Auteur/autrice : Adrien Millet

  • Médecin homéopathe : explication et prise en charge

    Médecin homéopathe : explication et prise en charge

    Les médecines naturelles séduisent de plus en plus les Français et l’homéopathie ne fait pas exception. Mais comment est-ce pris en charge en France ?

    Qu’est-ce qu’un médecin homéopathe ?

    Le médecin homéopathe est un professionnel de la santé, ayant suivi à la fois la formation d’un médecin généraliste et s’étant spécialisé dans l’homéopathie. C’est une médecine naturelle , reconnue officiellement. Elle a pour particularité de soigner les maladies par des substances naturelles qui peuvent provoquer des symptômes chez une personne en bonne santé. Il s’agit de soigner le mal par le mal.

    Contrairement à la médecine allopathique, l’homéopathie repose sur l’idée qu’il faut traiter le patient dans son ensemble et non pas seulement ses symptômes ou sa maladie. C’est donc une médecine holistique , tout comme la naturopathie . Le praticien va s’intéresser au mode de vie, aux facteurs environnementaux, au caractère et aux antécédents médicaux du patient. Chaque détail est important afin de prescrire le traitement le plus adapté et le plus personnalisé possible.

    Qu’est qu’un traitement homéopathique ?

    Le médecin homéopathe a la possibilité de prescrire à son patient des médicaments homéopathiques. Différents des médicaments conventionnels , ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale . Ils sont faits à partir de principes actifs que l’on trouve dans les minerais, les animaux ou encore les végétaux. Le principe est le suivant : une toute petite quantité d’un produit qui rendrait malade une personne saine peut soigner une personne malade.

    La petite histoire de l’homéopathie :

    Étymologiquement, le mot homéopathie vient du grec « homoios », qui veut dire semblable et de « pathos », traduit par douleur ou maladie. La discipline a vu le jour en 1810, suite aux travaux du médecin allemand, Samuel Hahnemann . Toutefois, ce n’est qu’en 1965 qu’elle est officiellement reconnue en France et que les traitement homéopathiques trouvent leur place dans la Pharmacopée Française.

    Comment se déroule une consultation chez un médecin homéopathe ?

    La consultation chez un médecin homéopathe diffère de peu de celle d’un médecin généraliste, à cela près qu’elle dure plus longtemps. En effet, il faut compter au minimum 1 heure pour une première consultation.

    Elle commence tout d’abord par un interrogatoire approfondi sur la vie du patient. Certaines questions peuvent même paraître hors sujet mais il s’agit pour le médecin d’établir le profil le plus précis possible. Le médecin procédera ensuite à un examen clinique.

    Une spécialité réservée aux professionnels de santé :

    L’homéopathie est une branche très particulière de la médecine. Cependant, tout le monde ne peut pas devenir homéopathe, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des disciplines de la médecine douce. Seuls les professionnels de la santé, possédant déjà un diplôme peuvent suivre une formation afin de devenir homéopathe. . Pour trouver un homéopathe, il est possible de consulter ce site internet.

    Quels remboursements pour une consultation chez un homéopathe ?

    Le médecin homéopathe étant avant tout un médecin généraliste, la consultation sera remboursée à 70% de la base de Remboursement de la Sécurité Sociale qui s’élève à 23€ dans le parcours de soin coordonnée . Cependant, les consultations étant plus longues que des consultations classiques, les honoraires peuvent être élevées. Dans ce cas-là, les mutuelles peuvent prendre le relai.

    Les examens et les traitements prescrits par l’homéopathe sont-ils remboursés par la Sécurité sociale ?

    Oui, un homéopathe peut prescrire des examens et des traitements médicaux. Les examens prescrits par l’homéopathe sont ensuite remboursés par la Sécurité sociale.

  • Orthodontie : explication et prise en charge

    Orthodontie : explication et prise en charge

    De plus en plus de Français ont recours à des traitements orthodontiques. En effet, en 2017, 55% d’entre eux déclaraient estimer avoir besoin d’un appareil dentaire ou en avoir déjà eu un. Mais comment les consultations et appareils sont-ils pris en charge par la Sécurité sociale ?

    Qu’est-ce que l’orthodontie ?

    L’orthodontie, aussi appelé orthodontie dentofaciale, est une discipline médicale qui s’occupe des troubles liés aux anomalies de la forme des mâchoires et de la position des dents. Il s’agit de corriger les malformations et malpositions dentaires afin que la dentition soit plus belle et plus fonctionnelle. Elle permet de rétablir l’alignement des dents et de prévenir les traumatismes dentaires, les morsures du palais et les problèmes paradontaux.

    Emmanuel Frerejouand, orthodontiste membre de la FFO, définit les objectifs de l’orthodontie de la manière suivante : « il ne s’agit pas uniquement de remettre les dents et les mâchoires droites, mais aussi de contribuer au bien-être du patient, et surtout, de lui assurer l’optimisation des 3 fonctions de la bouche que sont la mastication, la déglutition et la phonation. Cette reconnaissance des bénéfices fonctionnels de l’orthodontie commence aujourd’hui à émerger dans l’esprit de nos patients. »

    Comment se déroule une consultation chez un orthodontiste ?

    Une première consultation chez l’orthodontiste dure entre 30 min et 1h15 . Le praticien va procéder à un examen de la dentition du patient et prendre une radiographie panoramique pour évaluer le développement des dents et leur position. Il va ensuite décider du traitement qu’il convient d’adopter.

    Comment les traitements orthodontiques sont-ils pris en charge ?

    Les traitements d’orthodontie sont remboursés par Sécurité sociale pour les enfants de moins de 16 ans.

    Attention, le remboursement n’est pas automatique, il faut d’abord obtenir l’accord préalable de la caisse d’assurance maladie en faisant remplir par votre médecin ou votre dentiste ce formulaire .

    Pour les personnes de plus de 16 ans, un remboursement pour un semestre de traitement préalable à une intervention chirurgicale portant sur les maxillaires peut être accordé par l’Assurance maladie à titre exceptionnel. Comme pour les mineurs de moins de 16 ans, une demande doit être effectué et elle doit comporter en plus une lettre du praticien qui doit effectuer l’intervention chirurgicale, motivant l’exécution du traitement.

    Les traitements d’orthodontie sont remboursés à 70 % (actes inférieurs à 120 euros) ou à 100 % (actes supérieurs à 120 euros) sur la base de remboursements de la Sécurité sociale . Cependant, les montants de la prise en charge ne sont pas en accord avec la réalité. Il faut, en effet, compter entre 600€ et 1200€ pour un semestre de traitement.

    SituationBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Première consultation23€70%16,10€6,90€
    Examens initiaux43€70%30,10€12,90€
    Traitement par semestre à 600€ (6 maximum)193,50 €100%193,50€406,50€
    Séance de surveillance à 23€(2 maximum par semestre)10,75 €70%7,53 €15,47€
    Contention 1re année161,25€100 %161,25€Honoraires
    Contention 1re année161,25€100 %161,25€Honoraires
    Contention 2ème année107,50€100 %107,50€Honoraires

    Pour rappel, la participation forfaitaire de 1 € ne s’applique pas aux consultations, actes et soins réalisés par un chirurgien-dentiste.

    Seuls les bénéficaires de Complémentaire Santé Solidaire verrons leur frais d’orthodontie intégralement pris en charge, si la caisse primaire d’Assurance maladie donne son accord pour ce traitement.

  • Orthophoniste : explication et prise en charge

    Orthophoniste : explication et prise en charge

    Qu’est-ce qu’un orthophoniste ?

    L’orthophoniste est le spécialiste des troubles du langage, qu’ils se matérialisent à l’écrit ou à l’oral. C’est un spécialiste de la communication, qui a obtenu un certificat de capacité d’orthophoniste , après avoir fait 5 ans d’étude . Il s’adresse aussi bien à des enfants qu’à des personnes adultes. Contrairement à la pensée commune, il n’y a pas d’âge pour aller consulter un orthophoniste.

    Le praticien va faire en sorte de proposer des exercices spécifiques, afin de guérir ou du moins d’améliorer nettement les troubles du langage dont souffre le patient. Ainsi, sa principale mission est de proposer des programmes de rééducation.

    Quand consulter un orthophoniste ?

    Les troubles suivants sont les principaux troubles pour lesquelles une consultation chez l’orthophoniste est nécessaire :

    Comment se déroule une séance chez l’orthophoniste ?

    Les séances sont des séances personnalisées ; elles sont adaptées à chaque patient et sont réalisées en fonction du diagnostic établi lors de la première séance. Leur nombre varie entre 30 et 50 , d’une durée d’environ 40 minutes .

    Celle-ci se déroule de la manière suivante. Le praticien va procéder à un interrogatoire sur les raisons de la consultation et essayer de replacer la manière dont surviennent les problèmes de communication en contexte. Il va également regarder attentivement le carnet de santé du patient avant de l’interroger sur ses antécédents médicaux et ceux de ses proches. Il en résulte un bilan orthophonique , qui détermine la nature des troubles et les moyens de les traiter. Il s’agit de trouver l’origine des troubles. Le travail du praticien va s’effectuer avant tout sur ce qui empêche le patient de développer ses capacités psychomotrices et langagières.

    Quel remboursement pour une consultation chez l’orthophoniste ?

    En France, d’après une étude de la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques 25 607 orthophonistes prodiguent leurs soins en France, au 1er janvier 2019.

    Un rendez-vous chez un orthophoniste ne peut être pris que sur avis d’un médecin traitant. Ainsi, pour être remboursé, il faut obligatoirement être dans le parcours de soins coordonnés. L’odonnance médicale doit dater de moins de 6 mois . Les orthophonistes sont des auxiliaires médicaux, tout comme le kinésithérapeute , l’infirmier , l’orthoptiste et le podologue .

    Le taux de remboursement par la Sécurité sociale (hors Alsace Moselle) d’une consultation chez un orthophoniste est fixé, comme pour tous les auxiliaires médicaux, à 60% pour un tarif de base de 16,13€. Il faut ensuite retirer 0,50€ correspondant à la franchise médicale.

    SituationBRSSTauxLa Sécu vous rembourseReste à charge1
    Rééducation de la déglutition dysfonctionnelle20€60%11€9€
    Rééducation des troubles de l’articulation20€60%11€9€
    Rééducation des dysphagies27,50 €60%15,5€12€
    Rééducation des troubles de la communication et du langage écrit25,25€60%14,15 €15,47€

    La franchise médicale de 1€ par séance s’applique aux consultations, actes et soins réalisés par un orthophoniste.

    Pour limiter le reste à charge pour les frais d’orthophoniste, il est recommandé de souscrire à une complémentaire santé. Un contrat dit « responsable » (95% des contrats sur le marché aujourd’hui), va prendre en charge à hauteur d’au moins 100% du tarif de base les consultations chez l’orthophoniste

  • L’hospitalisation à domicile : explication et prise en charge

    L’hospitalisation à domicile : explication et prise en charge

    Avec 81% des Français favorables à l’hospitalisation à domicile , c’est une pratique qui tend à se démocratiser. Mais comment est-ce pris en charge ?

    L’Hospitalisation à domicile, qu’est-ce que c’est ?

    Le patient hospitalisé à domicile reçoit des soins techniques, intensifs et complexes sans avoir besoin de se rendre à l’hôpital. Il reste dans sa maison ou appartement pendant toute la durée des soins. L’hospitalisation à domicile (HAD) permet de garantir une continuité des soins et un suivi de l’évolution des pathologies tout en restant dans un environnement familier.

    Le patient évite, retarde ou raccourcit ainsi la durée de son hospitalisation. L’HAD se fait sur une période limitée qui peut néanmoins être renouvelée, en fonction de l’état de santé et de l’évolution de la maladie du patient.

    Voici un exemple de soins qu’il est possible de recevoir pendant une HAD :

    • des soins ponctuels, notamment en cas de maladies non stabilisées (par exemple, une chimiothérapie),
    • des soins de réadaptation au domicile (notamment en cas de retour anticipé après l’accouchement, de maladie cardiaque, de traitement orthopédique,…),
    • des soins palliatifs.

    L’hospitalisation à domicile en quelques chiffres :

    En 2014, 309 structures proposaient un suivi et des soins dans le cadre d’une hospitalisation à domicile. Cela représentait environ 106 000 personnes accueillies et la prise en charge par l’Assurance Maladie s’élevait à 944 millions d’euros.

    Comment bénéficier d’une hospitalisation à domicile ?

    Pour qu’une hospitalisation à domicile soit approuvée et mise en place, il faut que plusieurs critères soient réunis :

    • Tout d’abord, seul le médecin traitant ou le médecin hospitalier peuvent suggérer une HAD. Si l’initiative provient du médecin hospitalier, il est dans l’obligation de demander l’accord du médecin traitant.
    • Il faut également que le médecin hospitalier juge que les soins dont le patient a besoin sont faisables à domicile et que l’état du patient n’entrave pas le bon déroulement des soins et du suivi à domicile. Dans certains cas, l’état du patient est trop critique pour imaginer une HAD et implique de rester à l’hôpital.
    • Le domicile du patient doit également être adapté. Il faut par exemple y avoir la place pour les infirmiers de circuler et de prodiguer les soins. Tout le matériel médical nécessaire doit aussi pouvoir être stocker.
    • Enfin, l’accord du patient et de la famille doit être donné. Il est tout à fait possible, même si le médecin suggère une HAD, de la refuser.

    Qui peut se faire hospitaliser à domicile ?

    L’hospitalisation à domicile concerne surtout les patients atteints de pathologies graves, aiguës ou chroniques qui nécessitent une hospitalisation. Il s’agit bien d’une alternative à un séjour à l’hôpital.

    Un suivi de qualité hors hôpital ?

    Lorsque l’hospitalisation à domicile est jugée réalisable, alors il n’y a aucune différence pour le patient dans la qualité des soins et du suivi médical. Tout le matériel nécessaire est livré par l’établissement qui va prendre en charge votre HAD. Ce sont des établissements rattachés à un établissement hospitalier ; considéré comme des établissements de santé. Par-là-même, ils sont régis par les mêmes règles et les mêmes normes d’hygiène, de sécurité et de qualité que les hôpitaux. Les établissements d’HAD sont autorisés sur un territoire déterminé par l’Agence régionale de santé. Ils sont donc présent sur la majeur partie du territoire français.

    Le patient et sa famille ont accès à une assistance téléphonique en continu, qu’ils peuvent joindre 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Cela fait partie du protocole. Si votre état de santé s’aggrave et qu’un séjour en hôpital est nécessaire, le transfert est géré par l’établissement d’HAD en coopération avec la structure concernée.

    Comment l’hospitalisation à domicile est prise en charge ?

    La prise en charge de l’hospitalisation à domicile ne diffère que très peu d’une hospitalisation classique. En effet, les soins sont pris en charge à 80% de la base de remboursement de la Sécurité sociale. Les 20% peuvent être remboursés par la mutuelle , si celle-ci le prévoit dans le contrat. Les tarifs sont fixés chaque année par le ministère de la Santé.

    Pour avoir un ordre d’idée, le prix d’une journée de soins est compris entre 86 et 500€ par jour . En moyenne, en 2011, une journée de soin se facturait 196€. . Les différences de tarif se comprennent en fonction de la nature des soins prodigués, de la complexité de la situation clinique, de l’état de dépendance de la personne accueillie, de la durée de sa prise charge et de l’évolution de son état de santé au cours du séjour.

    Néanmoins, le patient n’a pas à payer le forfait journalier hospitalier, étant donné qu’il reste chez lui.

    En cas d’Affection Longue Durée (ALD) , la prise en charge par l’Assurance Maladie se fait à 100%.

    Une dispense d’avance de frais s’applique aussi pour :

    • les honoraires des médecins traitants et spécialisés que vous consultez dans le cadre de votre HAD ;
    • les frais liés à l’achat de médicaments ;
    • les actes de laboratoires d’analyses biologiques liés à votre HAD ;
    • les honoraires des professionnels paramédicaux ( infirmier , aide-soignante, kinésithérapeute , sage-femme, orthophoniste…), si une convention est établie ;
    • le transport en ambulance;
    • l’hospitalisation de jour ;
    • le matériel médical ;
    • le mobilier spécifique (lit médicalisé, fauteuil de repos, etc.) ;
    • le matériel et les accessoires à usage unique.
  • Orthoptiste : explication et prise en charge

    Orthoptiste : explication et prise en charge

    Qu’est-ce qu’un orthoptiste ?

    L’orthoptiste est un praticien spécialiste des yeux. Contrairement à l’ophtalmologue , ce n’est pas un médecin mais un auxiliaire médical, tout comme le kinésithérapeute , l’infirmier l’orthophoniste et le podologue . Il s’occupe plus particulièrement de la rééducation, de la réadaptation des yeux, ainsi que du dépistage de certaines maladies oculaires.

    L’orthoptiste peut être définit de la manière suivante « L’orthoptiste est un professionnel de santé spécialisé dans la prise en charge des troubles visuels tels que les troubles de la vision binoculaire, les strabismes, les paralysies oculomotrices. Il travaille sur prescription du médecin ophtalmologue », selon la praticienne Aude Yvelin.

    Pour prendre rendez-vous, il est possible de consulter au sien d’un cabinet privé mais aussi au sien d’une maison médicale qui rassemble l’ophtalmo et l’orthoptiste. En effet, ces deux praticiens travaillent, le plus souvent en étroite collaboration. D’autres exercent au sein d’un centre hospitalier ou de rééducation.

    L’orthoptiste est un professionnel de la santé, qui a fait 3 ans d’étude au sein d’un des 16 instituts de formation rattachés à une UFR de médecine. Au bout des 3 ans, l’étudiant obtient un certificat de capacité d’orthoptiste , reconnu par l’état.

    Qui est concerné par une consultation chez l’orthoptiste ?

    Il n’y a pas d’âge pour les consultations ; l’orthoptiste règle aussi bien les troubles des mineurs que des adultes. Il est possible de consulter un orthoptiste pour différentes raisons :

    • strabisme,
    • amblyopie ( atteinte fonctionnelle ou organique de la fonction visuelle d’un œil ou des deux),
    • diplopie (vision double),
    • céphalées,
    • vertiges, troubles de l’équilibre,
    • vision trouble
    • larmoiements picotements oculaires,
    • fatigue visuelle, concentration peu soutenue,
    • difficultés d’adaptation aux lunettes,
    • difficultés dans les apprentissages scolaires (lecture , écriture , copie , géométrie),
    • un bébé qui ne joue pas, ne fixe pas, ne s’intéresse pas à son entourage,
    • un enfant qui se rapproche de la télé et qui se tient trop près de son livre,
    • chutes répétées chez la personne âgée,
    • troubles musculo-squelettiques et douleurs posturales,
    • troubles neuro visuels.

    Outre cela, les personnes passant beaucoup de temps devant les écrans peuvent être amenées à consulter un orthoptiste. En effet, une très grande exposition à la lumière bleue peut provoquer des fatigues oculaires.

    Comment se déroule une consultation chez l’orthoptiste ?

    Comme chez la plupart des professionnels de santé, une consultation chez l’orthoptiste débute par un interrogatoire. Il s’agit pour le praticien de déterminer la genèse du problème et de faire le point sur les raisons de la consultation. Les antécédents médicaux du patient seront aussi évoqués et analysés.

    S’ensuit un test d’acuité visuelle. Autrement dit, l’orthoptiste va mesurer la capacité du patient à discerner les détails.

    La consultation se termine par un bilan orthoptique. Il s’agit d’établir les capacités visuelles, motrices et sensorielles du patient, grâce à plusieurs tests visuels. L’orthoptiste peut, par exemple, mesurer la pression intérieure de l’œil, déterminer l’épaisseur de la cornée, effectuer des radiographies, ou encore analyser le fond de l’œil.

    Tous ces examens permettent ensuite de dresser un bilan de la vision du patient, afin de proposer la meilleure rééducation possible. Celle-ci consiste à proposer des exercices ciblés améliorant l’efficacité visuelle du patient.

    Quel remboursement pour une consultation chez l’orthoptiste ?

    Un rendez-vous chez un orthoptiste ne peut être pris que sur avis d’un médecin traitant ou d’un ophtalmologue. Ainsi, pour être remboursé, il faut obligatoirement être dans le parcours de soins coordonnés et l’ordonnance médicale doit dater de moins de 6 mois .

    Le taux de remboursement par la Sécurité sociale (hors Alsace Moselle) d’une consultation chez un orthophoniste est fixé, comme pour tous les auxiliaires médicaux, à 60% pour un tarif de base de 16,13€. Il faut ensuite retirer 0,50€ correspondant à la franchise médicale.

    Orthoptiste : ce qui change en 2022

    Pour limiter les délais d’attente chez l’ophtalmologueles orthoptistes peuvent depuis le 1er janvier 2022 réaliser, sans ordonnance, des bilans visuels simples et prescrire des équipements optiques

    Les patients qui ont besoin de réalisser un bilan visuel simple ou d’une correction faible pourront ainsi consulter directement les orthoptistes.

    Les orthoptistes peuvent donc désormais prescre des lunettes ou des lentilles à faible correction.

    Attention, les orthoptistes ne pourront ensuite renouveler la prescription que si les patients consultent entre temps chez un ophtalmologue

  • Les laboratoires d’analyses médicales : comment ça marche?

    Les laboratoires d’analyses médicales : comment ça marche?

    Qu’est-ce qu’un laboratoire d’analyse médicale ?

    Un laboratoire est un établissement où les patients peuvent venir se faire prélever différents fluides de l’organisme. C’est là où sont pratiqués la plupart des examens biologiques. Des professionnels de santé, des infirmiers , des techniciens de laboratoire et des biologistes, analysent ensuite la composition de ces fluides afin de déterminer ou non si le patient souffre d’une pathologie ou de carence, par exemple.

    La première mission du laboratoire est de contrôler certains paramètres de l’organisme, afin de s’assurer qu’ils ne dépassent pas une certaine limite. Si c’est le cas, cela peut permettre de dépister une anomalie et permettre au médecin traitant de définir le traitement adapté. Ils permettent aussi le suivi de certaines pathologies, afin de mesurer leur évolution. Il peut s’agir de prélèvement de sang, de peaux, d’urines, de selles ou de muqueuses.

    Il existe des laboratoires partout en France.

    Les examens biologiques sont classés en 5 catégories

    Une typologie des analyses en laboratoire a été faite. Elles sont classées en 5 catégories principales :

    • Actes cotés B (actes de biologie)
    • Actes cotés P (actes d’anatomie et de cytologie pathologiques)
    • Prélèvements effectués par les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes
    • Prélèvements effectués par les directeurs de laboratoire non-médecins, les auxiliaires médicaux, les auxiliaires de laboratoire non infirmiers
    • Frais d’analyse et d’examen de laboratoire relatifs au dépistage sérologique du VIH et de l’hépatite C

    Comment se passe le remboursement des examens biologiques en laboratoire ?

    Les analyses en laboratoire sont en parties prises en charge par l’assurance maladie . Mais pour cela, il faut impérativement se munir d’une ordonnance. En effet, si vous n’êtes pas dans le parcours de soin coordonné , vous n’êtes pas éligible au remboursement.

    Comme pour tous les actes médicaux ou toutes les consultations, le remboursement dépend de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale (BRSS). Le taux de remboursement dépend quant à lui de la catégorie de l’examen.

    Voici le taux de remboursement pour les affiliés au régime général :

    Catégorie de l’examen biologiqueTaux de remboursement
    Actes cotés B (actes de biologie)60%
    Actes cotés P (actes d’anatomie et de cytologie pathologiques)70%
    Prélèvements effectués par les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes70%
    Prélèvements effectués par les directeurs de laboratoire non-médecins, les auxiliaires médicaux, les auxiliaires de laboratoire non infirmiers60%
    Frais d’analyse et d’examen de laboratoire relatifs au dépistage sérologique du VIH et de l’hépatite C100%

    Voici le taux de remboursement pour les affiliés au régime Alsace-moselle :

    Catégorie de l’examen biologiqueTaux de remboursement
    Actes cotés B (actes de biologie)90%
    Actes cotés P (actes d’anatomie et de cytologie pathologiques)90%
    Prélèvements effectués par les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes90%
    Prélèvements effectués par les directeurs de laboratoire non-médecins, les auxiliaires médicaux, les auxiliaires de laboratoire non infirmiers90%
    Frais d’analyse et d’examen de laboratoire relatifs au dépistage sérologique du VIH et de l’hépatite C100%
  • Acupuncture : explication et prise en charge

    Acupuncture : explication et prise en charge

    Les médecines naturelles séduisent de plus en plus les Français et l’acupuncture ne fait pas exception. Alternative à la médecine allopathique et aux traitements médicamenteux, plus de 50% des Français pensent que l’acupuncture prodigue des bienfaits pour la santé. Mais comment est-ce pris en charge en France ?

    Qu’est-ce qu’un acupuncteur ?

    Un acupuncteur est un médecin spécialiste de l’acupuncture, une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) . L’acupuncture a pour particularité, comme la naturopathie d’être une médecine holistique. Autrement dit, elle prône une approche globale de l’individu et ne s’intéresse pas uniquement aux maux, aux douleurs à un endroit ciblé.

    L’objectif principal de l’acupuncture est de rétablir l’équilibre énergétique du corps, grâce à une stimulation à l’aide de techniques spécifiques. Parmi ces techniques, on retrouve en premier lieu l’utilisation d’aiguilles, plantées à des endroits précis, mais aussi des dispositifs d’acupression , l’application de ventouses, d’aimants ou de laser.

    L’acupuncture est une discipline reconnue, comme l’atteste son inscription au « patrimoine immatériel de l’humanité » de l’UNESCO, en 2010.

    Pourquoi consulter un acupuncteur ?

    L’acupuncture permet de soulager et de prévenir de nombreux maux. Ainsi, il peut être conseillé d’aller consulter un acupuncteur en cas de douleurs chroniques, telles que les lombalgies, l’arthrose, ou les sciatiques, mais aussi en cas de troubles liés à la grossesse (nausées, lombalgies et sciatique, éversion fœtale…). Les pathologies ORL, les allergies, et les problèmes digestifs comptent aussi au nombre des troubles soignés par l’acupuncture.

    Sur le plan psychique, l’acupuncture peut également être utilisée pour réduire le stress, l’anxiété, la dépression ou l’insomnie chronique. Les addictions (au tabac, à l’alcool ou aux drogues ou substances psychoactives) sont aussi des raisons fréquentes de consultation.

    Acupuncteur et auriculothérapie : quelle différence ?

    L’acupuncture est souvent confondu avec l’auriculothérapie. Pourtant, la première est une technique qui s’applique à tous le corps, tandis que l’auriculothérapeute se concentre uniquement sur les points autour de l’oreille.

    L’acupuncture, une médecine ancestrale

    L’acupuncture est une technique qui a traversé les siècles et même les millénaires. Sa naissance remonte à l’époque du néolithique en Chine. Le premier livre sur la médecine traditionnelle chinoise, le Nei Jing , date du IVe siècle avant JC et est toujours considéré comme une référence. La première faculté d’acupuncture est fondée en 1068. Le mot acupuncture a d’ailleurs été inventé par les jésuites au 16ème siècle lorsqu’ils ont découvert la médecine chinoise, le vrai nom est Zhen Jiu qui signifie l’art des aiguilles de métal et de la moxibustion.

    Comment se déroule une consultation chez un acupuncteur ?

    Une séance chez l’acupuncteur, et notamment la première, commence par un interrogatoire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle dure environ 1 heure. Il s’agit pour le praticien de faire un bilan de l’état de santé général du patient et de cibler le problème qui amène à la consultation. C’est également le moment de faire un point les antécédents familiaux. La consultation se poursuit par un examen clinique : il peut procéder à des palpations, à un examen de la langue ou des yeux.

    Après l’interrogatoire et l’examen clinique, l’acupuncteur peut dresser un bilan énergétique complet qui va lui servir à définir un programme personnalisé : il va ainsi choisir le nombre de séances, le type de techniques utilisées, ou encore la fréquence des séances.

    Quant à la séance d’acupuncture à proprement parler, elle se déroule de la façon suivante. Le praticien allonge le patient sur la table d’examen et pose les aiguilles voire d’autres outils, comme un moxa, sur des points particuliers. Elles restent en place pendant un certain temps avant d’être retirées délicatement par l’acupuncteur.

    Comment bien choisir son acupuncteur ?

    Il faut savoir qu’en France l’acupuncture est considéré par la jurisprudence comme un acte médical. C’est pourquoi, seul les membres du corps médical peuvent pratiquer cette discipline. Il existe tout de même des praticiens qui ne sont pas conventionnés mais ceux-ci peuvent être poursuivies pour exercice illégal de la médecine.

    Pour savoir si votre acupuncteur est un médecin conventionné, vous disposez d’un annuaire sur le site de l’assurance maladie.

    Quelle prise en charge pour un consultation chez un acupuncteur ?

    Les consultations d’acupuncture, contrairement à la plupart des consultations de médecine douce , sont prises en charge par l’Assurance Maladie sous certaines conditions :

    • La séance doit être effectué par un médecin conventionné
    • La consultation doit être prescrite dans le cadre d’un parcours de soins coordonnés.

    Si les conditions ci-dessus sont remplies, alors la consultation sera remboursée à 70% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale (BRSS) , qui s’élève à 25€. En effet, les tarifs sont les mêmes que pour un médecin généraliste . Attention, si ces conditions ne sont pas remplies, les séances ne seront pas remboursées.

    A noter également : le tarif de base de remboursement ne couvre souvent pas le montant de la consultation. En effet, le prix d’une séance varie entre 35 et 80€ en fonction de la notoriété et du lieu d’exercice du praticien. Ce reste à charge est remboursée par certaines mutuelles. Cela dépend du contrat et de la couverture choisie. Souvent, un forfait pour l’acupuncture ou pour les médecines douces en général, est alloué avec une somme fixe à dépenser par an.

  • Combien coûte une radio ou une échographie ? Ces actes sont-ils pris en charge ?

    Combien coûte une radio ou une échographie ? Ces actes sont-ils pris en charge ?

    Qu’est-ce qu’un acte d’imagerie médicale ?

    Un acte d’imagerie médicale est un acte au cours duquel le praticien va effectuer une prise d’image du corps de son patient. Ce type d’acte est sans danger pour le patient. Cette « photographie » peut être réalisée via des rayon X, la résonance magnétique nucléaire, la réflexion d’ondes ultrasons ou même la radioactivité.

    Les actes d’imagerie médicale sont souvent utilisés pour le diagnostic de maladie, de cancer, pour suivre le développement du foetus ou pour identifier des membres cassés.

    En 2015, la majorité des actes d’imagerie réalisés en France ont été des actes de radiologie (44% des actes d’imagerie) et d’échographie (40%). Les actes de scanographie et d’IRM arrivent en 4 et 5ème position, représentant respectivement 7% et 5% des actes d’imagerie. Les actes de scintingraphie, d’ostéodensitométrie, de tépographie, de coronarographie et de radiologie vasculaire sont beaucoup plus rares, et représentent ensemble 8% des actes d’imagerie.

    Les actes d’imagerie sont-ils pris en charge par la Sécurité sociale et les complémentaire santé ?

    Oui, les actes d’imagerie sont pris en charge par la Sécurité sociale.

    Pour être bien remboursé, vous devez respecter le parcours de soin.

    Comme pour les consultations chez les médecins spécialistes la Sécurité sociale vous invite à respecter le parcours de soin. Et choisit de frapper au porte-monaie !

    Ainsi, si vous effectuez un examen radiologique sans avoir été envoyé par votre médecin traitant, vous serez beaucoup moins remboursé par la Sécurité sociale : 30% au lieu de 70% dans le régime général.

    Si vous appartenez au régime général, la Sécurité sociale va vous rembourser 70% du tarif de base de l’acte.

    Si vous êtes affiliés au régime Alsace-Moselle), la Sécurité sociale va vous rembourser 90% du tarif de base de l’acte

    Si vous bénéficiez de l’Allocation de Solidarité pour les Personnes Agées (ASPA) ou du Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV), la Sécurité sociale va vous rembourser 80% du tarif de base de l’acte

    Par ailleurs, si vous avez une Affectation Longue Durée (ALD) et que vous consultez dans le cadre de cette affection, vous serez remboursés à 100% du tarif de base, quel que soit votre régime social.

    Les actes de radiologie sont soumis à la participation forfaitaire de 2€saufs exceptions (femmes à partir du 6ème mois de grossesse, patient âgé de moins de 18 ans).

    Combien coûte une radio ?

    Une radiographie consiste en une prise de vue à l’aide de rayons X.

    Le prix de l’acte dépend de la radiographie à réaliser ; voici quelques exemples de prix pour les radios les plus réalisées en 2026:

    Combien coûte une échographie ?

    L’échographie est une technique d’imagerie médicale qui permet de visualiser certains organes : le coeur, les organes digestifs, urinaires et génitaux.

    Certaines échographies sont obligatoires pour la femme enceinte :

    La dernière échographie est remboursée à 100% ; les deux premières sont prises en charge à 70% par la Sécurité sociale.

    Les mutuelles santé prennent-elles en charge les actes d’imagerie médicale ?

    Si vous disposez d’une complémentaire santé responsable (95% des contrats sur le marché aujourd’hui), votre mutuelle va vous rembourser au minimum le ticket modérateur et éventuellement une partie des dépassements d’honoraires.

    Pour diminuer ce reste à charge, nous vous recommandons de souscrire à une mutuelle santé.

  • Sevrage tabagique : quels sont les traitements ? Et quelle est la prise en charge ?

    Sevrage tabagique : quels sont les traitements ? Et quelle est la prise en charge ?

    Quels sont les méthodes permettant d’arrêter de fumer ?

    En France, plus d’un quart (27%) des 25-75 ans déclare fumer régulièrement. La cigarette est responsable de 73 000 décès par an, ce qui représente la première cause de mortalité évitable. Plus de 6 fumeurs sur 10 déclare vouloir arrêter de fumer. Le tabac est particulièrement dangereux pour les diabétiques, car la nicotine fait monter la glycémie.

    La majorité des fumeurs arrêtent de fumer sans aide. Cependant, ceux qui sont aidés par un professionnel de santé ont beaucoup plus de chance de réussir à arrêter et à ne pas faire de rechute. On peut également arrêter de fumer avec des substituts nicotiniques ou essayer l’hypnose ou encore les médecines naturelles.

    Quel est le remboursement des substituts nicotiniques ?

    Les substituts nicotiniques sont des médicaments à base de nicotine qui aident le patient à soulager les symptômes liés au manque quand le patient souhaite arrêter de fumer.

    Ces médicaments existent sous forme de patchs (à diffusion lente) et sous formes orales d’action rapide (gommes, pastilles, comprimés à sucer…).

    Comment être remboursé pour votre substituts nicotiniques ?

    Pour que ces médicaments soient remboursés par la Sécurité sociale, ils doivent être prescrits par un professionnel.

    De nombreux professionnels de santé peuvent prescrire des substituts nicotiniques :

    • médecin (y compris un médecin de travail)
    • sage-femme (qui peuvent les prescrire à la femme enceinte ou accouchée et à son entourage)
    • infirmier
    • chirurgien-dentiste

    Ces substituts nicotiniques sont pris en charge à hauteur de 65% du tarif de base par la Sécurité sociale. Il n’y a pas de plafond de prise en charge pour ces dépenses.

    La liste des substituts nicotiniques pris en charge par la Sécurité sociale est disponible ici

    La Varénicline : un médicament à utiliser si les patchs n’ont rien donné

    La Varénicline est un traitement de sevrage tabagique à utiliser en seconde intention. Il est indiqué chez les patients qui ont une forte dépendance au tabac et qui ont déjà essayer un traitement à base de patch nicotinique sans succès.

    Ce traitement est lui aussi remboursé par la Sécurité sociale sur prescription, à hauteur de 65%.

    Quelle prise en charge des traitements médicamenteux de sevrage tabacologique par les mutuelles santé ?

    La prise en charge des traitements de sevrage tabacologie ne fait pas partie du cahier des charges des mutuelles santé responsables (95% des contrats sur le marché aujourd’hui)

    Cependant, certains contrats de complémentaire santé peuvent prendre en charge le ticket modérateur pour les médicaments de sevrages tabacologique. En général, les mutuelles fixent un plafond annuel pour le remboursement des traitement de sevrage tabacologie, en général compris entre 50 et 200€ par an. Sous réserve de respecter le plafond imposé par votre mutuelle, si vous disposer d’un contrat prenant en charge le sevrage tabacologique vous n’aurez que la la participation forfaitaire de 1€ à payer.

    Combien coûte une consultation chez le tabacologue ?

    Pour réussir à arrêter de fumer, il peut être nécessaire d’être accompagné par un tabacologue.

    Un tabacologue est un professionnel de santé, il peut s’agir d’un médecin généraliste, d’un médecin spécialisted’un infirmier

    Le prix d’une consultation en tabacologie correspond au prix d’une consultation classique chez ce professionnel de santé. C’est-à-dire, si le praticien est de secteur 1 et ne pratique pas de dépassmements d’honoraires :

    • Pour un médecin généraliste :30€
    • Pour un spécialiste : 31,50€ pour une consultation pour suivi régulier (vous avez consultez ce médecin au cours des 6 derniers mois), 50€ sinon
    • Pour un infirmier : 16,13€

    Le tabacologue va vous aider à estimmer votre dépendance au tabac et va vous proposer un traitement adapté.

    Les consultations chez le tabacologue sont prises en charge au même taux qu’une consultation classique chez le professionnel de santé que vous consultez

    Les séances d’hypnose pour arrêter de fumer sont-elles prises en charge ?

    Les séances d’hypnose peuvent avoir des résultats pour arrêter de fumer. Elles ne sont cependant pas remboursées par la Sécurité sociale.

    Quelle est la prise en charge des séances d’acupuncture pour arrêter de fumer ?

    Pendant la séance, l’acupuncteur insère de fines aiguilles suivant les principes de la médecine traditionnelle chinoise. Le processus est sensé réduire les symptômes du sevrage tabacologique.

    Cette méthode n’a cependant pas été prouvée scientifiquement et les séances d’acupuncture ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale. Elle sont cependant remboursées par certaines mutuelles, souvent intégrées dans la catégorie « remboursement médecines naturelles ».

  • Les semelles orthopédiques sont-elles bien remboursées par la Sécurité sociale ? Et par les mutuelles ?

    Les semelles orthopédiques sont-elles bien remboursées par la Sécurité sociale ? Et par les mutuelles ?

    A quoi servent des semelles orthopédiques ?

    Les semelles orthopédiques servent à corriger les problèmes d’appuis, qui peuvent entrainer des douleurs aux pieds, au dos, aux genous. Les semelles orthopédiques peuvent corriger les douleurs liées à une malformation du pied et peuvent être indiquées dans les cas suivants :

    • déséquilibre lors de la marche
    • fracture de fatigue du pied
    • pieds plats
    • pieds creux
    • durillons
    • névrome de Morton

    Qui peut prescrire des semelles orthopédiques ?

    Le médecin traitant et le podologue peuvent prescrire des semelles orthopédiques. Les semelles orthopédiques doivent avoir été prescrites par un professionnel de santé, sinon elles ne seront pas remboursées par la Sécurité sociale. L’ordonnance pour des semelles orthopédiques est valable 3 ans.

    Quel est le tarif de base pour les semelles orthopédiques ?

    Le tarif de base pour une paire de semelles orthopédiques dépend de la pointure du patient. Le tarif de base est fixé à :

    PointureTarif de base de remboursement par paire
    Moins de 2825,88€
    Entre 28 et 3728,04€
    Plus de 3728,86€

    Quel est le taux de prise en charge des semelles orthopédiques ?

    Les semelles orthopédiques sont prises en charge à hauteur de 60% si vous appartenez au régime général de la Sécurité sociale.

    Si vous appartenez au régime Alsace-Moselle, les semelles orthopédiques sont prises en charge à 90% du tarif de base.

    Autre cas de figure : si votre médecin vous a prescrit des semelles orthopédiques dans le cadre de votre Affectation Longue Durée (ALD), ces dernières seront remboursées à hauteur de 100% du tarif de base.

    Combien coûtent des semelles orthopédiques ?

    Les prix pratiqués pour des semelles orthopédiques sont beaucoup plus élevés que les tarifs servant de base de remboursement :

    • Semelles orthopédiques classiques qui sont fabriquées de matériaux peu onéreux comme le liège : 125 euros en moyenne.
    • Semelles orthopédiques fonctionnelles qui sont réalisées avec des matières composites d’élasticités variables pour permettre un soutien accru de la plante du pied : le prix d’une paire peut atteindre 250 euros.
    • Semelles orthopédiques haut de gamme : pour obtenir ces semelles, le podologue fait les moulages des pieds et réalise ainsi des semelles sur-mesure : entre 300 et 400 euros.

    Or, le tarif de base de remboursement est fixe quel que soit le type de semelle orthopédique (classique, fonctionnelle ou haut de gamme). Conséquence : que vous soyez affilié au régime général, au régime Alsace-Moselle ou que vous ayez besoin de semelles orthopédiques dans le cadre de votre ALD, sans mutuelle, le reste à charge sera élevé pour des semelles orthopédiques.

    Les semelles orthopédiques sont donc comme les lunettes au niveau de leur prise en charge par la Sécurité sociale. Le tarif de base fixé par la Sécurité sociale est beaucoup plus faible que les tarifs réellement pratiqués et les semelles orthopédiques sont donc des dépenses médicales très peu remboursées.

    Les mutuelles prennent-elles en charge les semelles orthopédiques ?

    De nombreuses mutuelles prennent en charge les semelles orthopédiques. Le montant des remboursement pour ce type de dépenses médicales est généralement indiqué à l’intitulé « Matériel Médical » dans la catégorie « Soins Courants » dans les grilles de garanties des complémentaires santé.

    A noter : la complémentaire santé solidaire ne rembourse pas les semelles orthopédiques.

    Comme le tarif de base pour les semelles orthopédiques est très inférieur aux tarifs pratiqués, nous vous conseillons de souscrire à un contrat qui propose une couverture du Matériel Médical dont le montant du remboursement est exprimé en Frais Réels ou sous forme de forfait, par exemple « 200€ » et non en pourcentage du tarif de base.