir être stocker.
    • Enfin, l’accord du patient et de la famille doit être donné. Il est tout à fait possible, même si le médecin suggère une HAD, de la refuser.

    Qui peut se faire hospitaliser à domicile ?

    L’hospitalisation à domicile concerne surtout les patients atteints de pathologies graves, aiguës ou chroniques qui nécessitent une hospitalisation. Il s’agit bien d’une alternative à un séjour à l’hôpital.

    Un suivi de qualité hors hôpital ?

    Lorsque l’hospitalisation à domicile est jugée réalisable, alors il n’y a aucune différence pour le patient dans la qualité des soins et du suivi médical. Tout le matériel nécessaire est livré par l’établissement qui va prendre en charge votre HAD. Ce sont des établissements rattachés à un établissement hospitalier ; considéré comme des établissements de santé. Par-là-même, ils sont régis par les mêmes règles et les mêmes normes d’hygiène, de sécurité et de qualité que les hôpitaux. Les établissements d’HAD sont autorisés sur un territoire déterminé par l’Agence régionale de santé. Ils sont donc présent sur la majeur partie du territoire français.

    Le patient et sa famille ont accès à une assistance téléphonique en continu, qu’ils peuvent joindre 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Cela fait partie du protocole. Si votre état de santé s’aggrave et qu’un séjour en hôpital est nécessaire, le transfert est géré par l’établissement d’HAD en coopération avec la structure concernée.

    Comment l’hospitalisation à domicile est prise en charge ?

    La prise en charge de l’hospitalisation à domicile ne diffère que très peu d’une hospitalisation classique. En effet, les soins sont pris en charge à 80% de la base de remboursement de la Sécurité sociale. Les 20% peuvent être remboursés par la mutuelle , si celle-ci le prévoit dans le contrat. Les tarifs sont fixés chaque année par le ministère de la Santé.

    Pour avoir un ordre d’idée, le prix d’une journée de soins est compris entre 86 et 500€ par jour . En moyenne, en 2011, une journée de soin se facturait 196€. . Les différences de tarif se comprennent en fonction de la nature des soins prodigués, de la complexité de la situation clinique, de l’état de dépendance de la personne accueillie, de la durée de sa prise charge et de l’évolution de son état de santé au cours du séjour.

    Néanmoins, le patient n’a pas à payer le forfait journalier hospitalier, étant donné qu’il reste chez lui.

    En cas d’Affection Longue Durée (ALD) , la prise en charge par l’Assurance Maladie se fait à 100%.

    Une dispense d’avance de frais s’applique aussi pour :

    • les honoraires des médecins traitants et spécialisés que vous consultez dans le cadre de votre HAD ;
    • les frais liés à l’achat de médicaments ;
    • les actes de laboratoires d’analyses biologiques liés à votre HAD ;
    • les honoraires des professionnels paramédicaux ( infirmier , aide-soignante, kinésithérapeute , sage-femme, orthophoniste…), si une convention est établie ;
    • le transport en ambulance;
    • l’hospitalisation de jour ;
    • le matériel médical ;
    • le mobilier spécifique (lit médicalisé, fauteuil de repos, etc.) ;
    • le matériel et les accessoires à usage unique.
  • Orthoptiste : explication et prise en charge

    Orthoptiste : explication et prise en charge

    Qu’est-ce qu’un orthoptiste ?

    L’orthoptiste est un praticien spécialiste des yeux. Contrairement à l’ophtalmologue , ce n’est pas un médecin mais un auxiliaire médical, tout comme le kinésithérapeute , l’infirmier l’orthophoniste et le podologue . Il s’occupe plus particulièrement de la rééducation, de la réadaptation des yeux, ainsi que du dépistage de certaines maladies oculaires.

    L’orthoptiste peut être définit de la manière suivante « L’orthoptiste est un professionnel de santé spécialisé dans la prise en charge des troubles visuels tels que les troubles de la vision binoculaire, les strabismes, les paralysies oculomotrices. Il travaille sur prescription du médecin ophtalmologue », selon la praticienne Aude Yvelin.

    Pour prendre rendez-vous, il est possible de consulter au sien d’un cabinet privé mais aussi au sien d’une maison médicale qui rassemble l’ophtalmo et l’orthoptiste. En effet, ces deux praticiens travaillent, le plus souvent en étroite collaboration. D’autres exercent au sein d’un centre hospitalier ou de rééducation.

    L’orthoptiste est un professionnel de la santé, qui a fait 3 ans d’étude au sein d’un des 16 instituts de formation rattachés à une UFR de médecine. Au bout des 3 ans, l’étudiant obtient un certificat de capacité d’orthoptiste , reconnu par l’état.

    Qui est concerné par une consultation chez l’orthoptiste ?

    Il n’y a pas d’âge pour les consultations ; l’orthoptiste règle aussi bien les troubles des mineurs que des adultes. Il est possible de consulter un orthoptiste pour différentes raisons :

    • strabisme,
    • amblyopie ( atteinte fonctionnelle ou organique de la fonction visuelle d’un œil ou des deux),
    • diplopie (vision double),
    • céphalées,
    • vertiges, troubles de l’équilibre,
    • vision trouble
    • larmoiements picotements oculaires,
    • fatigue visuelle, concentration peu soutenue,
    • difficultés d’adaptation aux lunettes,
    • difficultés dans les apprentissages scolaires (lecture , écriture , copie , géométrie),
    • un bébé qui ne joue pas, ne fixe pas, ne s’intéresse pas à son entourage,
    • un enfant qui se rapproche de la télé et qui se tient trop près de son livre,
    • chutes répétées chez la personne âgée,
    • troubles musculo-squelettiques et douleurs posturales,
    • troubles neuro visuels.

    Outre cela, les personnes passant beaucoup de temps devant les écrans peuvent être amenées à consulter un orthoptiste. En effet, une très grande exposition à la lumière bleue peut provoquer des fatigues oculaires.

    Comment se déroule une consultation chez l’orthoptiste ?

    Comme chez la plupart des professionnels de santé, une consultation chez l’orthoptiste débute par un interrogatoire. Il s’agit pour le praticien de déterminer la genèse du problème et de faire le point sur les raisons de la consultation. Les antécédents médicaux du patient seront aussi évoqués et analysés.

    S’ensuit un test d’acuité visuelle. Autrement dit, l’orthoptiste va mesurer la capacité du patient à discerner les détails.

    La consultation se termine par un bilan orthoptique. Il s’agit d’établir les capacités visuelles, motrices et sensorielles du patient, grâce à plusieurs tests visuels. L’orthoptiste peut, par exemple, mesurer la pression intérieure de l’œil, déterminer l’épaisseur de la cornée, effectuer des radiographies, ou encore analyser le fond de l’œil.

    Tous ces examens permettent ensuite de dresser un bilan de la vision du patient, afin de proposer la meilleure rééducation possible. Celle-ci consiste à proposer des exercices ciblés améliorant l’efficacité visuelle du patient.

    Quel remboursement pour une consultation chez l’orthoptiste ?

    Un rendez-vous chez un orthoptiste ne peut être pris que sur avis d’un médecin traitant ou d’un ophtalmologue. Ainsi, pour être remboursé, il faut obligatoirement être dans le parcours de soins coordonnés et l’ordonnance médicale doit dater de moins de 6 mois .

    Le taux de remboursement par la Sécurité sociale (hors Alsace Moselle) d’une consultation chez un orthophoniste est fixé, comme pour tous les auxiliaires médicaux, à 60% pour un tarif de base de 16,13€. Il faut ensuite retirer 0,50€ correspondant à la franchise médicale.

    Orthoptiste : ce qui change en 2022

    Pour limiter les délais d’attente chez l’ophtalmologueles orthoptistes peuvent depuis le 1er janvier 2022 réaliser, sans ordonnance, des bilans visuels simples et prescrire des équipements optiques

    Les patients qui ont besoin de réalisser un bilan visuel simple ou d’une correction faible pourront ainsi consulter directement les orthoptistes.

    Les orthoptistes peuvent donc désormais prescre des lunettes ou des lentilles à faible correction.

    Attention, les orthoptistes ne pourront ensuite renouveler la prescription que si les patients consultent entre temps chez un ophtalmologue

  • Les laboratoires d’analyses médicales : comment ça marche?

    Les laboratoires d’analyses médicales : comment ça marche?

    Qu’est-ce qu’un laboratoire d’analyse médicale ?

    Un laboratoire est un établissement où les patients peuvent venir se faire prélever différents fluides de l’organisme. C’est là où sont pratiqués la plupart des examens biologiques. Des professionnels de santé, des infirmiers , des techniciens de laboratoire et des biologistes, analysent ensuite la composition de ces fluides afin de déterminer ou non si le patient souffre d’une pathologie ou de carence, par exemple.

    La première mission du laboratoire est de contrôler certains paramètres de l’organisme, afin de s’assurer qu’ils ne dépassent pas une certaine limite. Si c’est le cas, cela peut permettre de dépister une anomalie et permettre au médecin traitant de définir le traitement adapté. Ils permettent aussi le suivi de certaines pathologies, afin de mesurer leur évolution. Il peut s’agir de prélèvement de sang, de peaux, d’urines, de selles ou de muqueuses.

    Il existe des laboratoires partout en France.

    Les examens biologiques sont classés en 5 catégories

    Une typologie des analyses en laboratoire a été faite. Elles sont classées en 5 catégories principales :

    • Actes cotés B (actes de biologie)
    • Actes cotés P (actes d’anatomie et de cytologie pathologiques)
    • Prélèvements effectués par les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes
    • Prélèvements effectués par les directeurs de laboratoire non-médecins, les auxiliaires médicaux, les auxiliaires de laboratoire non infirmiers
    • Frais d’analyse et d’examen de laboratoire relatifs au dépistage sérologique du VIH et de l’hépatite C

    Comment se passe le remboursement des examens biologiques en laboratoire ?

    Les analyses en laboratoire sont en parties prises en charge par l’assurance maladie . Mais pour cela, il faut impérativement se munir d’une ordonnance. En effet, si vous n’êtes pas dans le parcours de soin coordonné , vous n’êtes pas éligible au remboursement.

    Comme pour tous les actes médicaux ou toutes les consultations, le remboursement dépend de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale (BRSS). Le taux de remboursement dépend quant à lui de la catégorie de l’examen.

    Voici le taux de remboursement pour les affiliés au régime général :

    Catégorie de l’examen biologiqueTaux de remboursement
    Actes cotés B (actes de biologie)60%
    Actes cotés P (actes d’anatomie et de cytologie pathologiques)70%
    Prélèvements effectués par les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes70%
    Prélèvements effectués par les directeurs de laboratoire non-médecins, les auxiliaires médicaux, les auxiliaires de laboratoire non infirmiers60%
    Frais d’analyse et d’examen de laboratoire relatifs au dépistage sérologique du VIH et de l’hépatite C100%

    Voici le taux de remboursement pour les affiliés au régime Alsace-moselle :

    Catégorie de l’examen biologiqueTaux de remboursement
    Actes cotés B (actes de biologie)90%
    Actes cotés P (actes d’anatomie et de cytologie pathologiques)90%
    Prélèvements effectués par les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes90%
    Prélèvements effectués par les directeurs de laboratoire non-médecins, les auxiliaires médicaux, les auxiliaires de laboratoire non infirmiers90%
    Frais d’analyse et d’examen de laboratoire relatifs au dépistage sérologique du VIH et de l’hépatite C100%
  • Acupuncture : explication et prise en charge

    Acupuncture : explication et prise en charge

    Les médecines naturelles séduisent de plus en plus les Français et l’acupuncture ne fait pas exception. Alternative à la médecine allopathique et aux traitements médicamenteux, plus de 50% des Français pensent que l’acupuncture prodigue des bienfaits pour la santé. Mais comment est-ce pris en charge en France ?

    Qu’est-ce qu’un acupuncteur ?

    Un acupuncteur est un médecin spécialiste de l’acupuncture, une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) . L’acupuncture a pour particularité, comme la naturopathie d’être une médecine holistique. Autrement dit, elle prône une approche globale de l’individu et ne s’intéresse pas uniquement aux maux, aux douleurs à un endroit ciblé.

    L’objectif principal de l’acupuncture est de rétablir l’équilibre énergétique du corps, grâce à une stimulation à l’aide de techniques spécifiques. Parmi ces techniques, on retrouve en premier lieu l’utilisation d’aiguilles, plantées à des endroits précis, mais aussi des dispositifs d’acupression , l’application de ventouses, d’aimants ou de laser.

    L’acupuncture est une discipline reconnue, comme l’atteste son inscription au « patrimoine immatériel de l’humanité » de l’UNESCO, en 2010.

    Pourquoi consulter un acupuncteur ?

    L’acupuncture permet de soulager et de prévenir de nombreux maux. Ainsi, il peut être conseillé d’aller consulter un acupuncteur en cas de douleurs chroniques, telles que les lombalgies, l’arthrose, ou les sciatiques, mais aussi en cas de troubles liés à la grossesse (nausées, lombalgies et sciatique, éversion fœtale…). Les pathologies ORL, les allergies, et les problèmes digestifs comptent aussi au nombre des troubles soignés par l’acupuncture.

    Sur le plan psychique, l’acupuncture peut également être utilisée pour réduire le stress, l’anxiété, la dépression ou l’insomnie chronique. Les addictions (au tabac, à l’alcool ou aux drogues ou substances psychoactives) sont aussi des raisons fréquentes de consultation.

    Acupuncteur et auriculothérapie : quelle différence ?

    L’acupuncture est souvent confondu avec l’auriculothérapie. Pourtant, la première est une technique qui s’applique à tous le corps, tandis que l’auriculothérapeute se concentre uniquement sur les points autour de l’oreille.

    L’acupuncture, une médecine ancestrale

    L’acupuncture est une technique qui a traversé les siècles et même les millénaires. Sa naissance remonte à l’époque du néolithique en Chine. Le premier livre sur la médecine traditionnelle chinoise, le Nei Jing , date du IVe siècle avant JC et est toujours considéré comme une référence. La première faculté d’acupuncture est fondée en 1068. Le mot acupuncture a d’ailleurs été inventé par les jésuites au 16ème siècle lorsqu’ils ont découvert la médecine chinoise, le vrai nom est Zhen Jiu qui signifie l’art des aiguilles de métal et de la moxibustion.

    Comment se déroule une consultation chez un acupuncteur ?

    Une séance chez l’acupuncteur, et notamment la première, commence par un interrogatoire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle dure environ 1 heure. Il s’agit pour le praticien de faire un bilan de l’état de santé général du patient et de cibler le problème qui amène à la consultation. C’est également le moment de faire un point les antécédents familiaux. La consultation se poursuit par un examen clinique : il peut procéder à des palpations, à un examen de la langue ou des yeux.

    Après l’interrogatoire et l’examen clinique, l’acupuncteur peut dresser un bilan énergétique complet qui va lui servir à définir un programme personnalisé : il va ainsi choisir le nombre de séances, le type de techniques utilisées, ou encore la fréquence des séances.

    Quant à la séance d’acupuncture à proprement parler, elle se déroule de la façon suivante. Le praticien allonge le patient sur la table d’examen et pose les aiguilles voire d’autres outils, comme un moxa, sur des points particuliers. Elles restent en place pendant un certain temps avant d’être retirées délicatement par l’acupuncteur.

    Comment bien choisir son acupuncteur ?

    Il faut savoir qu’en France l’acupuncture est considéré par la jurisprudence comme un acte médical. C’est pourquoi, seul les membres du corps médical peuvent pratiquer cette discipline. Il existe tout de même des praticiens qui ne sont pas conventionnés mais ceux-ci peuvent être poursuivies pour exercice illégal de la médecine.

    Pour savoir si votre acupuncteur est un médecin conventionné, vous disposez d’un annuaire sur le site de l’assurance maladie.

    Quelle prise en charge pour un consultation chez un acupuncteur ?

    Les consultations d’acupuncture, contrairement à la plupart des consultations de médecine douce , sont prises en charge par l’Assurance Maladie sous certaines conditions :

    • La séance doit être effectué par un médecin conventionné
    • La consultation doit être prescrite dans le cadre d’un parcours de soins coordonnés.

    Si les conditions ci-dessus sont remplies, alors la consultation sera remboursée à 70% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale (BRSS) , qui s’élève à 25€. En effet, les tarifs sont les mêmes que pour un médecin généraliste . Attention, si ces conditions ne sont pas remplies, les séances ne seront pas remboursées.

    A noter également : le tarif de base de remboursement ne couvre souvent pas le montant de la consultation. En effet, le prix d’une séance varie entre 35 et 80€ en fonction de la notoriété et du lieu d’exercice du praticien. Ce reste à charge est remboursée par certaines mutuelles. Cela dépend du contrat et de la couverture choisie. Souvent, un forfait pour l’acupuncture ou pour les médecines douces en général, est alloué avec une somme fixe à dépenser par an.

  • Où trouver votre code de rattachement à la CPAM?

    Où trouver votre code de rattachement à la CPAM?

    Le code de rattachement de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie peut vous être demandé lorsque vous souhaitez souscrire à un contrat de complémentaire santé. Mais où trouver cette information ?

    Comment trouver le code de votre CPAM en ligne ?

    Vous pouvez trouver le code de votre CPAM en ligne, sur votre espace Ameli. Pour cela, connectez-vous à votre espace puis dans « Mes démarches en 2 clics », cliquez sur « Attestation de droits »

    espace assuré ameli
    Dans votre espace assuré Ameli, cliquez sur « Attestation de droits »

    Téléchargez ensuite l’attestation de droits. Votre code de rattachement CPAM se trouve normalement en 2ème page, à la rubrique « organisme de rattachement à la Sécurité sociale ».

    organisme de rattachement à la sécurité sociale
    Le code de rattachement à la CPAM se trouve à la rubrique « organisme de rattachement à la Sécurité sociale ».

  • Ce que vous devez avoir en tête avant de changer de mutuelle

    Ce que vous devez avoir en tête avant de changer de mutuelle

    Vous trouvez que votre complémentaire santé n’a pas un bon service client ? Vous ne parvenez pas à obtenir facilement le détail de vos remboursements ? Vos besoins ont évolué et votre contrat actuel ne propose plus une couverture suffisante ? Vous avez trouvé une complémentaire santé offrant des garanties similaires pour moins cher, par exemple en utilisant notre comparateur ?

    Cela signifie qu’il est peut-être temps de changer de complémentaire santé.

    Le changement de complémentaire santé n’est pas à prendre à la légère : une complémentaire santé représente un investissement parfois important.

    Voici toutes les informations à avoir en tête avant de changer de complémentaire santé.

    Pouvez-vous changer de complémentaire santé ?

    Pour envisager de changer de complémentaire santé vous devez tout d’abord… voir si vous en avez la possiblité !

    • Si vous avez souscrit à votre contrat depuis moins d’un an, vous êtes engagé et vous ne pouvez pas résilier pour l’instant votre contrat
    • Si vous êtes salarié du secteur privé et que vous souhaitez changer de mutuelle, sachez qu’il n’est possible de changer de contrat que dans certains cas de figure : travail à temps partiel, faibles revenus, ou le fait de disposer déjà d’une mutuelle en tant qu’ayant droit. La plupart des salariés ne peuvent donc pas changer de complémentaire santé.

    Dans tous les autres cas de figure, c’est-à-dire, si vous avez un contrat individuel et que vous êtes assuré depuis plus d’un an, vous pouvez changer de mutuelle santé !

    Vous êtes éligible au changement de complémentaire santé ? Voici toutes les informations à avoir en tête lorsque vous cherchez une mutuelle plus avantageuse.

    Attention au délai de carence

    Certaines complémentaires santé ont des délais de carence : au cours des premiers mois d’adhésion certains types de dépenses vont être peu ou pas pris en charge (en dehors des remboursements effectuées par la Sécurité sociale).

    Cela concerne sourtout certains remboursements assez rares, mais coûteux comme par exemple les remboursements des dépenses d’hospitalisation. Ces contrats prévoient cependant une exception en cas d’accident. Le délai de carence s’échelonne de 1 à 3 mois en général.

    Conclusion : si vous avez prévu d’effectuer une opération l’hôpital dans les moins suivant votre souscription à un contrat de complémentaire santé, lisez bien les petites lignes de votre contrat pour savoir s’il existe un délai de carence !

    Attention aux bonus fidélité

    Pour éviter que vous ne partiez, certaines mutuelles offrent des bonus fidélité.

    Et le phénomène est loin d’être anecdotique : 61% des contrats de complémentaire santé proposés par Mutualib offrent des bonus de fidélité. Ces bonus de fidélité consistent en des augmentations de la prise en charge des dépenses santé. Concrètement, pour un prix identique, hors évolution du prix lié à votre âge, votre complémentaire santé va mieux vous rembourser certaines dépenses santé après plusieurs années d’ancienneté.

    Prenons quelques exemples :

    • Pour les contrats Asaf Osalys 100% santé, voici les exemples pour les remboursements de certaines dépenses qui progressent à partir de la troisième année :
      • Matériel médical : Appareillages ou prothèses (hors lunettes et aides auditives) tels que définis sur la liste des produits et prestations remboursables du régime obligatoire : remboursement de +15 € par an pendant 5 ans (soit un bonus maximal acquis de 75 €)
      • Médecine naturelle: remboursement de +15 € par an pendant 5 ans (soit un bonus maximal acquis de 75 €)
      • Optique, équipement à tarif libre : remboursement de +15 € par an pendant 5 ans (soit un bonus maximal acquis de 75 €)
    • Pour les contrats April Santé Senior, certains remboursements augmentent :
      • Optique, équipement à tarif libre : remboursement de +50€ à partir de la 2ème année
      • Prothèses dentaires: remboursement de +50% à partir de la 2ème année

    Attention aux frais de souscription

    L’immense majorité des contrats de complémentaire santé pratique des frais de souscription : parmi l’ensemble des contrats distribués par Mutualib, les contrats Néoliane Eco sont les seuls pour lesquels il n’y a pas de frais de souscription. Les frais de souscription correspondent à une somme fixe, à payer avec la première cotisation.

    Les frais de souscription restent cependant assez modérés : pour les contrats distribués par Mutualib, ils s’échelonnent de 10€ à 20€.

    Conclusion

    Voici les questions à vous poser avant de souscrire à un nouveau contrat :

    • quelles sont vos garanties actuelles (c’est-à-dire, en intégrant l’éventuel bonus fidélité) ?
    • avez-vous prévu d’effectuer une opération à l’hôpital au cours des prochains mois ?
    • Et finalement : la différence de prix entre le nouveau contrat et le contrat actuel compense-t-elle le délai de carence, le bonus de fidélité et les frais de souscription ?

    Pour compenser le délai de carence, le bonus de fidélité et les frais de souscription, nous vous recommandons de souscrire à un nouveau contrat si ce dernier vous permet de réaliser une économie d’au moins 5% sur le montant des cotisations, à garanties identiques.